TIGES DÉPOURVUES D’ANNEAU D’ÉPAISSISSEMENT
1° Tiges des palmiers. — Sur les coupes transversales, les différences de structure qui existent entre les tiges des Monocotylédonées. et celles des Dicotylédonées n’apparaissent qu’à partir de l’époque où chez ces dernières se forment les arcs générateurs intrafasciculaires qui déterminent l’apparition de l’anneau libéro-ligneux et la division du tissu fondamental en moelle et écorce (1).
Chez les Palmiers, rien de semblable ne se produit, et les coupes transversales sont tout à fait caractéristiques. Dans un parenchyme homogène se voient épars, sans ordre apparent, de nombreux faisceaux qui occupent toute la surface de la section (fig. 105). Par des coupes longitudinales on se rendra
(1) Chez quelques Monocotylédonées, particulièrement dans les gros rhyzomes, dans les tiges à' A Ilium, etc., le parenchyme fondamental est divisé en deux couches, l'une corticale, l’autre centrale où se trouvent les faisceaux, par une assise de cellules à parois épaisses (zone protectrice de M. Van Tieghem, Endoderme), qui d’ailleurs, à part le développement des parois cellulaires se retrouveraient dans toutes les tiges tant des Dicotylédonées que des Monocotylédonées.