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CAHAGTÈRES PRINCIPAUX DES MUCUS

i^ HAtteas eoBsldéré en général. -— On donne le nom COl*

lectif de mucus^ dit M. Robin, à toutes les sécrétions qui proviennent du tissu mince des membranes muqueuses et des içlandes ouvertes à leur surface, tant que le produit de ces dermères n*a pas de caractères spéciaux gui lui méritent un nom par* ùculier. Ce qui différencie les glandes, des muqueuses, c*est que U sécrétion des glandes est presque toujours intermittente, tandis que les surfaces muqueuses sécrètent constamment. Cest pourquoi, dans un certain nombre de cas, on peut obtenir le mucus sans la sécrétion glandulaire à laquelle il est ordinairement mélangé. Ainsi que Tout dit MM. Ouval et Lereboullel, le mucus est aux surfaces muqueuses ce que la desquammation furfuracée de Tépiderme est à la surface cutanée. Bien plus, quand la couche cornée de Tépiderme n'existe (»as, la peau devient identique à une muqueuse et elle donne oaissance à un véritable mucus. C'est ainsi que la peau des poissons fournit rapidement, sans glandes spéciales, une quantité considérable de mucus sur toute sa surface; c*est ainsi que la peau humaine se comporte elle-même, lorsque Tépiderme, ayant été détruit ou notablement altéré, elle donne naissance à ce liquide muqueux qui suinte si abondamment dans les affections cutanées [loc. cit,^ p. 197 et suiv.).

Caractères principaux des mucus. — Us sont généralement Tîsqueux, épais, et ont une consistance filante ; leur teinte est tantôt grisâtre et demi-transparente. Us renferment un principe variant suivant leur origine, auquel on a donné le nom

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de mucosine. Ce principe est coagulé par ractioa de certalas réactifs. Les mucus, tiennent en outre, en suspension des cellules épithéliales, provenant des muqueuses qui les ont sécrétées. Sous l'influence de la moindce irritation, on voit apparaître dans les mucus, des globules blancs (mucus nasal, buccal, yésical); ils ne diffèrent pas des globules blancs ordinaires et ne méritent pas le nom spécial qu*on leur a donné, de globules muqueux.

Les mucus peuvent renfermer des corps étrangers, tels qae des granulations graisseuses, des algues, des infusoires, des vibrions. Dans le tube digestif, ils peuvent renfermer des débris de matières alimentaires (Robin, 7'raUé des humeurs].

Caractères de la mucosine. — Quand on examine au microscope de la mucosine, ou mucine de certains auteurs, on voit qu*elle présente des stries parallèles, onduleuses, non entrecroisées, à moins qu'il n*y ait eu superposition. Sous rinfluence de Tacide acétique, qui coagule la mucosine, cette striaticn devient très nette. Toutefois, il est utile de noter que, lorsque la mucosine s*est gonflée au contact d*un liquide, rurine, pur exemple, ces stries sont plus difficiles à apercevoir; quelquefois la mucosine se présente à demi concrète, sous Tinfluence dt certains troubles; ce cas se présente fréquemment pour \( mucus intestinal, surtout chez les personnes ordinairemei.: constipées; on Ta noté également dans la vessie. Le muco concret peut alors revêtir certaines formes qui pourraient \rr faire confondre avec des parasites.

Rappelons ici ce que nous avons déjà dit au chapitre Sperme : la spermatiney comme la mucosine, se gonfle a% contact de Teau, mais elle n'est pas rendue striée par Tacidr acétique.

Les mucus renfermant un. certain nombre de sels, il n*e>i pas rare que ceux-ci se déposent et forment, avec le oiucu^. des petits grumeaux de structure amorphe, ou renferniar>: quelques cristaux. C'est ainsi que le mucus nasal renfence quelquefois des rhinolUhes; le mucus des voies lacrymale^ peut donner naissance à des dacryoUtkes. Ces petits calcc s sont généralement de nature calcaire et ont une gangue rmée de mucosine.

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