‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscope à l'histologie végétale, à la physiologieChapitre 155 sur 504 · CHAPITRE V. — STRUCTURE DES TIGES. 24 o · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. — STRUCTURE DES TIGES. 24 o

cle normal deux grands faisceaux a (fig. 107) qui seraient propres à la tige.

On trouve des exemples de faisceaux accessoires dans un grand nombre de Cyathées.

§ 7. TIGE DES LYCOPODIACÉES,

Dans les tiges des Lycopodiacées, tantôt on ne trouve qu’un seul faisceau qui en occupe l’axe ( Selaginella denticulata), tantôt au contraire plusieurs faisceaux, ou bien séparés par du tissu fondamental et entourés chacun d’une gaine spéciale (3 dans Selaginella inœ quali folia), ou bien réunis sans intermédiaire en un cylindre axile entouré d’une gaine commune {Ly copodium). Quoi qu’il en soit, tous ces faisceaux sont caractérisés par ce fait que sur les coupes transversales leurs vaisseaux scalariformes sont disposés en séries allongées formant généralement deux rangées aux extrémités desquelles se trouvent les trachées.

D’autre part, chez les Selaginella, ces faisceaux sont généralement entourés de grandes lacunes dont les parois semblent des cordons cellulaires qui relient le faisceau au parenchyme fondamental. Ce parenchyme, à parois minces dans ces mêmes plantes, se transforme chez des Ly copodium en un sclérenchyme extrêmement dur.

Ajoutons à ce rapide exposé que les Isoètes présentent une dégradation de structure tout à fait particulière. L’axe de la tige de ces plantes est occupé par un faisceau de courtes cellules arrondies, lâchement unies entre elles et dont la paroi est munie de minces bandes d’épaississement spiralées ou réticulées. On peut à peine donner le nom de faisceau à ce tissu. (Sachs, loc. cit.)

§ 8. TIGE DES ÉQUISÉTACÉES.

Faisceaux. — Les faisceaux fibro-vasculaires des Équisétacées appartiennent au groupe des faisceaux incomplets dont il a été question plus haut(page218). Disposés sur la coupe transversale en un cercle unique, ils sont situés le long des côtes

GUIDE DE MICROGRAPHIE.

que présente la tige annelée de ces plantes. Dans les entrenœuds développés (fig. 108), ils présentent à leur face interne une lacune produite par la résorption d’une partie des vaisseaux annelés et spiralés et la destruction des cellules du parenchyme voisin. Il y a donc sur la coupe transversale un cer-

cle de lacunes (lacunes carénales) en relation avec le cercle vasculaire. Dans la partie cribreuse des faisceaux existent souvent quelques vaisseaux annelés (g, g) et, mêlés à de nombreuses cellules à parois minces, des tubes criblés (s) qui complètent le faisceau. Enfin celui-ci est limité extérieurement par un endoderme, sorte de gaine (u) formée de cellules à parois radiales plissées, qui tantôt est propre à chaque faisceau, tantôt forme une enveloppe commune à tous les faisceaux du cylindre ligneux.

Tissu fondamental. — Epiderme. — Si l’on examine une coupe transversale générale d’un entre-nœud d 'Equisetum on constate dans le tissu fondamental deux autres séries de lacunes, qui concourent à donner à ces tiges un aspect tout à fait caractéristique (fig. 109). Ce sont : d’une part, une grande lacune centrale formée par résorption et destruction du parenchyme médullaire ; et d’autre part, à la périphérie, un cercle de lacunes qui alternent avec les lacunes carénales des faisceaux et se trou-

Page 1