CHAPITRE XIII. — DU SPERME
trée d*an sel alcalin, de sucre ou d'albumine, pour voir réapparaître ces mouvements, souvent môme d'une façon intense. Chez quelques espèces animales, les spermatozoïdes vivent très bien soit dans l'eau de mer, soit dans Teau douce.
Les alcalis semblent exciter l'énergie des mouvements des spermatozoïdes, puis ils meurent rapidement ; de plus, dans une solution assez fortement alcaline, les spermatozoïdes ne se conservent pas.
Les acides^ môme les acides faibles, tuent les spermatozoïdes ; c'est en raison de cette sensibilité à l'action des acides, que les spermatozoïdes sont tués par l'urine normale. L'acide acétique qui tue les spermatozoïdes, conserve longtemps l'intégrité de leur forme ; il en est de môme de l'urine acide, mais à un moindre degré, puisque Donné prétend que l'on peut conserver des spermatozoïdes pendant plusieurs années, dans 2'acide acétique. L'acide sulfurique pâlit les spermatozoïdes, mais il ne les dissout pas immédiatement.
La teinture dCiode^ feau iodée colorent les spermatozoïdes en jaune; la partie intermédiaire à la tôie et à la queue, parait ^e colorer plus fortement.
Le molet de méihylaniline colore les spermatozoïdes (G. Fourbe t).
Donné a étudié l'action exercée par différentes humeurs de /économie sur les spermatozoïdes.
Le umg n'exerce aucune action nocive sur les zoospermes ; ce fait ne doit pas nous surprendre, puisque nous avons vu qu'à la suite d'une longue continence, il se faisait de petites hémorrhagies dans les vésicules séminales, ce qui ne nuisait en rien à la Titalité des spermatozoïdes. Donné ayant mis des spermatozoïdes de l'homme dans du sang de grenouille, a vu qu'ils y vivaient très bien, et qu'ils repoussaient sans difficulté des globales de sang beaucoup plus gros qu'eux. Quand les spermatozoïdes meurent, ils restent étendus, tantôt la tôte directeaient allongée, tantôt fléchie à droite ou à gauche et formant an demi-cercle.
Lie lait, particulièrement le lait de femme, paraît agir sur les spermatozoïdes comme le sang.
Li'action de la salive^ bien que ce liquide soit généralement
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alcalin, n'est pas favorable à la conservation de la vie des spermatozoïdes ; la salive les tue rapidement et lorsqu'ils sool morts, leur corps se contourne toujours sur lui-même, de manière que le filament caudal forme une espèce de nœud, ou d'œillet (Donné).
Nous avons vu que Vutune normale en raison de la réaction acide, tuait rapidement les spermatozoïdes. Leur corps reste toujours allongé en ligne droite; la queue ne forme aucun angle avec la tête (Donné).
Le pus, en raison de son alcalinité, ne paraît pas exercer d'action nocive sur les spermatozoïdes quelle que soit rorigine du pus ; ils ne paraissent pas- vivre moins longtemps dans ce milieu, que dans la liqueur séminale elle-même. La même observation a été faite pour la matière muco-purulente du catarrhe utérin.
Donné a étudié avec beaucoup de soin racUon exercée sur It*^ spermatozoïdes par le mucus sécrété soit par l'utérus, soit par 1^ vagin. Ces recherches ont, au point de vue de la pathologie, unr grande importance. Bien que le mucus vaginal soit légèrement acifiSj les spermatozoïdes peuvent y vivre un certain nombre d'henre< ; dans le mucus cervical, au contraire, ils peuvent vivre beaucoup plus longtemps, quarante heures par exemple. Le mucus vaginci! purulent n'exerce pas, nous Tavons vu, d'action délétère sur Ie> spermatozoïdes.
Dans l'état normal, le mucus vaginal, légèrement acide, est j\^ queux, d'apparence crémeuse, en raison des nombreuses cellu'^ épithéliales qu'il contient. Examiné au microscope, il montre g^i*.*^ ralement de larges cellules épithéliales pavimenteuses, contoumr> ou roulées sur elles-mêmes; elles ont un noyau et sont finemo": granulées. Il est des circonstances dans lesquelles l'acidité du mue l* vaginal devient très considérable, par exemple dans le cas de gr ^ $esse, où il y a une congestion vive de la muqueuse vaginale, •> ' bien quand cet organe est vivement irrité par une cause quelconqn Donné ayant étudié l'action exercée sur les spermatozoïdes par '. tels mucus, vit qu'ils les tuaient rapidement. Il a fait des obserrati - * analogues en ce qui concerne le mucus vaginal des femmes enceioïc^ L'extrême acidité du mucus vaginal peut donc être considérée cornu * une cause de stérilité.
Au mucus vaginal viennent se joindre le mucus sécrété par U* * utérin et par le corps de l'utérus. Ces deux mucus ont unepropr ' commune c'est Valcalinité. H est assez difOcile de se procurer re r rus complexe, dans l'état normal, mais il devient plus ab-^M.i.- i