DENSITÉ
BEURRE par litre.
24 gnm.
Diaprés M. Bouchut, si le nombre des globules diminue dans une proportion considérable, la densité s*abaisse dans U même proportion et la quantité de beurre diminue également Mais il faut pour cela que la variation du chiffre des globule^ soit assez forte. De petites différences ne se traduisent pas par des modifications très profondes de la densité et du poids du beurre. On ne peut compter qu*à un ou deux degrés de différence pour la densité, et autant pour la quantité de beorre.
La méthode de M. Bouchut, ainsi qu*il le répète lui-même en différents endroits de son mémoire, n*est qu*approziniative.
CflAP. XII. ^ DU LAIT AU POINT DE VUE MICROSCOPIQUE. 501
ÀTant de quitter ce sujet, nous tenons à relater une obsenration de Donné, qui peut être utilisée en pratique. Il est des circonstances dans lesquelles le lait est trop riche en corps gras ; Tenfant souffre, il digère mal et Ton est tenté de croire que la nourrice est insuffisante et que, par conséquent, il est nécessaire de la remplacer. Dans une circonstance analogue, Donné ayant examiné le lait au microscope, il fut frappé de la prodigieuse quantité des globules ; ils étaient tellement serrés, qu*à peine voyait-on quelques espaces libres entre eux, et partout, sans confusion ni agglomération. M. Donné engagea la mère à continuer de nourrir son enfant, en prenant seulement le soin d'éloigner les heures de Tallaitement, afin de laisser aux digestions le temps de se faire et pour diminuer un peu la consistance du lait par son séjour dans les mamelles ; cette simple précaution suffit et remplit le but.
Nous sommes d*avis que le lait n*a pas de qualité occulte, et qu*un bon lait peut convenir à tout enfant, si le contraire parait être observé, c*est parce que Taccommodation entre certains principes du lait et certains estomacs se fait difficilement, il appartient au médecin d'espacer ou de rapprocher rheure des tétées, d'augmenter ou de diminuer la quantité de lait que prend l'enfant, car les nouveau-nés font des indigestions aussi bien que les adultes, parce qu'ils prennent trop de nourriture, de là des accidents intestinaux souvent fort graves.
Ces idées ne sont pas partagées par tous les médecins. M. le D' J. Grange a publié sur ce sujet, un remarquable article dans le journal des Cannaissances médicales pratiques et de pharmacologie^ 1879, intitulé : la Réglementation des tétées.
§ m. — DES ALTÉRATIONS DO LAIT.
Il est un certain nombre de circonstances dans lesquelles les éléments constitutifs du lait peuvent diminuer en quantité. Contrairement à ce que l'on pouvait penser, lorsque le lait séjourne dans la mamelle, ce n'est pas l'élément liquide qui se résorbe, ce sont les éléments solides. Un lait sera d'au-
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tant plus paavre en globules, qu*il y aura eu plus d*espace entre deux tétées. C'est à M. Péligot que Ton doit cette importante remarque.
Des observations nombreuses ont été faites sur les animaux et sur la femme. Donné ayant observé le lait d*une chèvre qui n'avait pas donné à tôter depuis seize heures, trouva que les globules étaient en masses agglomérées et confuses ; le cinquième jour, il y avait dans le lait du trayon gauche, une telle confusion dans les globules, ils étaient, pour ainsi dire, tellement amalgamés ensemble, que Ton pouvait à peine les distinguer. Une ànesse fut soumise à la même expérience ; au bout de douze heures de sevrage, il n'y avait que quelques rares agglomérations, les globules étaient généralement réguliers. Au bout de quatre jours de sevrage, la mamelle était engorgée ; les globules étaient, pour la plupart, réunis en masses agglomérées et compactes, leurs contours étaient irréguliers; il y avait une si grande quantité de petits globules qu'ils formaient comme une poussière, par laquelle la transparence du liquide était troublée.
