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CHAPITRE XV. — DES MATIÈRES FÉCALES

Tèrent non seulement par la forme, mais par la couleur: une antérieure, allongée, portion digestive ; la postérieure renflée, portion génitale ; la première est blanche, transparente ; la deuxième jaune opaque; ces deux portions sont séparées par une cloison transversale. La portion antérieure figure un cylindre qui s'atténue insensiblement depuis la cloison jusqu à rorifice buccal. Cet oritire est orbiculaire ; il est généralement très difficile à voir, parce qu'il ne se met jamais de champ sous le microscope, à cause de la direction du corps. 11 apparaît comme une tache ronde« dans laquelle on ne découvre ni dents, ni armature. La direction de ce cylindre est d'abord à peu près recliligne, mais du côté de l'extrémité libre il s'incurve peu à peu, puis à la fin il afi'ecte chez beaucoup de sujets, une courbure brusque analogue à celle d'un hame- (uii. Le cylindre est creux; vu de travers, il présente de chaque côté une paroi relativement très épaisse, transparente, d'aspect corné, dont les contours résistent à une dessiccation prolongée ; son épaisseur est de 0™", 006. Le double contour de cette paroi est très réfringent et apparaît comme une ligne noire très prononcée... La i*:i>ilé du tube digestif se termine, en avant, par une portion atténuée qui correspond à la bouche ; en arrière, par un cul-de-sac arrondi, trrs régulier ; à ce niveau, la paroi quf le constitue se continue ^ns ligne de démarcation, avec la paroi correspondante de la portion génitale ; au niveau de l'adossement des deux parois, se voit, «ur la paroi extérieure, une rigole circulaire de forme triangulaire. In peu en avant du cul-de-sac, on voit une saillie en forme de 'riangle, à sommet tronqué. Les bords de ce triangle s'accusent par me ligne très réfringente, le sommet est incolore et ne se dislingue pas ; les deux cotés se prolongent jusqu'à la face interne de U paroi du tube. Au centre, on voit manifestement une cavité un ^eu renflée en ampoule, qui part du sommet et va, à la base du triangle, s'ouvrir en dehors, en un point où il existe une perte de substan-

• e manifeste. Il n'est pas douteux que le canal central représente le rectum, et l'orifice situé sur la paroi, l'ouverture anale.

La portion génitale n'est pas cylindrique, comme la portion dikvstlve, elle a exactement la forme d'un entonnoir dont le tube sertit légèrement renflé du côté de la cloison, et dont le pavillon ^'rait très évasé. Comme dans l'entonnoir, on trouve à y considérer une extrémité antérieure rétrécie, qui correspond à la cloison, *'! une extrémité postérieure évasée ; une face interne et une face

♦ \temc.

L^entrémité antérieure confine au tube digestif; elle a la forme a' an cul-de-sac arrondi, adossé à celui de la portion digestive. Les •i;ux culs-de-sac adossés constituent une cloison assez épaisse. L'ext'^emité postérieure évasée a, dans les deux sens, la forme d'un hexai'W routier; elle se continue chez la femelle avec une membrane luniqae, plissée dans la cavité de l'entonnoir ; chez le i/id/e, avec

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une sorte de plateau placé de champ, qui sera décrit plus loin ; elle constitue l'ouverture évasée deTentonnoir. La face interne, cavité de Tentonnoir, correspond, dans la portion tubulaire, à l'ovaire et au testicule, qui lui sont intimement appliqués ; dans la portion évasée, elle correspond à la membrane plissée qui s'applique sur elle dans toute son étendue, au moins chez la femelle.

La face externe est conique, lisse ; chez le mâle, la régularité du cône continue jusqu'au rebord de la cavité de l'entonnoir ; chez la femelle, au contraire, elle présente, avant d'arriver à ce rebord, une bande large de 0™'",002, tout à fait semblable à la bande métallique qui couronne la partie supérieure de l'entonnoir ; comme dans cet objet, cette bande est parallèle à la direction de l'axe, mais au lieu d'être circulaire elle est divisée en six rectangles allongés et égaux.

La paroi comprise entre ces deux faces est épaisse, réfringente, d'une teinte nacrée, blanchâtre, tout à fait semblable à celle du tube digestif ; elle a une apparence cornée ; elle résiste à la dessiccation: elle part du cul-de-sac dont elle forme le fond, puis elle remonte le long de la portion tubulaire ; elle est conique dans le pavillon et contient des organes qui seront décrits plus tard.

A partir du bord qui limite la face externe du pavillon, si on regarde dans sa cavité, on foit chez le mâle un plateau de coaletir claire, placé de champ, transversalement, par rapport à Taxe du corps. Ce plateau présente une face interne, qui ne se voit pas du dehors, située du côté de la cavité de l'entonnoir; une face externe lisse jaune, en forme de bande circulaire ; un contour extérieur hexagonal, formé de six côtés égaux ; chacun de ces côtés présent»** une légère concavité en dedans et s'unit à celui qui le touche en fermant un angle saillant de 20 degrés, dont le sommet représeoti* une arête conique mousse.

