CUAPITHE XVI. — DES PARASITES
Tutérus, sur un anneau mûr, on trouve la plupart de ceux-ci enveloppés d*une matière muqueuse ressemblant à une enveloppe albuminoîde avec quelques granulations (1). (Laboulbèoe, bc, cU.^ p. 8 et 9.)
T. Echlnoeoccns. — 1® État cystique. — G*est seulement hous cette forme que le T. echinococcus s'impose à l'observation du médecin, car c'est seulement à cette période de son développement qu'on le rencontre chez l'homme. On sait que le proscolez, dilaté en une vésicule souvent volumineuse, et depuis longtemps connue sous le nom à'hydatidcy donne naissance à un grand nombre de scolex (Echinococcus) qui se détachent bientôt de la paroi hydatique et tombent dans la cavité de la vésicule mère.
La détermination de ces cysticerques n'offre généralement aucune difficulté, etle médecin remonte facilement à l'origine des tumeurs ou des kystes qu'ils produisent.
Cependant le microscope peut faire distinguer la structure
Fi g. 396. — Hydatides ou kystes hydatiques ordioaires (Laboulbêae).
feuilletée de la membrane hydatique et permet surtout de reconnaître dans ces formations, ainsi que dans le liquide obtenu par le ponctionnement des kystes, la présence de crochets insérés sur le rostre des scolex. Ces crochets fournissent le plus sûr élément de diagnostic etpeuvent être aisément reconnns. Chaque scolex en porte 44; ils sont longs de 0™°»,02 à 0 «jO^i et présentent nettement les trois parties caractéristiques (manche, garde, lame). En général un grossissement de :Î50 à 300 diamètres suffit pour les observer complètement. Le carmin, le picrocarminate d'ammoniaque, la solution d'aniline el de rosaniline, facilitent singulièrement leur examen. Les vési-
(1} P. Gervais et P.-J. Van Benedcn {Zoologie mkiicale, t. Il, p. 24Î, flg. 164,
UiO ' GUIDE DE HICROGaAPDlE.
cules bydatiques sont arrondies ou ovoïdes ; elles sont con>liluées par une simple enveloppe ayant, d'après Laboulbène, la consistance de l'albumine peu cuite ; elles sont remplies d'un liquide transparent et semblable à de l'eau distillée . Autour dehydatidesvolumineusesdesviscëres.celles du foie, par exemple sË trouve une coucbe fibreuserésistante, et qui est un véritable kyste adventir, pourvu souvent d'un réseau vasculaire. tandi' que les vésicules bydatiques n'ont aucun vaisseau. Parfois ]v> hydalides renferment, outre le liquide, un certain nomlire d'autres bydatides absolument semblables. Dans ce cas. l'hydalide est dite hydatide mère, ot celles qu'elle renferme uni été appelées bydatides filles. Il n'y a là qu'une question dr
contenant et de contenu, mais non unedilTérence de stniclun' des bydatides.
En examinantavec attention le liquidede plusieurs vésiful'-. on trouve que tantôt il est tout à fait liquide, mais que m" vent il laisse déposer de petits grains blanchâtres , vi<tblt>< i l'œil nu, comme une très fine semoule (Laboulbène). Ce* pt»nulations, qui nagent dans le liquide hydatique et dont i*'- • sieurs restent attachées k la partie interne des vésicules, font '.• - Eckinocoquss. Le moindre morceau de vésicule bydaliquf e-: tout à fait caractéristique. Lorsqu'on examine au m icr^•^^■' ■?■<■il divers grossissements, un fragment obtenu en coupaoi "U •-'■i hachant la vésicule et placé surlatranche, on voil,coro!nen'H-» l'avons déjà indiqué, une disposition lamelliforme (oulfp*cialc. Qu'on se représente, dit M. Laboulbènc, auquel O'-i.* empruntons ces détails, un livre, ou mieux unalbomif^ujild»
CBAPITHB XVI. — DES PAHA81TBS.