Il peut survenir, chez la femme, des circonstances pathologiques, qui réalisent les conditions expérimentales nécessaires à l'altération du lait^ par la station prolongée dans la mamelle. En effet, il n'est pas rare, sous des influences diverses, de voir la mamelle s^engorger, devenir dure et tuméfiée. Dans ces conditions, Donné a observé que, si, au début, les globules étaient encore réguliers, il y avait cependant quelques agglomérations; traité par l'ammoniaque, le lait ne devenait pas vi^> queux. Au fur et à mesure que l'inflammation augmentait, les agglomérations de globules se trouvaient en plus grand nombre. Le lait prenait l'aspect légèrement filant avec Tamoionia' que. Chose digne de remarque, Donné a vu reparaître sou<* l'influence de l'engorgement du sein, ces corps granuleux, dont nous connaissons maintenant l'origine. Ainsi don^r, lorsque Ton observe, dans du lait, l'agglomération des globuW^ laiteux et la présence des corps granuleux,- c'est que le lait ou n'est pas de bonne nature, ou n'est pas complèleroeni formé. Cette modification a lieu sous l'influence d'une lésion de la glande, ou par suite d'une altération de la sécréti^a
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lactée, pouvant dépendre d'un état général mauvais, tel qu*uue métro-péritonite, par exemple.
Dans le cas d'inflammation 4o laglande mammaire, les altérations du lait ne se bornent pas à l'apparition des corps granuleux et à l'agglomération des globules, les leucocytes s'y montrent également, en grande quantité; on a alors du lait purulent. Le pus sort en môme temps que le lait par l'orifice des canaux galactophores ; seul, l'examen microscopique peut déceler sa présence d'une façon certaine. 11 y a cependant an grand intérêt à reconnaître cette altération du lait, car les hommes les plus familiarisés avec l'hygiène infantile, comme P. Dubois, Depaul, ont reconnu depuis longtemps qu'un lait purulent était préjudiciable aux enfants. Cette remarque est d'autant plus importante, qu'on a l'habitude, comme le dit fort bien Donné, de faire tèter le plus possible à Tenfant, le sein de la nourrice, quand il y a menace d'inflammation de la glande mammaire.
Il n'y a pas de difficulté à reconnaître au microscope la présence du pus dans le lait. Nous avons donné avec détail l'aspect du globule blanc; ce dernier est insoluble dans l'éther, tandis que les globules du lait s'y dissolvent facilement. Si Ton traite, au contraire, le lait par la soude ou la potasse, en solution, les globules blancs disparaîtront, tandis que les globules de lait resteront intacts.
Non seulement, le pus peut apparaître dans le lait, quand an abcès s'étant formé dans la glande mammaire, il a été ouvert par le bistouri du chirurgien, mais on peut encore constater sa présence dans cette sécrétion, avant même qu'il y ait de la fluctuation. La démonstration de cette importante proposition a été faite par Donné ; depuis, dans un certain nombre de cas, nous avons pu vérifier son exactitude.
Les choses se passent de la même façon dans le lait des animaux ; sous l'influence d'un abcès ou d'une inflammation de la glande mammaire. On peut donc trouver du pus dans du lait de vache, comme on en trouve dans du lait de femme («t on le reconnaîtra, aux mômes caractères que ceux exposés plus haut. Le lait, sous l'influence de l'ammoniaque, se prend en une gelée tenace et visqueuse.
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D'une façon générale , on peut dire que chaque foi» qu*une nourrice àou&re physiquement, son lait subit des altérations plus ou moins profondes, altérations que le seul examen microscopique est souvent impuissant à déceler.
