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CHAPITRE XVI. — DES PARASITES

liaDde qui contient des germes de ténia, c'est-à-dire des cys> ticerques, sont si peu apparents, surtout quand la viande a ^lé salée, qu'il est impossible au consommateur vulgaire <1 éviter le danger qu'elle offre. En elTet, les faisceaux de fibres musculaires et les couches graisseuses interposées entre ces (aiiceauxont tout à fait l'aspect, la consistance et In couleur '{u'ils présentent dans la viande la plus saine; le spécialiste -eut saura reconnaître dans les interstices musculaires le 'Titicerque qui, dans la viande Tralche, se présente sous la forme d'un petit kyste demi-transparent, avec une petite tache

■jpaque sur un de ses c6tés. Quand la viande est salée et desséchée, le liquide dif kyste a disparu et le cysticerque est réduit au volume d'un grain de millet, de consistance ferme et de couleur rosée, et sous cette forme, data laquelle il est aussi 'iingeretix que la première, il est facile de le confondre avec un i:ranule graisseux (Mégnin) (1). »

Ha été démontré, par des expériences très nombreuses et très probantes, que le cysticerque du porc ladre donne à Ibomme le ténia solium, ou armé, et que les cururbitins, pruglotlis, ou anneaux mûrs de ce dernier, produisent la ladrerie du porc. La filiation du cysticerque ladrique et du lénia armé est évidente, dit M. Laboulbène {ioc. cil.). Le porc, ''» engloutissant les cucurbitins de ténia, au milieu de ma-

■ Pour jludlcr eomplèicmcnt tctts queilion, cnnaultci ; Dpipeeh, fie '" Mrrrit du porc au f.oint <le vue lU rhyi/iéne privée il puMiifur, Piri», '"■i; « Guardia, Latlierie du pw: flans ranli'/uité lAna. li'/ii/g., IBfiS.

626 GUIDE DE MICROGRAPHIE.

tiëres fécales déposées au dehors dans la campagne, arrive à être farci de cysticerques, et de plus, comme les porcs avalent les excréments les uns des autres, les œufs ingérés par un premier animal, et qui n*ont pas eu le temps de se développer dans son intestin, sont repris par un autre porc. C'est encore en buvant dans les mares, où les cucurbitins et surtout le> œufs de ténia ont été entraînés par la pluie, que les porc^ contractent la ladrerie ; la résistance des œufs, protégés par une coque épaisse, est considérable et leur développement peut avoir lieu au bout d'un temps fort long.

L*homme n'échappe pas à la ladrerie, et il n'est pas tr rare de rencontrer des malades ladriques, présentant d phénomènes cérébraux ou des accidents épileptiformes, quaud des cysticerques se sont développés dans le cerveau. Davalne. Kœberlé, Lancereaux, Boyron (thèse, 1876J, ont réuni do exemples de ce fait. Nous avons pu observer à Thôpital de^ Cliniques un homme ladrique. C'était un ancien cocher qu. autrefois avait été atteint du (énia. Au moment où nuu^ l'avons observé, ses muscles étaient pour ainsi dire criblés de petites tumeurs, siégeant principalement dans les muscles du bras et dans les grands pectoraux. Elles contenaient toutes dt^ cysticerques. M. Broca détruisit toutes celles qu'il put atltiodre, en y pratiquant des ponctions simples. Comme il e^t probable, certain même, en raison des accidents cérébraux, qu'il y en avait dans d'autres organes, l'avenir du maladv n'en reste pas moins sombre.

Par quel mécanisme l'homme peut-il devenir ladrique? H faut admettre, soit l'ingestion directe des œufs de 1^**^ solium, ou ténia armé, en buvant l'eau d'une mare, ou d ci; endroit infecté; soit la présence d'un anneau, ou cucurbill*' remonté, puis digéré dans Testomac; eu enfin, d'un téni^ fenêtre, dont les œufs devenus libres dans l'intestin aurootp** s'y développer, en donnant naissance à des embryons, qui liraient perforé les parois intestinales et de là, ayant pénéln dans un vaisseau, auraient pénétré, grâce à la circulation 54x1guine, dans différents organes.

M. Mégnin vient de faire récemment de nouvelles obserr^itions sur le développement et les métamoi*pho$es des ténias.

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