d'inégale épaisseur, on aura une idée nette de cette disposition des lamelles emboîtées. A la partie interne de la membrane kdatique, on trouve une couche grenue des plus remarquables, découverte par le professeur Cb. Robin. Cette couche fil une véritable membrane germinale, donnant naissance aux ^cbJDocoques et suivant que l'bj'datide est pourvue, ou non, de «'elle membrane, elle est ferlile ou non fertile, ainsi que Dalaine l'a démontré. Les termes d'bydatide mère ou Olle n'expriment que le fait de vésicules renfermant, ou ne renfermant pas d'autres vésicules; la membrane germinale seule rend l'brdatide fertile, ou apte à produire des échinocoques. Dépourvue de membrane germlnale, l'hydatide mère, remplie'de >éitcules semblables à elle, est réellement stérile par rapport aui échinocoques, dont la production est alors impossible. Les bydalides mères et flUes sont aussi appelées endogène» et txogénet ; ces dernières sont rares chez l'homme. M. Mégnin
hiiUlirla plM pttlUi.
laloppEEKDl de Viehinoeogiit. — B. C. FngnmU hu
t lu ïomhr ftrmiBile gruiiilïHM. — D. Byil^lidr ouiii E. Échinadoqa» k*H U partie utdrlcan
1 Toil It dlipoiilion ia crncheU da HBlau culii'aluiKI (d'iprti UboulMac).
France médicaU, juia 1873) en a publié et fignré un remaruable exemple chez te cheval. En examinant l'intérieur d'une ydatide mère, dépourvne de membrane g;ermînale, on peot rvuver des bourgeons qui se développent ultérieurement, en
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vésicules ; ces bourgeons détachés, comprimés et examinés aa microscope, offrent exactement la même disposition que les enveloppes hydatiques, constituant les grandes vésicules. Si les bourgeons sont placés sur la face externe, Thydatide produira des vésicules exogènes (v. Davaine). Les kystes alvéolaires à échinocoques, du foie et du poumon, appelés aussi tumeun à échinocoques tnultiloculaires^ se rapprochent des hydatides exogènes. Leur contenu gélatiniforme est en réalité formé de membranes hydatiques repliées et renfermant des écbinocoques (Laboulbène, loc. cit., p. 27 et 28).
Les échinocoques (^x^voc, hérisson et xo'xxoc, grain) proviennent par bourgeonnement de la membrane germinale, des hydatide> fertiles. D*abord ils sont constitués par une granulation blinchaire, à peine visible à Tœil nu, qui se montre à la surface, qui grossit, se pédiculise et qui enfin, se détache pour nager librement, dans le liquide hydatique. Le corps des échinocoques est formé par une vésicule arrondie ou ovoïde, quand ranimai se contracte. Sur la partie postérieure, on trouve parfois les traces du pédicule , par lequel Tanimal tenait à la membrane germinale. La partie antérieure, ordinairemeni invaginée, offre quatre ventouses et une double couronne de crochets. Le corps est parsemé de granulations formées de carbonate de chaux et de phosphate de chaux, unis à une substance organique (Laboulbène, Mimoiret de la Société de bîolo' giCy 1872).
Les hydatides, ou poches hydatiques, bien développées daa> nos organes, peuvent ultérieurement subir des altéraUoa> importantes. La membrane s'épaissit en plusieurs points, elle devient cartilaginiforme ; la surface interne est rude, inégale, enduite de sels calcaires. L'hydatide n*estplus arrondie, oai^ bombée avec des enfoncements et des diverticules. La par^ : cède sur quelques points, la poche peut communiquer a^^ les vaisseaux ou les cavités voisines. D'autres fois» quoique bien plus rarement qu'on ne Ta dit, Tintérieur est rempli d uc liquide purulent. M. Laboulbène en a observé deux cas.
Dans un degré extrême, les échinocoques périssent, le liquide se résorbe, il ne reste qu'util magma graniûo-grtissetix, parfois semblable à du mastic, oi!t Ton trouve encore les cr>w