Le contour intérieur représente très exactement une circonférence incluse dans l'hexagone précédent, située à O'^'",0o1 de la port i< ri moyenne des côtés de l'hexagone ; il est très régulier; il limite uve' cavité arrondie, conique, obscure, et se continue à angle droit a\i*« une membrane que M. Dounon appelle plissée. Chez la femelle ce pliteau n'existe pas ; à partir du rebord du pavillon, on* voit la mennbrjn * plissée qui se continue avec lui se réfléchir en dedans, redescendre le long de la face interne hexagonale sur laquelle elle est appliqu**^^ : puis, dans les deux sexes, elle s'étale au fond de la cavité du pa\ .1 Ion de l'entonnoir, où elle présente trois plis circulaires, incluN U> uns dans les autres, décroissant, par conséquent, de dehors en de dans. Dans l'intérieur du pli le plus interne, on voit dans les deu\ sexes un corps arrondi hémisphérique, mamelonné, et au centiv«l« celui-ci, un orifice arrondi, plus grand chez la femelle, où il rs: obscur, et manifestement vide, c est la vulve ; plus petit ches le œllr. on 7 distingue un organe de forme conique, de couleur jaune, (uraissant libre d'adhérences, c'est le pénis. La membrane plis.sec q^ -

CBAPITRE XV. — DBS HATIËRES FËGAIES-

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Ion aperçoit & l'intirienr du pavillon est un férilable feuillet 6 puoi assez «paisse , de Torme conique, dont la base est insérée sur le rebord du puvillon et dont le sommet se continue avec le corps béoiisphérique, que nous avons vu exister, dans son pli le plus inlune. Ce corps n'a cette apparence que psrce qu'il eatenTuncé daQ." le fond du cône creux qu'elle forme ; en réalité, il est parfaitement

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■-phériqne ; H. Dounon .l'appelle géniinphorc à cause des fonction^' qu'il remplit dans la copulation. Il présente une cavité arrondie en communication avec l'extérieur par l'oriflcevulvairc chez la femelle, pénicn chez le mâle ; avec la cavité de ta membrane plissée, par un ranat qui ^^ trouve au centre du pédicule ; sa paroi est aussi épaïs'^i' qae celle de la membrane plissée, avec laquelle elle se continue au aiveau de l'étranglement qui les sépare. La surface extérieure du géoilophore chez la femelle est nue et présente seulement quelques

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saillies mamelonnées. Chez le mâle, au contraire, il donne insertion, par sa circonférence équatoriale, à des expansions rameuses très remarquables ; les rameaux, au nombre de six, naissent par un tronc unique qui émerge perpendiculairement de la surface externe du génitophore. Le tronc qui constitue l'axe du rameau se présente jusqu*à Vextrémité opposée; il émet des ramifications par un seul de ses côtés. L'axe et les ramifications qui en émergent sont arrondi^, jaunâtres et paraissent résistants ; ils vont diminuant progressÎTemenl de volume ; leurs dernières divisions, tout en conserrant ta même couleur, paraissent être molles et comme gélatineuses. Ou n'« distingue aux plus forts grossissements aucune trace de structure.

Les vaisseaux présentent une direction et des contours 1res rariables: tantôt on les voit épanouis horizontalement, rigide^ jusque dans leurs derniers ramuscules et formant comme un éventail ; tantôt au contraire ils sont repliés en arrière de U couronne du pavillon et comme couchés le long du corp< ; dans la figure ils sont encore épanouis, mais moins rigide>; leur axe central présente des contours qui sont plus ou moins prononcés. Ces rameaux sont parfois réunis et rapprochés comme les baguettes d'un fuseau.

M. le D' Dounon a fait suivre ces détails anatomiques de considérations très remarquables, sur la physiologie des organes décrits ; nous renvoyons au mémoire original de fauteur ceux de nos lecteurs qui seraient désireux de les connaître. Néanmoins nous ne pouvons passer sous silence les détails qui suivent, parce qu'ils montrent d'une façon précise comment agissent ces parasites. « On les voit réunis en grand nombre sur un même point; les mâles paraissent plus rares que les femelles. Ils sont fixés sur la muqueuse par leur boacbe. tandis que le reste du corps est couché plus ou moins obliquement. Leur fixation est très intime, on les voit rarement détachés, sans qu'ils entraînent à leur bouche un fragment qui appartient certainement à la muqueuse. On ne peut pas y reconnaître des éléments de celle-ci, parce qu'ils sont obscurcis tant par le sang qui y est infiltré et dont on retrouve If ^ globules plus ou moins altérés, que par de nombreuses ^jt^ nulations pigmentaires. Cet animal a le pouvoir, comme toc^ les parasites qui vivent dans l'intestin, d'exercer une aspîraïUon énergique ; le vide qu'elle produit a une puissance assea grmnde

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