‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographieChapitre 198 sur 404 · CHAPITRE XI. — DES SÉDIMENTS DE L'URINE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. — DES SÉDIMENTS DE L'URINE

La forme fondamentale serait un prisme clinorectangulaire. Ces cristaux sont assez solubles dans l'eau, peu solubles dans

Fig. 318. — Inoùte.

ralcool concentré, insolubles dans l'alcool absolu et dans l'élher.

Dissoute dans l'alcool bouillant, Tinosite se dépose par le refroidissement de la solution, sous forme de petites lamelles brillantes, semblables à de la cholestérine et à éclat nacré (Gorup-Besanèz).

§ 20. — CBÉATINE ET CRÉATININB.

Découverte par Ghevreul dans le jus de viande, la créatine D*est pas un des éléments constants de Turine, mais comme là créatinine se transforme facilement en créatine, il en résulte que Ton trouve parfois dans Turine ime plus forte proportion de créatine que de créatinine (Méhu). La créatine ne figure pas parmi les sédiments urinaires ; Harley prétend cependant que le fait peut se présenter. On en trouve une quantité assez considérable dans les préparations vendues sous Je nom d'extrait de viande.

La créatine cristallise en prismes incolores qui appartiennent lu système klinorhombique (fig. 319 et 320), Ces cristaux sont i la fois très brillants et très volumineux. La créatine est peu Kjluble dans l'eau (74,4) ; plus soluble dans l'eau bouillante. Asoluble dans Tétber, elle se dissout dans un peu moins de 00 parties d'alcool absolu.

GUIDE DE mCllOGRAPHIE.

466 GUIDB DE MICROGRAPHIE.

La eréatinine (flg. 321 et 322) ne diffère de la créatine, que pit deux équivalents d'eau en moins. Elle cristallise sousformedï

prismes incolores volumineux, et est plus soluble dans l'eau que la créatine (11,5).

La eréatinine jouit des propriétés des alcalis, elle donn^ des combinaisons cristallines avec les acides (sulfate et cliU>rhydrale),

11 y a un caractère différentiel important entre la créatine

«<\'«ii=i #^'^'i

i'<^fc

Flg. îil. .

et la eréatinine. Si l'on verse une solution coocentrée <! chlorure de zinc dans une solution concentrée de cr^atinini il se dépose un précipité cristallisé, résultant de la combicji son, à équivalents égaux, de chlorure de zinc et de cré«tiniQ

CHAPITaB XI. — DES SÉDIMENTS DE L'URINE. 467

Lorsque le dépôt des cristaux s*est effectué lentement, ceux-ci se groupent autour d*un centre commun et forment des masses étoilées ou sphériques, présentant parfois Taspect de houppes ou d'aigrettes.

Le chlorure de zinc ne précipite pas la créatine.

L*urine normale contient de la créatinine en des proportions qai varient entre 6 et 16 décigrammes par vingt-quatre heures (Neubauer, Munk, Méhu). Une alimentation végétale diminue la quantité de créatine excrétée, un régime animal l'augmente au contraire. Le jeûne, certaines affections fébriles, comme la pneumonie, les pyrexies en général, augmentent la proportion de créatinine ; le malade vivant de lui-même est dans les mêmes conditions que s'il était soumis à un régime Carnivore. G*est Pettenkofer qui a découvert Texistence de la créatine et de la créatinine dans Turine.

Liebig a démontré Fidentité de ces corps avec ceux qui ont été trouvés par Ghevreul dans le suc de la viande.

L*action de la chaleur, Talcalinité de Turine favorisent la transformation de la créatinine en créatine (Méhu).

§ 21. — os LA CHOLBSTÉRINB.

La cholestérine est une matière blanche cristalline. Bien qoe celte substance ait porté longtemps le nom de principe gras de la bile, ce n^est pas un corps gras. Elle est considérée comme un des éléments normaux de Téconomie ; on la rencontre en proportion considérable dans la bile, où elle serait dissoute, à la faveur des acides glycocholique et tauro- «holique; c*est surtout dans les calculs biliaires, ainsi que nous le verrons plus tard, qu'on la rencontre en abondance ; parfois même, mais cette circonstance est rare, ces calculs K»nt uniquement formés de cholestérine, sans mélange de matières colorantes de la bile, de sorte qu'ils sont transparents. .XoBS reviendrons sur ce sujet. On trouve encore la cholestérine dans le liquide des kystes ovariques, des hydrocèles, des kystes hyda tiques, dans les liquides séro-sanguins, accumulés dans les tissus à la suite d*un traumatisme.

On la rencontre également dans le contenu complexe des

408 GUIDE DE HICROGftAPHlK.

kystes sébacés ou des loupea. Généralement les tumeurs 1 contenu demi-solide et de formation ancienne contiennent ie U chotestérine.

Lebmano a trouvé des cristaux de cholestérine dans le

plexus choroïde du cerveau et dans las crachats de la pbthiMf pulmonaire, à sa dernière période. On rencontre encore U cholestérine dans les tubercules crétacés et les échinocoque>. dans le sang, dans le pus, dans le méconium, dans le cerma, la moelle, le foie. La cholestérine existerait également daoi certains végétaux, dans le blé, le seigle (Ritthausen), daos I V-t (Lintner), dans les Tëves, dans les pois (Beneke) et dan» ii3 grand nombre de graines(Mébu).

La présence de la cholestérine dans l'urine a été loDgtempt méconnue. Muller a le premier signalé l'existence de ceprodui! dans la kyestéine (voy. ce mot) de l'urine des femmes enceinir' Gmelin a rencontré également la chotestérine dans une or::biliaire; depuis lors, des observations analogues avaient <:' faites par différents auteurs. C'est le D' Beale qui a le mir'j: étudié la question ; il a signalé & plusieurs reprises l'exîstt::' de la cbolestérîne dans l'urine, à la suite de dégénirescco ' graisseuse du rein. Cet auteur a signalé un fait que, p> u notre part, nous n'avons pas eu l'occasion de vérifier. D'ji>'>' ses propres observations, les globules huileux que l'on ir. .>

Page 1