V. — DES CONCBÉTIONS INTESTINALES ET EN PARTICCLIEB DU SABLE
INTKSTINAL.
Dans un chapitre précédent nous avons parlé des calculs biliaires. Nous ne mentionnerons que pour mémoire les corps étrangers volumineux, qui se forment dans les voies digestives des grandes espèces d*animaux ruminants, ou soli|ièdes, et connues sous le nom de bézoards oud*égagropiles. Les détails qui suivent sont empruntés à une communication faite à TAcadémie de médecine le 18 novembre 1873, par notre maître le professeur Laboulbène, si versé dans les questions d'histoire naturelle et d'anatomie pathologique. On a observé dans rintestin de l'homme des concrétions d*un assez gros volume. L*une de ces concrétions, décrite avec détails par M. Laboulbène, présente, au point de vue microscopique, cette particularité intéressante, qu'elle était composée de fragments Tégétaux provenant de cariopses d*avoine et d'éléments minéraux organiques. Les plus fréquents des corps étrangers intestinaux sont, les noyaux, les graines de fruits alimentaires, les débris d*os, d'arêtes, sans compter tous les objets qui peuvent être introduits accidentellement dans les voies digestives^ ou les calculs venus du foie. M. Laboulbène rappelle, avec raison, combien sont graves les accidents que peuvent produire ces corps étrangers, quand ils s'arrêtent dans une portion de l'intestin et surtout quand ils s'engagent dans Tappendice iléo-cœcal. L'inflammation des parois intestinales, la perforation de l'appendice sont possibles et sont suivies de péritonitOt ou de phlegmon iliaque.
A côté de ces concrétions d'un volume relativement considérable, il se produit, dans Tintestin, du sable ou du gravier intestinal. M. le professeur Laboulbène a fait connaître six observations d expulsion de sable intestinal; nous renvoyons à sa :oininunication pour les détails cliniques des observations, ne conservant que ce qui a surtout trait à nos études.
1* Arœil nu, la matière sableuse était formée de petits grains >runàtres, séparés, fins, ayant en moyenne un demi-millimètre le diamètre, mais un certain nombre n'avaient que deux
GUIDE DE MICROGRAPHIE.
OU trois dixièmes de millimètre. Avec une forte loupe, on constatait que les plus gros grains, foncés en couleur, sonl inégaux à leur surface, ceux de moindre volume sont un peu moins colorés ; et placés sur une lame de verre, beaucoup offrent un aspect hyalin, ou un peu transparent. Après macération dans une eau légèrement acidulée, soit par Tacide acétique, soit par Tacide chlorhydrique, la plupart des granula-
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Fig. 373. -~ Sable intestinal (Laboulbène). — d, <f, dj «', e. Masses d'appareaee crislallia» composées de petits corps agglomérés ; e, e, sont plus petites et plnt angvlcascs. — ff /*, /", f. Grains siliceux, à cassure nette et régulière. — 6. 6, o. Cellales à par».* épaissies et à noyau fuiicé, pircilles au\ cellules végétales qui proTienoent des graia» ditspierreui des poires. — a. L'une de ces cellules plus grossie, montrant wmt sa paf* les canaux qui vont de l'intérieur à l'extérieur. — e. Fragment d'un ti&sa TégélAl. parcouru par des tubes trachéens, trouvé dans le tube intestinal.
lions brunâtres laissent voir qu'elles sont revêtues et comme empâtées d*une matière organique et leur surface parait hérissée de cristallisations irrégulières. Il y a donc une partie centrale cristalline et une portion enveloppante organique, nettement isolée par une solution de potassé caustique. Le> grains, petits et un peu plus transparents au premier abord. étaient formés par des cellules tantôt séparées, tantôt réunie» en groupes, rarement arrondies, plus ordinairement polyédri- ({ues, à parois épaisses, à contenu ovoïde ou irrégulier, ri d'un brun rougeâtre, placé dans la cavité de chaque ceQuIe. Les parois étaient traversées par des canaux fort nombreni, régulièrement espacés, venant de Tintérieur et allant à la l>ériphérie. Il résulte de cet examen de M. Laboulbène, que