‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographieChapitre 286 sur 404 · CHAPITRE XVI. — DES PARASITES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI. — DES PARASITES

qu*il fait mourir par milliers (Mégnin). Le Syngamus témoigne d'une évidente parenté zoologique avec le Sclérostome; on trou?e ce ver presque toujours accouplé; le mâle, beaucoup plus petit que la femelle, forme avec elle un angle presque droit, ce qui a fait donner à ce parasite le nom de ver crochu. Le développement et le mode de transmission ne sont pas connus. D'après Davaine, on a trouvé ce ver dans la trachée ou dans les bronches, chez le coq domestique, le dindon, la pie, le martinet, Tétoumeau, le pic-vert, le faisan, la perdrix, la cigogne noire. c( M. Leidy l'indique comme très commun chez les poules en Amérique. Le D' Crisp estime à un demi-million le nombre des poulets que ce ver détruit actuellement en Angleterre, sans compter les faisans (1) et les perdrix, de sorte qu'il serait d*un intérêt véritablement national, dit-il, de trouver le moyen de prévenir l'invasion de ce ver ou de le tuer (Davaine) » (2).

Parasites des Toiee respiratoires. — Un ver nématoîde, le

Sirongylui longevaginatus (Diesing) a été rencontré dans l'es voies respiratoires de Thomme. Ce cas se présente rarement; jusqu'ici, il n*a été rencontré qu'une fois. (P. la descript., voy. Davaine, Synopsis, p. CXVII.) M. Rainey, d'après Davaine, aurait également observé des vers nématoldes à l'état de larves dont l'espèce n'aurait pu être déterminée, dans le larynx et la trachée d'un individu. Ayant examiné ces vers au microscope, M. Rainey a vu que ceux-ci étaient plus effilés à une extrémité qu'à l'autre et que l'extrémité la plus grosse se mettait toujours en mouvement, avant la plus petite. Quand les mouvements cessent, le ver reste enroulé et ressemble à

(1) Les faisans sont également atteints d*un ténia particulier, dont nous donnons ci-contre la figure. (V. flg. 421.)

Les Syngamus exercent de terribles ravages dans les faisanderies, et 8*attaqoentaux genres exotiques (Lophophores, etc.). Au Muséum la plupart des oi^eaiix s'en trouvent atteints, et on les rencontre aussi bien dans les Canards et les Spatules, que chez les Marabous et les Pélicans. (J. Chatin.)

(2) M. Mégnin a indiqué un moyen de détruire ce ver qu*il tient d*un faissndier de la forêt de Fontainebleau : c*est de mêler do l'ail pilé à la pâtée destinée aux faisans; le susdit faisandier a ainsi débarrassé ses parquets de ce terrible parasite {Bulletin de la Société centrale vétérinaire 1878).

Parmi les parasites des animaux domestiques nous citerons encore, le Sclérostome do cheval, Sclerostomum armatum. (V. Davaine, Synopsis^ CXUI}. <

GUIDE DE MICROGRAPHIE.

une trichine renfermce dans son kvste. Ce nématoîde estions de 0"",75, large de 0"",016, obtus en avant, graduellemenl aminci en arrière. L*œsophage occupe plus du tiers de laloogueur du corps, Tintestin est droit; Tanus semble exister no peu en avant de Textrémité postérieure ; il n*y a pas d*organes génitaux internes ou externes (Davaine, p. 22).

A la suite d*une communication faite à rAcadémie des sciences par M. le D' Nicati (de Marseille), sur la concomitance d'une épidémie de diphthérie ayant régné à la fois sar les basses-cours et sur les habitants de Marseille, une certaine émotion s'était manifestée et on s'était demandé si la diphthérie des oiseaux ne pouvait pas se communiquer à rhomme.

Fiff. 422. — proto-organiamet de la diphihérie ou phthitie de« ois«aui et des laptas. — A. Jeunet psorospermies du roctentère d'une poule. — B. Jeones psoro&^termirs do f^>»' chez un lapin. — G. Jeunes psorospcrroies du poumon de ia poule. — O. adulte en voie de segmentation, encore nommée grégarine (Uégnîn).

M. Mégnin, ainsi que d'autres observateurs, ont démontré, soit par l'observation clinique, soit par l'anatomie pathologique, que les craintes de M. Nicati étaient exagérées. Voici le résumé des recherches de M. Mégnin sur ce point :

Cette maladie est connue des éleveurs sous le nom de mv* guet jaune, de chancre, d'csqw'nancie, et se présente sous deux formes principales, ordinairement combinées chez plu^eurmalades, à savoir : 1« une forme pseudo-membraneuse, caractérisée par des fausses membranes, d'un blanc jaunâtre plus ««m moins foncé, que l'on rencontre tapissant un ou plusieurs J- ■* organes suivants : langue, pharynx, cavités nasales, Urinx.

Page 1