‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographieChapitre 282 sur 404 · CHAPITRE XYI. — bfiS PARASITES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XYI. — bfiS PARASITES

cuite. On peut encore la reconnaître au sang noir, épais^ boueux, que Ton voit sourdre à la surface, lorsqu'on presse le morceau entre les doigts ; dans les interstices musculaires, le tissu conjonctif est infiltré, ecchymose; les débris de vaisseaux que Ton peut y rencontrer, montrent la couleur violacée de leur tunique interne ; enfin, Texamen microscopique fera reconnaître, dans une gouttelette de sang, un grand nombre de bactéridies flottant dans le sérum. Si la viande est fraîche, sans mauvaise odeur, la présence de ces bâtonnets immobiles est le signe caractéristique du charbon et permet d'affirmer Texistence de la maladie. Si la viande était putréfiée, le diagnostic serait plus délicat à cause de la présence des bactéridies de la putréfaction ; mais, dans les deux cas, la viande devrait être rejetée (Bouley et Nocart, loc. cit.).

Dans la figure donnée par nous, page 381, du sang charbonneux, on n*a pas représenté Tétat d'agglutination des globules sanguins qui est si particulier et si caractéristique.

iTian^ea septieémiqaea (Rapport de MM. Bouley et Nocart). — On sait, depuis les belles expériences de M. Davaine, que le sang septicémique est peut-être le poison le plus redoutable, qu'il soit donné à l'homme de manier. Une dilution à 1/10000 de ce sang injectée à un animal le tue avec une grande rapidité. M. Pasteur a démontré que cet état particulier du sang est dû à la multiplication d'un parasite microscopique, auquel il a donné le nom de Vibrion septique. Tandis que la bactéridie charbonneuse a besoin d'oxygène pour vivre, le vibrion septique serait tué par cet élément ; la bactéridie charbonneuse e^t aérobie ; le vibrion septique, au contraire, est anaérobie. La septicémie est souvent la conséquence de la mortification d'un organe, ou bien encore, l'efi'et du développement de ces vibrions à la surface d'une plaie. C'est ainsi que se développe h gangrène traumatique, la pourriture d'hôpital (1). La viande

■ 1 ; Sur la phosphorescence de la viande, — Ce phénomène a donné lieu il de nombreux travaux parmi lesquels on peut citer ceux de MM. Matcuccl, Qaoy, Gaymard, Becquerel, Beccarla, Nuesch, Bancel et C. Husson, etc. Parmi ces traYaux, les uns ont un caractère purement chimique, nous no nous y arrêterons pas. Tandis que Matcucci attribue à un travail d'oxydation lente, et à la production de deux électricités se reconstituan'u à mesure, la phosphorescence de la viande de poisson, M. Nuesch croit avoir reconnu que

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d'un animal atteint de septicémie est molle, noirâtre, avec des reflets jaune verdàtre irisés ; elle est très friable et exhale une odeur particulièrement fétide (sulfhydrate d'ammoniaque). U graisse est molle, rougeâtre; le tissu conjonctif infiltré. Le sanqr. comme dans le charbon, est noir, boueux et se coagule difticiîement.

Les Tiandes charbonneuses et les viandes septicéroiques doivent être écartées de la consommation. Certainement, si elles étaient parfaitement cuites, on pourrait peut-être impunément les consommer ; mais, comme il a été observé que le> bactéridies charbonneuses conservaient leur action spécial'' dans la viande dite saignante, c'est-à-dire imparfaitement cuite, et «|u1noculées elles donnent le charbon, on voit à que! danser on peut s'exposer. Le suc gastrique, comme Ta démontré M. Colin, détruit la bactéridie charbonneuse, aus^i cette voie d'introduction peut être considérée comme le plu^ souvent exempte de danger; mais il ne fa ut pas oublier, conam*' le disent fort bien MM. Bouley et Nocart, qu'avant d'être serur^ pour le repas, la viande doit subir des manipulations, des préparations plus ou moins longues et compliquées, au c^ur^ des<iuelles, le boucher, la maîtresse de maison ou la cuisiniôrt*

U p>o5phor>?scence des poissons provient de la respiration d*antma]<'>il-^s c<.nuui>e U phosphorescence des eaux de la mer, attribuée par Matourr.. j . prv'>^*"vV d'une multitude d^animalcules méduses, ceroés, etc. Ayant oh^^^r.'^ AU oiic^^^'^'^pe de la Tiande phosphorescente, ce sarant a va une ma»M> H' p«*t.;'$ bactéries à côté de chapelets de globules et de magnifiques o vi^.i>^ y. «f<» ph. et de chim,^ décembre 1878).

|\a-'« u ) cas de phosphorescence de viande do homard obsenê ^.r MM. Ba cel et C. Husson, la viande était belle ot saine et sans odeur pair.^i^, V. Nuesch a pu propager les cléments producteurs de la pho^i^ rk-ii..v''U'^ 3k de U viande de porc. MM. Uancel ot Husson ont été n. > ^ h<nirtni\. Ils ont procédé à Texamen microscopique de cette viande. \ c cT\^s<>issoment de 800 diamètres, ils ont observé de petites tMCteries ti u-* |\o:ito$ cellules d'un jaune roux, qui ont uno certaine analogie, avec C'-. ^ oui ont oté signalées dans la neige rouge {protococcu» nivaiUî.Ces c^-llv. * axaient pour caractère commun de pouvoir vivre et se développer ï c UMupéralure relativement basse. M. Nuesch qui a observé ce pbénomi<.ie *4' U viande de boucherie, considère que la phosphorescence ne commoi PAS de caractères nuisibles à la viande, et il se base sur ce fait d*observa*^. • que la putréfaction détruit la phosphorescence.

MM. Bancol ot Husson ne parUgentpas cette opinion sans apporter i -;•• fois de preuves bien positive» à l'appui de leurs réserves.

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