‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscope à l'histologie végétale, à la physiologieChapitre 163 sur 504 · ACCROISSEMENT EN LONGUEUR DES RACINES. — PILORHIZE · texte numérisé non relu

ACCROISSEMENT EN LONGUEUR DES RACINES. — PILORHIZE

La racine possède comme la tige un cône végétatif, par lequel se fait l’accroissement en longueur. Différencié chez les Phanérogames en dermatogène , périblème et plérome (fig. 113 et H4), comme le cône végétatif de la tige, il se comporte de la même manière dans le développement des tissus. Dans les figures que nous reproduisons d’après M. Hanstein, l’assise cellulaire externe ombrée ( d ) représente

dans un embryon dicotylédoné, d’après M. Hanstein.

xY

Fig. 114. — Figure théorique montrant la même formation chez les Monocotylédonées, d’après M. Hanstein. — w, w. Limite de la tige et de la racine. — h. Hypophyse.

le dermatogène. Les assises cellulaires centrales également ombrées {pl) constituent le plérome. Quant aux assises {p) intermédiaires , elles forment le périblème. Chez les Cryptogames, d’autre part, le développement de la racine comme celui de la tige se fait par les cloisonnements successifs d’une cellule terminale.

Mais il est un fait qui caractérise le point végétatif des racines, c’est l’existence d’une pilorhize ou coiffe, qui recouvre leur extrémité et sert d’organe protecteur au cône végétatif.

Pilorhize. — La Pilorhize est un organe qui se développe

GUIDE DE MICROGRAPHIE.

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soit par segmentation de la cellule terminale, chez les Cryptogames, soit par des divisions tangentielles des cellules du dermatogène chez les Phanérogames, comme le montrent les figures 113 et 114 (2 et ivh). Plusieurs assises de cellules prennent naissance de la sorte et forment une gaine à l’extrémité de la racine, gaine qui s’exfolie extérieurement en même temps qu’elle se reproduit intérieurement, le dermatogène se subdivisant d’une manière continue pour former de nouvelles assises de cellules. Cette coiffe s’observera très facilement à l’extrémité des racines des Lemna, où elle forme une gaine souvent très puissante semblable à un doigt de gant qui protège efficacement l’extrémité de la racine (1).

(1) Il nous est impossible d’entrer ici dans les détails relatifs à la formation de la coiffe dans l’embryon et aux différences que l’on observe dans son origine. Nous renvoyons aux recherches publiées par M. M. Reinke, Unter-

suchungen über Wachstumgeschichte u. Morphologie Bot. Abhandl ., I,

1871. — Hanstein, Die Entwick. des Keimes der Monocot. u. Dicot. bot. Abhandl 18^0. — Janczewski, Recherches sur V accroissement terminal des racines dans les Phanérogames. Ann. sc. nat., Bot., 5e série, t. XN, 1875. Flahaut, Bull. Soc. bot. de France, t. XXIV, 1877 et Thèse de la Sorbonne, 1878.

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