CHAPITRE VIII. — ORGANES DE REPRODUCTION
moins en cellules allongées, qui forment un cylindre central dans k ti^et dans la nervure des feuilles de certaines mousses. Chez les ^Cryptogames vasculaires, la structure de Tappareil végétatif devient très complexe, les tiges et les racines possèdent un ou plusieurs faisceaux fibro-vasculaires, dont nous avons déjà donné la description. ;Voirp. 242 etsuiv.)
Appareils de reprodaetion. — Chez les Muscinées comme chez les Cryptogames vasculaires, il y a alternance de géné-
f'i- ii6. — A. SectioD longitudioale perpendiculaire Fig* 167. —Anthérozoïdes à'Equittnttn BB chapeau in&le deMarchantia polymor- setum à dÎTers degrés de dérep^ iei antbéridies a en Toie de déTeloppement. loppemest.
iilt* sont eflfbneées dans des caTÎlés du chapeau. — B. lae anthéridie presque mare ; st, son pé- <i*<9lit ; e, aa paroi. — C. Anthérozoïde, grossi ^'v A>is. (D'après Sachs.)
niions au moyen d'organes sexués, mâles {Anthéridies) et 'emelles {Archégones)^ et au moyen d'organes reproducteurs isexués (spores).
1* AathéridiM, Anthérosoïdes. — Les appareils mâles ou ^théridies sont essentiellement des sacs dont la paroi est onnée par une assise de cellules, et qui renferment un nombre kius ou moins considérable de cellules-mères d'Anthérozoïdes, les sacs sont tantôt pédicellés (Muscinées, fig. 166), tantôt ils :^nt saillie à la surface de l'appareil végétatif (Fougères, Equiètacées, fig 169), ou bien encore sont enfoncés dans la subtance du thalle (Ophioglossées). Us sont arrondis ou fuslirmes (fig. 168, a). Chez les Rhizocarpées et chez les Selagi-
308 GUIDE DE MICROGRAPHIE.
ne//a, parmi les Lycopodiacées, l'anthéridie devient très simple et se trouve représentée par deux ou plusieurs cellules d'un prothalle plus ou moins rudimentaire, cellules qui, par des subdivisions successives, forment huit {Salvinia) à trente-deux {Pilularia^ Marsilia) cellules-mères d'Anthérozoïdes.
A maturité, les Anthéridies se déchirent et laissent échapper les Anthérozoïdes.
Ceux-ci sont de très petits corps allongés, généralement
enroulés en spirale, et qui portent des cils vibra tiles dont la
répartition varie avec les plantes. Les cils sont au nombre di
deux à Textrémité antérieure amincie du corps de TAnthe-
rozoïde des Muscinées (fig. 166, c). Chez les Cryptogames va^-
culaires, au contraire, les cils sont nombreux et occupent le^
premiers tours de la spire. De plus, à Textrémité postérieure
de celle-ci, se trouve une petite sphère protoplasmatique
(fig. 167) qui semble être formée par la partie du protoplasma
de la cellule-mère non utilisée dans la formation de la spire.
Les mouvements des Anthérozoïdes sont extrêmement ra
pides, et les cils sont alors difQciles à apercevoir. On y arriveii
plus aisément en colorant faiblement par le carmin le Iiquiii<
dans lequel on les observe.
Étade. — Pour avoir des Anthérozoïdes bien vivants, il fan pratiquer des coupes sur les Anthéridies fraîches et bien dé veloppées. Les parties du thalle sur lesquelles doivent porUi les coupes varient suivant les plantes :
1** Parmi les Hépatiques^ chez le Marchanlia poîymorpha, Ui Anthéridies (flg. 166) sont séparées des Archégones et porlét*^ en nombre plus ou moins considérable, sur une sorte de récef tacle pédicellé [chapeau)^ en forme de bouclier, festonné »ij les bords. Chez les espèces dont le thalle se différencie n tige et feuilles, les Anthéridies se développent à Taisselie «iti feuilles, tantôt isolées {Radula)y tantôt groupées ;
â<^ Chez les Mousses , les Anthéridies, allongées et entrei mêlées de paraphyses (poils colorés ou non [fig. 168, //>.> -.1 groupées à Textréinité de petites tiges feuillées qui foniK.l le thalle. C'est ce qu'on appelle souvent une peur tnàU. \ peut, du reste, dans certaines mousses se trouver des fleurs .'. i maphrodites ; ^Tk^n, lorsqu'elles sont unisexuées, elles peuui