‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographie, comprenant la technique et les applications du microscope à l'histologie végétale, à la physiologieChapitre 449 sur 504 · CHAPITRE XXII . — EXAMEN DES CHEVEUX ET DES POILS · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII . — EXAMEN DES CHEVEUX ET DES POILS

transpiration et du frottement. La pointe est conique et émoussée, la couleur est généralement rougeâtre. (Hager.)

Les poils qui recouvrent la poitrine ressemblent beaucoup à ceux de l’aisselle. Généralement ils sont plus courts et moins souvent rouges. La racine est charnue et épaisse. La pointe en massue.

Les poils du dos de la main de l’homme ont une pointe en massue aussi épaisse et quelquefois davantage que la tige. La racine est plus mince que la tige. Les poils de l’avant-bras et du bras leur sont semblables, seulement leur pointe est fendue par suite du frottement des habits. (Hager.)

Le poil qui recouvre les extrémités féminines ont presque toujours les caractères du duvet.

Hager pense que l’on peut distinguer les cheveux d’un homme de ceux d’une femme par la racine, qui est plus épaisse chez l’homme. La lessive caustique détruirait également plus rapidement les cheveux de la femme que ceux de l’homme.

Le poil des favoris est très épais et à périderme très inégal. La racine est plus mince que la tige. Le poil des favoris des hommes qui entrent facilement en transpiration, présenteraient, d’après Hager, dans la couche péridermale des élévations foncées, punctiformes.

Les poils du nez (vibrisses) seraient généralement d’un extérieur très inégal, pleins de gonflements sous forme de verrues. Ils se terminent en une pointe fine, et la racine montre sous une coupe longitudinale, la forme d’une guitare. (Hager.)

Les poils de l’intérieur de l’oreille ressemblent beaucoup à ceux du nez, seulement ils sont moins rugueux et se terminent plus en cône. (Hager.)

Les sécrétions, sueur, mucus vulvaire, urine, exercent sur les poils des modifications variables et qui ne les atteignent pas tous. De plus, l’action exercée sur les poils par les diverses sécrétions varie avec les individus. Elles agissent d’une façon analogue à l’acide sulfurique ou à la potasse en solution ; leur action s’exerce surtout sur la tige et sur la pointe du poil : la cohérence des fibres corticales périphériques est détruite ; il y a production sur la tige de dentelures irrégulières, de renflement, et éparpillement de la pointe en un

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pinceau de fibres. Le frottement du vêtement active encore cette division de l’extrémité du poil. Entre ces fragments du poil, s’arrêtent des poussières ainsi que des débris organiques qui donnent à l’extrémité du poil un aspect très variable et le fait ressembler tantôt aune massue, tantôt à une pelle, etc. (OEsterlen, Hoffmann.)

Le même phénomène peut se produire sur les poils de barbe et sur les cheveux, soit par l’effet d’une affection du cuir chevelu, ou de l’emploi intempestif de cosmétiques qui donnent au cheveu une grande fragilité.

La sueur paraît agir sur les poils en les décolorant partiellement. C’est ainsique chez des individus bruns, on peut trouver dans les aisselles des poils roux.

Résumé des caractères des longs poils du corps . — Etant donnés des poils entiers de 4 à8 centimètres — frisés, aplatis —d’un diamètre* supérieur à 0mm,l, l’extrémité libre ne présentant pas une section nette, une pointe terminée assez brusquement (comme dans la barbe) ou bien offrant, ou contraire, un

renflement irrégulier opaque, terminal : on a vraisemblablement sous les yeux des poils du pubis. Avec une largeur de tige inférieure à 0mm,09, on serait en droit de penser à des poils de Vaisselle ou du scrotum.

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