CHAPITRE VIII. — ORGANES DE REPRODUCTION
des appareils fructifères (fig. 143) en forme de tête sphérique pédiculée. Une coupe dans la partie sphérique montre un stroma cellulaire renfermant à sa périphérie de nombreux conceptacles (fig. 144) rem-
Fig. 143. — Coupe sur le réceptacle du Claviceps purpurea . — C. Conceptaele.
Les thèques font saillie au dehors. — g. Tissu cellulaire au milieu duquel sont creusés les conceptacles.
Fig. 144. — Coupe d’ensemble du Claviceps purpurea. — c, c. Conceptacles. — t.
Pied qui supporte l’appareil fructifère.
plis de longues thèques contenant chacune plusieurs thécaspores grêles et filiformes.
On terminerait le cycle du développement en semant ces spores
Fig. 145. — Puccinia graminis. — A. Section transversale de la feuille du Berberis vulg. avec spermogonies sp et œcidiums a (d’après Sachs). — p. Le péridium de l’œcidium. Entre u et y , la feuille s’est anormalement épaissie. — En a? elle a conservé son épaisseur naturelle. — B et C. Un amas de Téleutospores sur une feuille de chiendent. — — c. Épiderme déchiré. — b. Fibres sous-épidermiques. — t. Téleutospore. — ur. Urédospore.
sur des fleurs de seigle, elles détermineraient bientôt la formation d’une sphacélie.
GUIDE DE MICROGRAPHIE.
3° Champignons hétéroxènes. — Exemple : OEcidium berberidis et Puccinia grctminis. — L ’ OEcidium berberidis est une Urédinée qu’on trouve au printemps sur les feuilles du Berberis vulg ., où elle forme des taches jaunes, renflées par suite d’une sorte d’hypertrophie du parenchyme de la feuille. Une coupe sur ces taches montre d’une part des conceptacles (spermogonies) en forme d’outre (fig. 143, sp), qui renferment des filaments longs qui passent par l’ouverture des conceptacles, en même temps que des spermaties.
D’autre part on trouve, dans le parenchyme inférieur de la feuille (fig. 143, a), des conceptacles en forme de coupes lorsqu’ils sont complètement développés, et qui renferment des chapelets de conidies. Ils forment un premier état du champignon, que l’on nommait OEcidium. Ces conidies (spores) ne reproduisent cependant pas des
Fig. 146. — Urédospores et Téleutospores très grossies du Puccinia graminis.
OEcidium. Pour germer, elles doivent changer de siège, et c’est sur les Graminées (tiges, feuilles) qu’elles se transportent pour donner naissance à ce que l’on considérait autrefois comme un champignon autonome ( Uredu ), mais en réalité à une seconde forme reproductrice que l’on nomme l’Uredo du Puccinia graminis qui forme des bourrelets rouges (rouille des blés) sous l’épiderme des feuilles et des tiges des Graminées. Des coupes sur ces bourrelets montrent un mycélium dont j certains filaments portent à leur extrémité une spore très grosse (fig. 143, b et c, et fig. 146) renfermant des granules rouges (Urédospores), j qui en tombant sur les feuilles des Graminées germe et reproduit de ! nouveaux urédos. Mais bientôt les urédos les plus âgés cessent de pro- | duire des urédospores et donnent naissance à d’autres spores bicellulaires(llg. 143, 6), appelées Téleutospores, qui germent au printemps sur ; les chaumes de la graminée, en donnant naissance à de petits filaments | grêles qui portent à leur extrémité de petites spores que l’on nomme