CHAPITRE VIII. — ORGANES DE REPRODUCTION
méniale qui tapisse le fond de Tapothécie. Cet hyménium est tanWt libre à la surface de Tapothécie [Parmelia^ Cetraria^ etc.), tantôt il est renfermé dans Tapothécie, qui est creusée de conceptacles semblablement à ce que nous avons décrit pour le périthèce du Clavîceps purpurea.
Sovédies. — Sur beaucoup de lichens on trouve de petits amas formés d*une réunion de gonidies et de filaments entrelacés qui sont capables de donner un nouveau thalle de lichen iursquïls sont expulsés au dehors. On a donné à ces sortes de propagules le nom de sorédies.
Enfin, on trouve sur beaucoup de lichens {Parmelîa^Cetraria iylandica, etc.) des Spermogonies développant des Spermaites, «les Pycnides renfermant des Stylospores, corps reproducteurs que nous avons déjà décrits chez les champignons.
Cetraria hlandica, — Les apothécies du Cetraria sont grandes, arrondies, marginales, de couleur brune; elles sont entourées d'un twiurrelet, et les thèques allongées fournissent chacune huit spores ''Iliptiques. On fera des coupes sur ces apothécies comme sur les rtreptacles fructifères des champignons.
On trouve à Textrémité des cils durs qui bordent les lobes du thalle à*^ spermogonies isolées ou groupées, et qui portent des spermaties nlindriques.
hoccella tinctoria. — Ici les apothécies sont éparses sur les bran- (he< du' thalle, et ne sont jamais terminales. Elles sont arrondies, p>eu saillantes et de couleur gris foncé ou noires. Chaque thèque renferme huit spores, triseptées.
Les spermogonies apparaissent souvent à l'œil nu comme de petites taches noires disséminées à la surface du thalle. Elles renferment de« spermaties Unéaires souvent arquées.
Les Gharacées s'observent comme les Algues. Ce sont, en effet, des plantes d*eau douce, qui comprennent deux genres : les Chara et les Nitella.
Appareil Téfétatlf. — Il résulte de la superposition d*entrenœuds qui atteignent jusqu'à 5 et 6 centimètres de longueur et que rHttachenl l'un à l'autre des nœuds formés chacun d'une seule assise de cellales en général plus larges que hautes, rangées en cercle autour de deux cellules centrales. De ce verlicille de cellules qui forment le nœudy naissent les feuilles, longues, pointues, et à l'aisselle de la
GUIDE DE HICROGRAPBEE.
feuille apparue la première, se formeut deux ramesui secondaires chez les fliUlla, un seul chez les Chara.
Chaque entre-nœud de la tige est formé chez les Jiilclla par une seule cellule développée en cylindre long et peu épais ; aussi pourrat-on très bien suivre & travers ce cylindre les mouvements du protoplasma. Il n'en est plus de mSme dans les Chara. Chez ces dernières plantes, en effet, la cellule cylindrique axile est recouverte d'un s)'-
lème cortical formé de tubes émanés, dans la moitié inférieure de l'entre -noeud, du verticille foliaire qui limite en bas l'entre-nœud. ei dans ta moitié supérieure, du verticille qui limite en haut ce même ■entre-nœud. Ces deux séries de tubes se rencontrent au milieu d? l'entre-nœud (fig. <60). Déplus, ces tubes ne sont pas simples ; cbjcun d'eux, en effet, comporte quatre séries de cellules dont une interne (flg. 161), en contact avec la paroi de la tige (tube central), e' trois périphériques. On fera des coupes transversales afin de "' 4'endre compte de cette intéressante disposition que nous rcprtr-<":tona ci-contre.
OrfMBM r«pF«Mia«t«ar«. — La reproduction sexuée s'opèri' chez les Gharacées au moyen à'AntAéri<iie$ et d'organes femelles appelés Oogemmes ou Sporogemmet. Ordinairement situés l'un près de l'autre, les deux sexes sont au contraireséparés chez les Nitella.
VAnthéridie {dg. 162) est globuleuse. Sa paroi se composc de huit cellules ou écunom, triangulaires et trapézoldes, & burd> dentés, à paroi interne colorée en rouge à la maturité. Du centre de cette paroi (Qg. 163, A) part une cellule cylindrique .minu&m)quiporteàson extrémité une petite cellule ou tète «pu.