CHAPITRE XX. — EXAMEN MICROSCOPIQUE DES EAUX
gènes, qui ne boivent ces eaux qu*après leur avoir fait subir i'éballition simple ou avec des feuilles de thé. Plus récemment, dans un ouvrage que nous avons cité, le D' Dounon est revenu arec beaucoup de force sur cette question, et a montré que les eaux dont faisaient usage les Européens contenaient des âogQîUules, des organismes inférieurs, des œufs microscopiques. La filtration seule est impuissante à débarrasser ces eaux àe ces hôtes dangereux. L'auteur exprime le désir de voir l'examen microscopique donner la démonstration complète âe ridée qu'il soutient. Les Annamites et les Chinois, qui ne font jamais usage de Teau des puits ou des fleuves, n'ont pas h dyssenterie ; il en est de môme de ceux des Européens qui boivent uniquement Teau qui leur est apportée d'Europe. Nous rappellerons également que les eaux ont été consi* dérées avec raison comme le véhicule «des œufs et des embryons d'un certain nombre de parasites. On ne saurait donc examiner de trop près les eaux qui doivent servir à Talimentâtion. Si les entozoaires nématoîdes sont plus fréquents chez les enfants que chez les adultes, dit M. Robin, cela tient â ce que Teau, dans ces conditions d'âge et de lieu, est bue plus souvent qu'ailleurs sans avoir été filtrée.
Lorsque nous avons parlé du sang, nous avons donné d'une façon très brève quelques indications sur les vibrions, nous n'y reviendrons donc pas. Dans les eaux corrompues, on trouve presque uniquement des bactéries et des vibrioniens, parmi lesquels nous citerons le B. pvnctum^ le B. termo^ B, Pa&torii^ B. bacillus ; on y rencontre également le Vibrio rugula, et le V, bacillus. On y observe encore le Spirillum volutanSy Sp. plwatîle, Sp, ondula (i).
Les eaux qui ne renferment que ces microzoaires sont impropres à l'alimentation. Outre ces bactéries et ces vibrioniens on y rencontre encore quelques monadiens.
D'une façon générale on peut dire que tous les infusoires supérieurs aux monadiens, tels que les paraméciens qui vont être étudiés ci-après, se rencontrent dans les eaux que l'on
;i) Nous ne considérons pas les bacu^rics et les vibrions comme apparier ant ao règne animal, mais bien comme des végétaux à des états de déveoppemeni différents.
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peut boire sans grand danger^ abstraction faite des œufs et des embryons de parasites et d'helminthes. Toutefois, il y a encore sur ce point bien des observations à faire, et il est à désirer que des recherches soient dirigées dans ce sens. Noos avons pensé être utiles à nos lecteurs, en leur donnant quelques détails sur les microzoaires que Ton trouve dans les eaux, afin de rendre plus faciles les observations qu*ils seraient tentés d'entreprendre. Ajoutons que les espèces d*infusoires varient, suivant les plantes aquatiques qui vivent dans les eaux, suivant les saisons de Tannée, et également suivant la nature des terrains. Les eaux stagnantes sur un sol calcaire, dit M. Robin, contiendront, avec les charas, des infusoires qu*ou cherche vainement dans les eaux d*une contrée argileuse, lesquelles auront également leurs animaux particuliers, de même que les eaux ferrugineuses, celles des tourbières, celles des fossés entourant les habitations, les canaux.
Infasoires (i). — Ce nom a été donné en 1764, par Wrisberg, aux innombrables animalcules que l'on trouve dans les eaux stagnantes, véritables infusions naturelles. Au fur et à mesure que les microscopes devenaient plus parfaits, on a distrait des infusoires, des végétaux, comme les Algues, les Diatomées, etc. Pour certaines espèces l'accord ne s'est pas encore complètement fait, et cela se comprend, si Ton songe qu'à la limite les divisions entre les ôtres vivants, si elles existent encore, ne sont pas toujours très nettement tranchées. La substance fondamentale des infusoires consiste en une masse gélatineuse, plus ou moins dense, parfois très nettement différenciée en organes distincts. Cette masse, de nature albuminoîde, généralement incolore, mais pouvant affecter des colorations diTers«^^. comme le jaune, le bleu, le rouge ou le brun, a été appelée Sarnj l par Dujardin.
