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VI. — DU LIQUIDE DES KYSTES SPERMATIQUES

Les travaux de M. Gosselin ont singulièrement éclairé la f>atliogénie de ces kystes au point de vue chirurgical; nous' loas occuperons seulement de Texamen du liquide au mirroscope. Le liquide des kystes spermatiques se présente ordinairement avec l'aspect trouble et opalin; quelquefois néme, il est presque laiteux et un peu filant. Si on examine m tel liquide avant de l'avoir filtré, on voit qu'il renferme in ^rand nombre de spermatozoïdes immobiles, ou bien, ioaés de mouvements plus ou moins rapides; le liquide iltré est transparent comme de l'eau et il ne contient plus

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de spermatozoïdes. D'après Gh. Robin, il n*y aurait pas un rapport absolu entre la présence des spermatozoïdes dans le liquide des kystes spermatiques et Topalinité de ce liquide. Cet éminent micrographe dit avoir plusieurs fois observé des liquides opalins, provenant de kystes spermatiques, qui ne contenaient aucun spermatozoïde. « Sauf plus de fluidité et un peu plus de transparence, ces liquides étaient à ceux d'origine analogue, pourvus de spermatozoïdes, ce que l'humeur stérile éjaculée après une double oblitération épididymaire, est au sperme proprement dit. » (Robin.) Les liquides lactescents ne contenant pas de spermatozoïdes devaient cette apparence à de fins granules graisseux et à de nombreux noyaux sphériques très petits. La présence de ces petits noyaux dans les liquides dits spermatiques, prouve que ces liquides proviennent de l'épididyme. M. Robin avait déjà signalé l'existence de ces noyaux, dans les liquides stériles éjaculés par des individus ayant déjà eu une épididymite double avec oblitération.

§ vil. — DE LA SPERMATORRHÉE. {PerUs blonchcs. Pertes sémàiola.

Il serait superflu d'insistersurl'importancequ'ily aàdiagno-^tiquer la spermatorrhée vraie ou supposée ; les conséqaeoces qu'elle entraîne au point de vue physique et moral, sont très graves; le micrographe peut donc rendre un grand service en constatant la présence des spermatozoïdes, dans des taches oa dans l'urine. L'examen des taches sera traité ultérieurement et nous nous occuperons seulement de la recherche des spermatozoïdes dans l'urine (Y. Sédimmti utinaires, p. 413). Hippocrate connaissait et a magistralement décrit la spermatorrhée. Wickmann, Sainte-Marie, Lallemand se sont beaucoup occu* pés de cette question, qui n'est véritablement entrée dafi> une voie scientifique, que par l'application du microscope à la recherche des spermatozoïdes. On comprend combien devai: être grand l'embarras des observateurs, pour décider si oui i*i. non, il y avait du sperme dans l'urine, alors que le microscoptn'avait pas encore été appliqué à l'étude des sédiments unnaires. Les caractères cliniques de l'urine spermatiqueétai^ci

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