CHAPITRE XXI. — CORPUSCULES ET MIASMES DE L'AIR
se déreloppent en longs filaments qui d'abord sont homogènes ; plus tard, ces filaments subissent des divisions transverses qui les rendent articulés et dans l'intérieur de leurs articles se développent de nouvelles spores. La première formation de ces spores est pariétale ; pais tout l'intérieur de ces articles se remplit de petits corpuscules. Ces propriétés morphologiques ont paru répondre à une espèce particalière de Bacillus que les savants expérimentateurs proposent de nommer Bacillus malarix, parce quUls l'ont vu se développer dans le corps des animaux atteints d'impaludisme. Ce Bacillus serait aérobie : il se développe également bien dans les liquides riches en matières azotées^ telles que les solutions de gélatine et d'albumine, l'urine et les liquides de l'organisme. Il se développe surtout très abondamment dans le corps des animaux injectés, surtout dans la rate et dans la moelle des os.
En 1873, M. Obermeier a démontré que la fièvre récurrente était causée par le développement dans le sang d'un spirochœte que M. Cohn a appelé Sp, Obermeieri,
M. Van Tieghem (comptes rendus. Juillet 1879) s'est appuyé sur ces faits pour donner une explication des accès et des rémissions dans la fièvre récurrente.
Dimcasioa des poussières. — D'après tout 06 qui précède on comprendra sans peine que cette dimension doit présenter des variations très grandes. M. Tissandier, qui a mesuré les poussières aériennes, à l'aide d'un micromètre de verre, divisé en centièmes de millimètre, a obtenu les résultats suivants. Quand elles sont formées de débris d'étoffes, de bois, de charibon, elles atteignent parfois une longueur de 1/10 de millimètre et plus ; quand elles sont constituées par des matières minérales, silice, calcaire, argile, leur diamètre varie de 1/iOO à 1/1000 de millimètre et au-dessous.
On s*est demandé par quel mécanisme les particules atmosphériques^ généralement plus denses que Tair, pouvaient rester en suspension dans l'atmosphère. Le calcul démontre, dit M. Tissandier, que des grains minéraux de très petite dimension, 1/100 de millimètre de diamètre par exemple, tombent encore avec une vitesse assez considérable (0'',66 par seconde, pour la silice en supposant une forme sphérique). Voici quelle est l'opinion donnée par Nysten : La densité des poQssières, bien qu'elle soit supérieure à celle de l'air, est diminuée par la couche gazeuse, adhérente par capillarité, à
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la surface des objets de très petite dimension, laquelle fait corps avec eux et les suit dans leurs mouvements; il résulte de cette particularité, que Timpulsion de l'air en mouvement les entraîne et les soulève facilement, et elles vont se déposer dans les lieux où Tair est calme. (Robin et Littré, Dictionnaire.)
Des corpttsettles fermi^lneux et man^nétiques roMteBVfldaa»
l'atmospiière (Tissandier, loc, cit,^ p. 33).
Le mode opératoire suivant a été observé par M. Tissandier, poor isoler les poussières atmosphériques, les corpuscules ferrugineiu ou magnétiques. Plaçant les poussières sur une feuille de papier glacé, il y promène un aimant dans tous les sens et à plusieurs reprises, un grand nombre de corpuscules adhèrent à l'aimanL Onle»
Pig. 502. — Corpuscules attirés par raimant, recueillis dans le sédiment d« la seigle d. mont Blanc, à 2,700 mètres d'altitude, 500/1, juillet 1874. (G. Tinandier.)
fait tomber à Taide d'un pinceau sur une autre feuille de papier; pui>, s*aidant d*une loupe, on approche de ces poussières un second aimant. Un certain nombre s'y précipitent violemment, tandis que
Pig. 503. — Corpuscules attirés par L'aimant recueillis dans le sédiment de la plaie toat». -
à Sainte-Marie du Mont (Manche), le 11 juin 1875, 500/1. (G. Tt&saadicr..
celles qui n'avaient été retenues que par adhérence, grâce à leur ténuité, restent sur le papier. Pour leur examen, M. Tissandîer emploie un grossissement de 500 diamètres. Cet auteur divise ainsi Ct:< particules attirables à l'cdmant: les fragments grisâtres amorphes, de iliO k i/20 de millimètre; des particules noires et opaques mamelonnées, beaucoup plus petites, de 5/iOO à 1 /lOO de millimètre ; particules fibreuses de même grandeur; corpuscules noirs et opaque< parfaitement sphériquesde 2/iOOà i/iOO de millimètre de diamotrr. environ; corpuscules sphériques semblables, munis d*an petit goulot