A. LE FOND DE LA MEMBRANE EST ÉPAISSI
Étude. — Ace cas se rattachent les cellules dites ponctuées , rayées , réticulées , d’après la forme qu’affectent les espaces épargnés par l’épaississement.
1° Cellules ponctuées. — Pour observer les ponctuations, il convient de faire des coupes à travers les parois des cellules, caria forme et la manière d’être de ces ponctuations varient avec la plus ou moins grande épaisseur de la paroi.
Dans les cellules à parois minces, comme celles de la moelle de sureau par exemple, chaque ponc- | | | tuation apparaît, vue de face, comme
| ^ | un petit cercle , assez large. Si l’on
| examine la coupe de cette ponctuation,
| jj | on constate qu’elle forme un petit canal
| f | creusé dans l’épaisseur de la paroi cel-
lulaire. Ce canal très court ici, puisque la paroi est mince, est fermé extérieurement par la membrane cellulaire non épaissie, qu’on mettra mieux en évidence au moyen de l’iode et de l’acide sulfurique. (Voir p. 58.)
Dans les cellules à parois plus épaisses Fjbres ponctuées comme les fibres du Vinca major (fig.
41) les ponctuations souvent très nombreuses sont plus petites, mais aussi beaucoup plus profondes. Sur les coupes, ces ponctuations apparaissent dans l’épaisseur de la paroi comme de petits canaux fins et déliés qui ont reçu le nom de canalicules ou canaux poreux, et qui s’étendent de sa face interne à sa face externe. — De semblables canaux correspondant à des ponctuations s’observent dans un grand nombre de végétaux.
Fig. 4L — du Vinca Major , en coupe lonsritudinale.