On a tiré un caractère différentiel important de racUon de l'ammoniaque sur cette substance. Tandis que les infusoires anuDau\ ou infusoires vrais se dissolvent dans Tammoniaque, les infusoires végétaux, zoopores, protophytes, ne s*y dissolvent pas, mais lear^ mouvements s'y arrêtent. Après la mort le Sareode disparaît, et ^e dissout le plus souvent (Pelletun, toc. cit.,, p. 600 et suivantes). On i établi deux grandes divisions parmi les infusoires.
La première comprend les Infiisoires cUiés ou infusoires à tourbcl-
(1) Pour plus de détails consulter le livre de M. Pelletan, aa chapitre 5^ '• cial duquel nous avons fait de larges emprunts. Consulter également Je migniflquc ouvrage de M. de Fromentel. Paris, chex G. Hasson.
CBAPITRE XS. — EXAMEN MICROSCOPIQUE DES EAUX. 741 ion {MkroMa vorticosa, Fromentel). Us ont été ainsi nommés parce qu'ils sont munis de cils vibratiles, de arrhes et de poils, qui serTenl à l'animal pour ae mouvoir dans le liquide ambiant, et en même lemps pour déterminer un tourbillon qui amène à la bouche les corpuscules dont il fait sa nourriture.
La seconde diïiaion comprend les Infusoires flagellés {Mierotoa nu- Umtùi, Fromentel) auxquels il faut adjoindre les Infusoires àlioflageltés, c'est-ii-dire possédant à la fois des cils et des fUigdlums. I^s Infitsoiret flagtUéi ne portent qu'un ou deux fllaments allongés iflagellutn) à. l'aide desquels l'infusoire se dirige par une série d'oscillations, amène sa nourriture h un orifice considéré comme la Imuclie et qui est, dans quelques cas, très dillicile à apercevoir. Le corps est constitué par une musse sarcodique qui change faci-
•Diuar it II twi '
lemeot de forme, et dans laquelle on ne distingue, d'après Pellelan, qu'un seul organe qui est la r.é'iicufe ronlracUle.
La masse sarcodique qui conslilue le corps de l'inrusoire est revétae d'une cuttcule {1 ohn que Ion peut mettre en évidence, chea les Kolpodes et les Paraméciens à l'aide de l'alcool (P.). Ce tégument prend chez certains infutoires, Coleps, la consistance d'une Térilable carapace, mais le plus souvent il est marqué de stries ou de ponctuations formant des lignes longitudinales ou obli-
GUIDE DE HICROOIUPBIE.
ques. Sur ces stries ou aillons sont fixés des appendices, dendiuiK el de longueur variables. Très Bns, ils consliluentles dis ntmtilF); plus gros el plus raides, ils prennent le nom de cîrrhes, qui tentai à la progression de l'animal.
Certains inTusoires sont en outre munis de dylei ou »oia kmgues et raides, dont tes usages sont divers, mais qui serrent ta particulier à certains infusoires pour faire des sauta bnuques dani le liquide {Infuioirei sauteuri) ; on observe enfin des eomieuUs, oa cil» plus courts, très forts, larges à la base, pointus à rextrémité, doute de mouvements indépendants & l'aide desquels l'infuBoire peut pn>-
ng. 45S. — Sitnior poltmorpha an
•,tM.
gresser sur des objets immergés (Infusoires mareham). Ces diU'rents organes, d'aprës H. de Fromentel, ne seraient pas flics sur Ii cuticule, mais sur de petits points brillants sous-jacents, qu'il coastdëre comme des mamelons musculaires. L'ensemble de ces mamelons formerait autour du corps de l'infusoire une couche émiiwiDment contractile, À laquelle cet observateur a donné le aom ir Myose.
Cette disposition des mamelons musculaires est surtout vi^.t-li chez le Stentor polgmorphut et cliei les VortUeila convaUarûi . L-
CHAPITRE XX. — EXAMEN MICROSCOPIQUE DES EAUX, 7i3 Slnitor est nn très gros infiisoire, qui a une forme conique, évasé k tOD extrémilé supérieure, lorsqu'il est à l'état d'eitension. Grâce au moQTement de ses cirrhea, fixés sur les bords de son pavilloo, il détermine un lourbilloD violent, qui a pour but d'attirer Ie£ corpuscules enviroDuants. Les plus petits péiiëtretil dans la cavité buccale du Stentor, tandis que les plus gros, s'ils ne conviennent pas à l'infusoire, sont rejetës par une fente qui interrompt la couronne h son milieu. Le corps tout entier est recouvert de cils vifaratiles, dont les points d'insertion correspondent à ces mamelons musculaires, dont ' nous avons parlé plus haut, et qui deviennent saillants quand ranimai se contracte brusquement.
