CBAPITRB XI. — DES SÉDIMENTS DE L'URINE
rétude des poils de différents animaux, le lecteur y trouvera leu» principaux caractères. Au sujet des cheveux que Ton peut trouver dans Turine, il est utile de savoir que, dans des as très rares, la pilimictton (Robin) peut se produire. Il arrive quelquefois que des kystes pileux peuvent s'ouvrir dans h vessie ; les cheveux, séjournant au contact de l'urine, peuvent se charger d'urates ou d'acide urique. Outre les cheveux, on peut trouver encore dans l'urine des filaments de coton, de chanvre, de soie, de laine, etc. Chacune de ces substances a été ou sera étudiée, nous n'y reviendrons pas.
Il est très important de se familiariser avec l'étude des p/umes d'oiseaux et du duvet. >
La présence de l'amidon dans l'urine est très fréquente, surloni dans celle des femmes. Il est à peine nécessaire d'ajouter que Texistence de l'amidon dans l'urine est purement accidentelle. La détermination de la nature de ces grains' d'amidon n'est pas toujours exempte de difficultés, en raison àe i'altération qu'ils subissent au contact de l'urine. Mais, grâce à la réaction de l'iode, on parvient toujours à les carac- Penser. Nous ne saurions trop appeler l'attention sur ce point.
i it, DES PARASITES QUE l'oN PEtlT RENCONTBER DANS l'obINE.
A propos des hématozoaires, nous avons parlé déjà des parasites et des œufs, que l'on peut rencontrer dans l'urine. V. (e docteur Méhu (1) a eu la rare bonne fortune d'observer, dans l'urine d'un Français venant du Caire, des œufs de Bilhar- 'M hxmaiobia {Diiioma hœmatobium) (Bilharz). Nous donnons la figure de l'ouvrage du docteur Méhu (p. 430). L'urine contenait en même temps des globules blancs et des hématies,
Lionel Beale, dans son livre intitulé : The Microscope in me- Ucine^ rapporte des observations analogues et donne des igures qui ne diffèrent pas essentiellement de celle de f. Méhu, mais qui lui sont inférieures au point de vue de la ietleté. Il rapporte que le docteur John Harley, ayant appelé attention sur l'existence de l'hématurie endémique, dans
(l) Traité de chimie médicale, 1878, p. 541.
430 GUIDE DE MICROGRAPHIE.
certaines parties du cap de Bonne-Espérance et dans NaUl, démontra que cette affection était produite par une espèce de Bilharzia. Après Tavoir comparée avec beaucoup de soio
Fig. 261. — Œufs du BUharsia hmmaiobia provenant de rarinc
aux figures que Griesinger donne du Bilharzia Aâ?iii/itoAia, ceV observateur crut devoir la rapporter à une autre espèce, i laquelle il donna le nom de B. capensts. Toutefois, d*un ei^* men ultérieur, il résulta que cette espèce était identique aTe< le Bilharzia hxmatobia.
Le docteur Harley a trouvé, dans Turine de trois patients, de> œufs et des embryons ciliés de ce parasite, et aussi une portion de ses intestins ; il y avait également une partie de ses léiuments ciliés. Ce parasite est un ver irématode non hermaphrodite. Il a deux suçoirs et, dans le corps du mÂle, est on canal particulier, «canal gynécophorique », qui reçoit la femeWt pendant la copulation. On trouve principalement le parasite dans les veines vésicales mésentériques et dans les \ein«> portes ; sa présence dans les petites branches donne lieu à dc^ lésions de la membrane muqueuse des intestins, de la vessie. des uretères et des bassinets des reins. Les principaux symptômes sont delà diarrhée, de Thématurie, accompagnées d*UL^ grande anémie et de la prostration des forces. Au bout d ar certain temps, les œufs et les embryons des parasites se t^ v^ vent dans Turine. Le docteur John Harley pense que les a*ufâ deviennent souvent, après la disparition totale de rhématune^ le noyau de calculs rénaux.
Outre le BiUiarzia hœmatobia, M. J. Grevaux a trouvé un nou