CHAPITRE XIII. — OU SPERME
Noos ne parlerons que pour mémoire des filaments de tissu, soie, laine, coton, qui ont leur structure et leur coloration particulière.
Si le linge a été sali ou exposé à la poussière, on trouve de petits grains irréguliers, très divers, de volume, de forme, de coloration plus ou moins brillants, à contours épais et noi^ râtres. Ils présentent les caractères chimiques propres soit des poussières inorganiques (par Tacide acétique, dégagement de bulles de gaz; dissolution par Tacide cblorbydrique aveq dégagement de gaz) : on peut aussi rencontrer dans ces taches, de la poussière de rouille, ayant une coloration caractéristique. Ces poussières sont attaquées à la longue par Tacide acétique ; Tacide chlorhydrique les dissout facilement iD' Gosse).
M. Robin a signalé également la présence de grains d*amidon aftérés dans leur forme, gonflés, ou éclatés. Ces grains d'amidon proviennent de Tempesage du tissu.
Le docteur Gosse estd*avis que, si après un examen attentif, on ne trouvait pas de spermatozoïdes, il ne faudrait pas en conclure d*une manière absolue que ce ne sont pas des taches de sperme que Ton a examinées. Cet auteur s*appuie sur Topinion de Gasper {Ueber Nothzucht.f p. 50), que le sperme de certains individus, particulièrement des vieillards (1), ne renfermerait pas de spermatozoïdes, que ceux-ci pouvaient varier de quantité et même disparaître passagèrement, sous Tinfluence de diverses causes, par exemple d'une longue maladie ou d'excès vénériens. Gasper conclut en ces termes : « Nos observations suffisent pour la pratique, car elles prouvent que \es taches proviennent certainement du sperme, lorsque le microscope montre qu'elles contiennent des spermalozoaires; mais que falfsence de spermalozoaires ne peut pas prouver que ces taches ne proviennent pas du sperme. D'après ce qui précède, le médecin légiste pourra, dans le premier cas, poser une conclusion certaine ; dans le second cas, juger avec plus ou moins de Traisemblance les circonstances du cas particulier. » Sauf les cas que nous avons examinés, cas dans lesquels le sperme
' I ) L« sperme des vieillards contient Ronéralement des spermatozoïdes.
ne renferme pas de spermatozoïdes, on peut dire que les spermatozoïdes ne disparaissent pas avec la facilité dont paiW Gasper, même à la suile de maladie grave ; il se peut à la rigueur, qu*ils diminuent de nombre, mais il en restera toujours assez, pour qu'avec une recherche attentive, on puisse mettre leur existence hors de toute contestation. Bien que le sperme stérile contienne quelques éléments anatomiques propres à le faire reconnaître, nous pensons avec M. Robin, que pour conclure à Texistence du sperme dans une tache, il faut abs<>lument trouver des spermatozoïdes.
Le docteur Longuet a communiqué dernièrement à la Société de médecine légale, un procédé pour la recherche des spermatozoïdes ; ce procédé, sur lequel l'expérience n'a pas encore exercé son contrôle, aurait donné de bons résultats entre le< mains de Tauteur. Il y a, dit M. Longuet, une manipulation préalable qui s'impose à l'expert, quelle que soit d'ailleurs U méthode qu'il compte suivre ensuite, pour isoler les élémens figurés; elle consiste à mettre en contact avec de Feau distillée, une partie de rétofTe tachée, de façon à gonfler par imbibition le tissu lui-même et la matière dont il est impréene. Gela fait, on le porte sur une plaque de verre propre et sèchf. et, à l'aide d'aiguilles on l'effile, on le dissocie avec ménage ment, pour ne pas briser les spermatozoïdes, s'ils existent. L**^ fils séparés sont eux-mêmes étalés, fibrille par fibrille, à ri point que tous les éléments dont ils sont formés, puissent êtri* isolés, l'un après l'autre, dans le champ du microscope et s<*i:mis à un examen minutieux. Pour les rendre plus visible^ H en mieux délimiter les contours, on a l'habitude de les teintr" avec une solution faible d'iode ; quelque précaution que ï ^n prenne, on s'expose à créer des spermatozoïdes artificiels, qw l'on pourrait confondre avec des spermatozoïdes vrais. Certaines fibrilles végétales, et en particulier celles du chan^rr. contiennent dans leur intérieur des granulations ovoïdes, lé.:- rement aplaties suivant leur plus grand diamètre, par prt*«^. >b réciproque, très réfringentes, absolument semblables en .n mot, à ce qu'on appelle la tète des spermatozoïdes, dont e. ei possèdent souvent les dimensions, l'aspect et m<>nie la forau-, ces granulations deviennent libres, dès que les cellules n ni