Ces insertions musculaires sont surtout visibles sur les vorticelles dont la forme élégante est en mAmo temps très caractéristique.
F.^. 4M. — GrsBjM da VDt(i«U«i (
>on seulement le corps de l'infusoire est contractile, mais le pédoncule l'est également. Formé par un prolongement du tégument, il aurait la forme d'un tube creux, dans lequel la mgoie serait disposée suivant une ligne spirale, de sorte que le pédoncule se contracterait comme un ressort à boudin.
La situation occupée par la bouche chez les InFusoires est varia* ble : tantôt elle est située à l'extrémité antérieure de l'individu {Vorlieeliieru], soit obliquement, soit à la partie moyenne du corps.
Les Infusoires se servent avec beaucoup d'adresse des cirrhes buccaux pour saisir et palper les corps qui doivent servir à leur
744 GUIDE DE MICROGRAPHIE.
nourriture. On peut à Taide de l'artifice suivant suivre dans Tinfasoire la marche du corps absorbé. U suffit (Pelletan, p. 605} de mettre dans Feau habitée par les Infusoires du carmin finemeot broyé ; ceux-ci avalent ces corpuscules colorés, qui teignent leur tube digestif; les organes de la digestion ne paraissent pas avoir des parois très distinctes.
Quant à la vésicule contractile dont nous avons parlé plus haut, elle constitue un organe dans lequel on s'accorde à reconnaître rélément principal de la circulation, une sorte de cœur. Cet appareil est surtout visible chez les infusoires de grande taille, comme une ' paramécie ou un kolpode.
D'après M. Balbiani, les organes de reproduction seraient représentés par un noyau contenant le plus souvent un nucléole, quelquefois distinct du noyau. Le noyau et le nucléole sont compri< dans la masse sarcodique qui constitue riufusoire. Pour M. Balbi.ini le noyau serait un organe de reproduction femelle, tandis que le nucléole serait un organe mâle. La reproduction se ferait de deu\ manières : par division binaire longitudinale ou oblique et quelquefois transversale, et enfin, chez quelques grands infusoires, par copulation, chez les Paraméciens par exemple (Pour plus de détails, >uir Pelletan, loc, ciL, p. 608 et 609).
Les Infusoires ont en général la propriété de s'enkyster, c'est-à-dire de sécréter autour d'eux une membrane dans laquelle ils s'enferment, formant ainsi une cellule close ou kyste, à l'abri duquel certains infusoires subissent des transformations, ou se mettent à l'abri des cuu>es de destruction. Un marais vient-il à se dessécher, dit le docteur G ert< la plupart des infusoires qui le peuplaient s'enkystent, et attendent ainsi des circonstances plus favorables. C'est à cet état qu'on les trouve quelquefois dans les poussières emportées par les \ents à de grandes distances. Lorsqu'ils trouvent des conditions d'humidité favorables, ils reprennent leur activité.
Les Infusoires sont doués de mouvements volontaires et leur« actions paraissent être la résultante de certains calculs, s'il naus e^t permis, à propos d'infusoires, de nous servir d'une semblable exprès sion, au môme titre que les actes volontaires d'animaux d'un volun.e plus considérable.
Après avoir indiqué succinctement les points principaux de Hii-^ toire des Infusoires, nous donnons ci-après les caractires dc> espèces les plus communes, renvoyant pour les détails pluscomplei? au livre de M. de Fromentel, et à l'ouvrage du docteur Pelletaa.
A. Infusoires oscillants (/. nutantia^ de Fromentel); Les Infusoires oscillants comprennent eux-mêmes les infusoires Fia^/t .'.'.<. c\>st-à-dire ceux chez lesquels on n'observe qu'un oudeux/I"y(//r.'m«. mais pas de cils vibratilcs, et enfin les CiltO'/lageUéSj ceux qui pxv>ei}teiit à la fois des flagellums et des cils.
Le groupe des infusoires fiagellés contient des individus exce»»*
CBAPITRE XX. — EXAMEN MICROâCOPIQL'E DES EAUX. 745 Ttment ténua ; leur corps est arrondi et formé par un ou deux fla- Btllumt, à la base desquels on peut quelquefois distinguer une ligne CD fonne de bouche. Ils sont munis d'une vésicule contractile et se reproduisent par division.