Sous des influences diverses, dont la plus commune est Texistence de crevasses du mamelon, le sang peut apparaître dans le lait, même en quantité considérable. Lorsquon abandonne au repos, un lait ainsi altéré dans sa composition, les globules sanguins gagnent la partie la plus inférieure du vase. Nous ne reviendrons pas sur les caractères que nous avons donnés du globule sanguin, mais il est fort important d'être familiarisé avec leur recherche. Ainsi que nous Ta appris M. le professeur Depaul, un médecin peut être appelé près d*un enfant qui vient de vomir du lait contenant du sang. L'inquiétude des parents est grande et Ton pourrait être tenté de croire à une ulcération, siégeant dans les premières portions du tube digestif. Lorsque Ton aura constaté la présence réelle du sang dans les matières vomies, il faudra examiner avec le plus grand soin les mamelons de U nourrice et presque toujours, on y trouvera des crevasses, qui. sous l'influence des efforts énergiques de succion de Tenfant. s'ouvrent et laissent échapper du sang.
L'enfant peut parfaitement ne pas vomir du lait mélangé à du sang, mais les matières fécales prennent alors une coloration toute spéciale ; elles sont noirâtres et de natore à inquiéter vivement les personnes qui entourent le nouveau-ne. Si l'on examine ces matières fécales au microscope, on y apercevra des globules sanguins plus ou moins altérés, qus ont résisté à l'action de la digestion. On peut également, dans la plupart des cas, remonter à l'origine de ce sang, qui provient du sein de la nourrice.
Lorsque le lait a été abandonné au contact de Tair et qn'f. s'y est altéré, il peut se développer à sa surface, un certain nombre de végétaux inférieurs, parmi lesquels nous citerons le Pénicillium glaucum.
Influence du barattage et de Vécrémage sur le lait. — Quand 1<* lait a été soumis au barattage, même le plus parfait, il re^^t.* encore des globules butyreux dans le petit lait. L'analyse chi-
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mique ainsi que l'examen microscopique le prouvent surabondamment. Dans le lait non baratté, les globules se touchent, il n*y a pour ainsi dire pas d'espaces vides, tandis que dans le lait baratté, les globules sont moins nombreux. D'après M. Boussingault, ils sont disposés en groupes isolés, un peu plus volumineux, probablement, par ce que des globules se sont soudés par Teflet de Tagitation ; mais dans Tétat où ils sont, ils résistent à l'agglomération et demeurent en quelque sorte insaisissables. G est à ces globules butyreux, ajoute le même auteur, que les fromages maigres doivent de renfermer une certaine proportion de matière grasse, bien qu'ils soient préparés avec du lait ayant passé par la baratte, ou avec du lait écrémé.
Lait éa'émé, — Lorsque le lait est laissé au repos pendant vingt-quatre heures à une température de 12^ à iS*", la crème monte à sa surface. Plus lente a été l'ascension de la crème, plus l'écrémage est complet, et moins il reste de globules butyreux dans la couche de liquide sous-jacent. Vu au microscope, le lait écrémé ne présente plus qu'une faible quantité de globules butyreux, et se montre d'autant plus appauvri, que l'écrémage a été plus parfait.
Lait de beurre, — Lorsqu'on a séparé le beurre de la crème par le barattage, il reste un liquide, dit M. Boussingault, qui a i 'apparence du lait normal bien qu'il ne contienne que peu de matière grasse. Au microscope le lait de beurre a de nombreux et de très petits globules ; l'image est confuse, parce que ce lait est assez opaque, à cause de petites particules dissôcnioées dans le liquide et ressemblant à du caséum coagulé. Il serait impossible de confondre l'aspect du lait de beurre a,\ec le lait; au microscope, on reconnaîtrait si du lait de beurre a été mélangé à du lait écrémé, fraude que l'on a pratiquée quelquefois pour con^muniquer au lait écrémé, et surtout au lait baratté, l'apparence du lait normal (Boussingault, «/otirnai de l Agriculture^ 12 octobre 187i].
j IV. — DU LAIT EN DEHORS DE LA GESTATION ET DE l'aLLAITEMENT.
Si, dans la majorité des cas, la présence du lait dans les seins d'une femme ou d'une jeune fille, est l'indice d'un état de
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grossesse, plus ou moins avancée, ou même d*un accoucbement à terme ou non, spontané ou provoqué, plus ou moins récent, il faudrait bien se garder, dans une expertise médico-légale, de conclure, par la seule existence du lait dans les seins. Ce serait commettre une grave imprudence ainsi que cela ressort des faits qui suivent.
