‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographieChapitre 341 sur 404 · CHAPITRE XXI. — CORPUSCULES ET MIASMES DE L*AIR · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI. — CORPUSCULES ET MIASMES DE L*AIR

granules d'un beau vert ou d'un beau bleu, provenant de Férosion des peintures qui ornent les chambres sépulcrales.

Ftg. 500. ^ Pottflsières recueillies dans l'air le 18 mars 1878, de 4 h. à 8 h. du soir. Forte bise.

(Yung.)

« Dans le sanctuaire de Vénus Athor, au milieu de Taîr pur de

.O,ooy

Tt%. SOI. — Pooifières reeueiUies dans Tair le 18 mars 1878, de 1 b. a 0 h. du soir.

Beau temps. Bise. TuDg.)

Phils, les corpuscules aériens étaient fort rares et fort uniformes. Ils ne se composaient guère que de parcelles de grès, provenant de

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l'cfilorescence des pylônes et des colonnades ruinées des temples qui encombraient cette île sacrée ; puis de quelques corpuscules rouge$ de syénite, enlevés aux déserts de la Nubie ; enfin de quelques vestiges de limon du Nil et de plusieurs Bacillaires provenant sans doute du môme fleuve. Je n'y observai aucun grain de fécule. » ^Loc. cif.,p. 19.)

Nous trouvons dans le numéro du 21 septembre 1878 dujoaroal la Nature f de nouvelles observations sur les corpuscules atmosphériques contenus dans Tair et dans la neige. Ces observation:! sont dues à M. Yung, préparateur de microscopie à l'université de Genève et ont été faites dans cette université. Cet auteur donne la préférence à Teau sucrée sur la glycérine pour retenir les pouàsières ; suivant lui, la solution sucrée n'altérerait pas autant les germes que la glycérine. L'eau sucrée présente rinconvénient de s'évaporer rapidement sous l'influence du courant d'air. M. Yung conseille d'entretenir un apport d'eau sur la goutte au moyen d'un fil capillaire plongeant dans un petit verre rempli d'eau.

Nous avons reproduit, d'après le journal la Nature^ quelques-unes des figures données par M. Yung.

Applications de l'aéroscopie à l'IiyAièBe. ^ Dans une

foule d'industries, il se mêle à Tair, que les ouvriers respirent, des poussières qui, par un mécanisme différent, altèrent plus ou moins profondément leur santé. On a tenté par diverses améliorations de diminuer, sinon d'annihiler complètement les inconvénients attachés à la production de ces poussières, par l'emploi de masques, par l'interposition de linges, de ouate ou d*éponges mouillées, etc., par Tusage de cages de verre; mais la précaution la plus élémentaire, en même temps que la plus efficace, c'est une ventilation énergique qui renouvelle sans cesse Tair respiré par les ouvriers. QutU que soient les moyens employés, Taéroscope foumin le moyen de voir s'ils sont suffisants. En effet, en faisant fonctionner cet appareil dans un atelier où se produisent de> poussières, sur la nature desquelles on est généralement fixé, on verra si l'air inspiré est ou non capable de nuire aux personnes qui vivent dans un semblable milieu. Les poussières peuvent agir différemment; parfois elles ont une action locale et directe sur la peau, sur les muqueuses (poudre de Cantharides, d'Euphorbe), ou bien elles agissent par action mécanique, tout en obstruant les orifices des conduits excréteurs

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