CHAPITRE XIX. — DES TACHES
tères que nous avons donnés, lorsque nous avons étudié le sang. Dans ce c^s particulier, au lieu d'eau distillée, il Taut employer une dissolution de sulfate de soude.
Dm tacbcB prodnltra p»r le Janne d'œuff (voir Offlla, Briand el Chaude, Gosse). — Ces taches se présentent si fréquemment dans la vie commune, qu'on a souvent l'occasion de les étudier. Elles sont d'un Jaune d'or, quelquefois jaune orangé, communiquent au tissu qui les porte, une certaine raideur. Généralement elles offrent un degré appréciable de transparence, et lorsqu'elles sont desséchées, elles peuvent s'enlever par écailles de dimensions variables.
Examinées au microscope, elles présentent des amas de gra- Qulations graisseuses, de larges gouttes d'huile du jaune, ainsi que des gouttes d'buile contenues dans des granulations. Les
amas réguliers diffèrent de ceux du caséum et de toute autre substance, par leur plus grande opacité et par leur état granuleux parfaitement uniforme, excepté, lorsque de grandes gouttes d'buile se trouvent enclavées dans leur épaisseur; ces dernières ont une teinte un peu ambrée.
Tkckes farméM p«v la (ralisc et psr le llnn adlpeax. —
.Nous avons déjà donné quelqifes notions sur le tissu adipeux, de sorte qu'il nous suffira de rappeler que la graisse est contenue dans des cellules à parois minces et transparentes qui laissent apercevoir leur contenu jaunâtre. Ces cellules sont parfois a^lomérées, autour d'elles rampent des vaisseaux capillaires. Ce sont les lobules graisseux.
732 QUIDB DE HICROGRAPHIB.
Quand on traite une tache de graisse par de l'étber, de li benzine, on dissout le corps gras, et après évaporalioo, oa peul constater au microscope la présence de globules de graisse, sur lesquels on peut faire agir les différents réactirs qui surent à la détermination des corps gras.
Nous ne connaissons jusqu'ici qu'une seule observation de tacbe formée par du tissu adipeux. L'examen en a été fait par
Fi|. tn. — Cdiule) adlpeuiei Donntlu Fig. «0. — Dtu Flg. 4SI. — CcllilM r^de la Buntll* (grouia ISO foii.) — «llulsi adipcu- iHinnBlnHMlcin'ta. Sau rtulili. — b. TriiM» par ]'«- ta tir<e> ilt la Uni de aarEV^H rr»thfr qui * tokit li ; rmiue cl Miit m«llc du Mmur (lin 3S«fai«).— <.Ci i '
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M. Robin, auquel nous empruntons la description suivanie : Cette tacbe se trouvait sur une porte grisâtre; elle était Iodçi:'' de O^OS sur I à 2 millimètres de lai^e, épaisse de 1 millimètreet rouge&tre, mais non rouge brun, ni à surface brillaolf comme les taches brillantes, comme les taches de sang. Aprt> en avoir fait macérer une partie dans de l'eau pendant dix minutes, elle avait pris une teinte d'un blanc jaunitre légèremeol grisAtre, s'était gonSée et affectait un aspect fllamenleU' Ayant examiné cette tacbe à un grossissement de trois cet-idiamètres, M. Robin vit qu'elle était constituée parles thments suivants : les amas de cellules étaient réunis pu dt'< fibres lamineuses arrondies ou aplaties (dites fibres du ti&icellulaire). Ces fibres isolées se présentent sous U forme ■: '