La glande mammaire, qui existe chez les deux sexes à on état de développement variable, peut entrer en fonctionnement sous les influences les plus diverses. C'est ainsi que cbez Tenfant nouveau-né, garçon ou fille, on peut, à un certain moment, faire sourdre de la maniielle du lait jouissant de toutes les propriétés physiques et chimiques de ce liquide. On peut même, dit M. de Sinety, entretenir cette lactation en miniature, en excitant la petite mamelle par une traite répétée. Nous avons eu l'occasion d*observer^ dans le service de M. Depaul , des abcès de la mamelle chez des enfanta nouveau-nés. Si une petite fille de quelques jours peut avoir du lait dans les mamelles, il est encore des exemples avéré<« qui montrent que la sécrétion lactée peut s'établir chez une vierge^ dans toute Tacception du mot. Nous empruntons le^ renseignements qui suivent, au mémoire de MM. Filhol et Joly. Cardan cite un cas d*infanticide (le véritable auteur e>i inconnu), dans lequel une jeune fille fut condamnée au dernier supplice, uniquement parce qu'elle avait du lait dans se> mamelles. En revanche, Baudeloque cite le cas d'une petil^^ fille de huit ans, qui ayant appliqué à son sein la bouche d*ua très jeune enfant, allaité par sa mère, aurait eu bientôt assez de lait pour le nourrir elle-même, pendant un mois. Des jeunes filles, ayant présenté leur sein, dans des conditions anaIogae>, à déjeunes enfants, ont vu la sécrétion lactée s'établir. Ce fait, parait donc être en dehors de toute contestation. Non seultv ment la glande mammaire peut fonctionner chez des enfanC'^ nouveau-nés, chez des vierges, mais la sécrétion lactée peu: être rappelée, dans des mamelles depuis longtemps taM^. Sous rinfiuence d'excitants locaux, de fomentations aromat:ques ou excitantes, pratiquées dans Tune des îles du Cap-Vr ri. par exemple, avec les feuilles du JcUropha Cureas^ on peut, c n s*aidant de succions réitérées, rétablir la sécrétion lactée
MM. Filhol et Joly citent Texemple d*une femme de soixantequinze ans, qui serait parvenue à allaiter l'enfant de sa fille morte, grâce aux efforts de succion de Tenfant.
Des faits analogues ont été observés chez les animaux. Hailer parle, d*après Kerkringius, d*une chienne qui ayant été tétée par un chat, finit par donner du lait en abondance. BafTon, Filhol et Joly ont vu des chiennes, qui n'avaient jamais subi les approches du mâle, avoir assez de lait pour allaiter plusieurs petits.
Chez l'homme, la sécrétion lactée peut également s'établir, suivant M. de Sinety, à l'époque de la puberté ; à cet âge où les seins se développent chez la jeune fille, on observe aussi t'faez les garçons, un gonflement de la mamelle. Les sujets accusent une sensation de tension et de picotements dans cette région. Quelquefois même, il se fait un écoulement sêro-lactescent par les mamelles. Il peut se produire de véritables mammîtes. Dans une foule d*ouvrages anciens et modernes, on trouve des exemples de sécrétion lactée existant chez des hommes. M. Filhol et M. Joly, dans leur mémoire, donnent un certain nombre d'indications bibliographiques ; parmi les auteurs modernes nous citerons : MM. de Humboldt, Schmetzer de Heilbronn, qui eurent Tocca- Nion d'observer, à plusieurs reprises, la sécrétion lactée dans es mamelles d'un jeune soldat de vingt-deux ans. L'analyse chimique de ce lait a été faite. Hall a observé, en 1837, un lomme de couleur, âgé de quarante-cinq ans, qui avait une écrétion lactée abondante. En 1845, Auziàs-Turenne a obervé à Paris, un Arabe, étudiant en médecine, nommé Zuhari-Effendi, qui avait des seins très-volumineux, dont on cuvait faire jaillir par la pression un lait très abondant, «es hommes observés avaient des organes génitaux bien déeloppés.