On trouve l'élé, dans l'eau pure et même dans l'eau de mer, les Monas atomus, M. teni, SI. guttula; on les rencontre également dans les détritus.
Les Ccrea>iaB>B se distinguent par un corps allongé et muni d'un long flagellum. On les rencontre non seulement dans les infujions végétales, mais encore dans les liquides animaux comme le mucus intestinal (V. p. 603). On trouve en grand nombre dans les eaui stagnantes des Eugtena. L'Euglena ou Bodo viridii est coloré en vert par la chloropbjUe, aussi est-il considéré comme de nature végétale par un certain nombre d'auteurs. On le rencontre dans les eaux croupies et colorées en vert.
Les dll*-l*Kell^a ont une structure plus compliquée ; la coque ou euim$se, dont ils sont fréquemment revêtus à l'étdt adulte, est composée de deux valves, égales ou inégales, <iouvent prolongée? eu cornes plus ou moins grandes. Comme leur nom l'indique, ils portent un ou plusieurs /lagellums, et une ou plusieurs rangées de (lis vibratiki. LÀ Dgure ci-dessus de Dinophysis ovatti donnera un spécimen de ces infusoires marins.
B. Les lafosolrea clll^ sont plus avancés en organisation; ils ont eo général la forme d'une urne ou d'un pavillon de trompei les cirrhes dont ils sont munis déterminent un violent tourbillon qui a pour buld'atlirer vers la bouche de l'infusoire les particules dont il fait ML nourriture. Ces infusoires, en vertu de leur contractilitét peuvent revenir sur eux-mêmes et prendre la forme d'une boule.
Les infusoires ciliés comprennent trois familles : les V«rilc«l-
748 GUIDB DK H1CR06RAPHIE.
■!•■■, que l'on trouve en été dans tes eaux slaguantes sur les plintH aquatiques (Bg. iSe] ; Les VkgiBleoUeM*, parmi lesquels nous citerons le CoVmnt,
m cODlncliiMi. Loo|iKiir,
«,IM. m-
qui habite une sorte de tube, auquel il est fixé, celui-ci étint l^' mCme atlaché aux corps solides (flg. 459) ;
Les Sl«Bt*rleaa, ainsi nommés parce qu'ils sont pour ainàdir' les géants de ce monde microscopique. Ôuelques-uns d'entre n'\ peuvent atteindre nn quart de miUimëtre, ce qui les rend Tiiifal» ' l'œil nu (flg. 453). Cet inrusoire est commun dans les étangs.
Les infusoires ciliés appartenant aux autres familles ont le cor^à peu près rigide, ou incomplètement contractile.
Les Baltèrleas M)nt caractérisés par les Baltma, dont le cor?arrondi ou couronné par un cercle de cirrhes buccaux est enkH.* comme d'une ceinture de longs cils, dont ils se serrent pour eiKter de véritables sauts dans les liquides (fig. 460).
Les Kf ronIrHs, dont le genre le plus importantes! formé pat t- Kerona, qui sont munis à la Tois de cirrhes pour la natation n i cornicules pour la marche ; très comhiuns dans la mare d« Pvk^' fontaine. I^ corps de tous ces infusoires est plus ou moins allcmf
CHAPITRE XX. — EIAMBN MICROSCOPHIUE DES EAUX. 7*7 eDipsoîde, quelquefois triangulaire et aplati. Leur bouche est bwdée de cirrhes et située dans une sorte de dépresaon qui coupe dm une directton plus ou moins oblique la moitié antérieure du
Fig. un. — Halliria grandi
ri(. «1. — OiïWeAo
corps. Le StyUmyehia mytihu (fig. 454) et YOxytricha croiia [flg. 461) nous donnent des exemptes de celte structure particulière.
D'antres intùsoires appartenant aux Kironicn* ont une sorte de cuirasse, dont la durée ne dépasse cependant pas celle des infusoires, et tombe en diniuence après la mort de l'animalcule. Tels sont le Plxfconta cUhara et \Aipidiica lyneau (Qg. 462, 463 et 444).