Des faits semblables peuvent être observés chez les anilaux, c'est ainsi que depuis Aristote jusqu'à nos jours, on a 3 des boucs donner du lait en quantité variable. En 1844, rhlonberger a fait l'analyse d'un lait fourni par un bouc. n 1815, il y avait au jardin des plantes de Paris, un bouc qui umissait également du lait. Ce bouc a nourri sa propre
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fille. On cite aussi des béliers et des taureaux, des chieos et des chats qui ont donné du lait (Filhol et Joly).
De la présence du lait dans le sang des jeunes animavx soumis é r allaitement. — A propos de Tinjection intra veineuse de lait dans les cas d'hémorrhagie grave, on a soulevé incidemment la question de savoir si, chez les jeunes animaux allaités, une certaine quantité de globules de lait passait directement dans le sang et pouvait y être constatée microscopiquement, Taffirmative a été soutenue à la Société de Biologie (février i879) par M. le docteur Laborde.Cet expérimentateur habile a exposé devant la Société les faits qu'il croyait devoir confirmer son opinion. M. Laborde avait été frappé de voir, que chez des animaux allaités, les globules rouges avaient une apparence finement muriforme, qu'ils perdaient, lorsqu'uci venait à ajouter à la préparation une certaine quantité d'éiber et il en avait conclu à la fixation directe des globules butyreui par les globules rouges. Outre la précision des observations, ce qui contribuait à rendre plus acceptable l'opinion de M. Laborde, c'est que dans le sérum on voyait nettement de petite corps sphériques réfringents, qu'il considérait comme de fin^ globules de lait nageant librement dans leliquide.M.leprofe>seur Ranvier avait déjà émis des doutes touchant l'interpréution des phénomènes observés par M. Laborde ; l'obserratiio directe des faits, nous a également conduits à une explication différente. En efi'et, nous considérons l'aspect particulier de^ globules rouges, si bien décrit par M. Laborde, comme ui.**! altération du globule ; cet état finiment et réguUèremto; muriforme, s'observe assez fréquemment, et il suffit, pour i faire disparaître, d'ajouter à la préparation un liquide quelconque, de l'éther ou de l'eau. Quant aux granulations rélnn^ gentes, nous les considérons comme étant des corpuscules A^ mentaires de Zimmermann, que nous avons décrits à Tarti*- •! Sang. Les observations de M. Laborde ont été faites sur d«i jeunes chiens ; ces observations sont très exactes, mais, coœui^ nous venons de le dire, nous diflérons d'opinion avec cet vb| servateur au point de vue de leur interprétation.
Nous avons examiné le sang d'un grand nombre d^enfar.ti exclusivement allaités et à des époques plus ou moins éloi gt4i ti
de la tétée; il ne nous a pas été possible de caractériser, par le microscope, et par Tacide osmique, la présence de globules de lait. Les globules réfringents que Ton trouve dans le sang des enfants nouveau-nés, sont des corpuscules deZimmermann. Lorsqu'on examine au microscope du sang de chats nouveau-nés, Âgés d*un jour, par exemple, on est surpris d'y trouver des myriades de corpuscules brillants et fins, animés de mouvement brownien. Plusieurs auteurs ont cru voir, dans ces petits corps, la preuve du passage du lait dans le sang. Nous ne partageons pas cette opinion, attendu que ces corpuscules infiniment petits, diminuent singulièremeint de nombre, au fur et à mesure que les petits chkts avancent en âge et, comme la quantité de lait absorbée par ces jeunes animaux, augmente chaque jour, il devrait en résulter une augmentation parallèle de ces corpuscules, ce qui n*est pas. On n*est du reste pas encore fixé sur la nature de ces corpuscules (i).