Les {««MMlleu ont un appareil particulier placé à l'orifice buecw\. Il parait formé par des b&tonnets disposés en forme de nasse. Cet organe très dilatable semble dentelé à son orifice antérieur ou
"3iS GUIDE DE HICROGRAPEIE.
- externe par les exliémités saillantes des bAtonnets (Pelletan, p. m..
■ Tels sont le CtUlodon eucuUulus et le Hassula flava (Bg. 46i> et 46iv
de r^enlc forniK-
Lea ErrlIicBB sont des inrusoires dont le tégument est le pu ■ souienl aplat et formant deux valves. Ils sont surtout caraclerivpar une soite d'appendice faisant fonction de pic! a. ec lequel l'infusoire peut se fixer.
f-—— i& L'jSgizia legumen, espèce cuirassée et à i'-v.\.
>- |i valves, qui vil dans les eaux douces, donne ii:\' ^ K dee exacte de celte famille d'infusoires (fig. i"" ■ JZj |f Les LacrjmarlcnB forment une ramille »■■•
" ^ ft ombreuse possédant des individus de ^an-:-
[a lie et d'une observation facile. Ces infufoir.sont également contractiles, mais à un moi"-"' degré que les Vorlicelles et les Stentors, puisqu 'ne peuvent faire rentrer à l'intérieur leur* organes externes . La disposition des sillonç ii>'' porte leur tégument est intéressante à étudier. En effet, suivanl •{'cette disposition est longitudinale ou oblique, les fibres mascuk:- ■ qui correspondent a ces stries, ainsi que les cils qu'elle» poil'"- ■ sont également longitudinaux ou obliques. Il en résulte qu« .-* espèces dont les sillons et les rangées cîliaires soni oblique* ou •'^^ raies nagent en tournant autour de leur axe, tandis que celle» J'-' les rangées cîliaires sont longitudinales nagent sans touroer »i-'
CBAPITRE XX. — BXAHEN MICROSCOPIQUE DES BAUX. 749
ellF»-méines. On distingue les Laerymaria qui sont des infiuoircs d'eau douce, dont la taille est souvent considé rallie. La partie anté-
Fig. Ui. ~ L, rieure du corps est constituée par ua prolongement terminé par une
n 4St — An^liiIrpliLi L^c ui
Mrte d'appendice, à rextrëmilë duquel est placé l'oriSce des tube's
Pif. 470. — Spimlimiai ami^gumn. Fi|. «71. — £uo^»ini tilta/Hi.
UgeaQb. On peut suivre, la marche des substances alimentaires
GUIDE DE HICHOGRAPHIE.
à travers ce long col, qu'elles dilatent par leur passage. Le P^ Una a le col moins long et la bouche est située à la base de l'appendice qui termine le cou. Chez les Amphileptia, la bouche est litaée i la base du col. Les Spirostomum ont une forme renniciilùre: leur tégument est strié obliquemant. Ce qui sert k distinguer surtoul l(^ LoxophjjUum, c'est la Eone transparente ou limbe qui les entonrt. La figure 47i montre leurs deux vésicules contractiles. Les ParMnéelcBB ont été divisés de la Taçon suivante :
{•> les Paraméciens vrais qui ont on œsophage développé et visible ;
2° Les Bursariens, qui n'ont pas d'ŒSOphi^ visible, mais dont la bouche est (onjoun lar^ ment béante;
3* Les Suchiliens, qui ont la bouche pedw et ordinairement fermée et ne présentent pa-d'œsophage visible. Les ParamicieTU ont gen'ralement une forme ovalaire souvent acaminée vers la pointe ; ils sont très communs. l.t P. aurelia peut être considéré comme le t^pe de celte famille. El a le corps cilié et est mun d'une longue frange buccale non terminée m spire. La bouche aboutit à un œsophage loii}: '\ •Il ' ■ dro I On voit sur la figure 472 les deui i*-i-
F g 471 Paantcam culcs conlractîles dans lesquelles on paT^liiii '^' " mieux que chei les autres infuaoires à obser-
ver les vacuoles qui s'y ouvrent et se dilatmi lors de la systole de la vésicule.
Le P coh (Mftlmsten) v t dans le gros intestin de l'homme, on 1* trouve dans les matières diarrhéiques (V. Matières fécaUs).
¥'f 4Ta —Kopoda cuoii/nt
I.e8 Bunariem sont caractérisés par une vaste carilé bncc»le •■■i entonnoir, garnie de cils sur aes bords et portant dans m cavité nnf