CHAPITRE XXI. — CORPUSCULES ET MIASMES DE L'aIR
les plus petits débris, entraînés dans toutes les réglons de Tair par les courants atmosphériques, tombent à la surface entière du globe, S0U9 forme d'oxyde de fer magnétique, plus ou moins complètement fonda. La traîné^ lumineuse des étoiles filantes serait due à la
ï %. 507. — Corpuscules ferruf^ioeux atmosphériques et fragmeats détachés de la surface de météorites (G. Tissaodier.) — 1. Fragments très noirs et amorphes. — i. Grains extrènaemeot petits groupés en amai compacts (rare). -^ 3. Volume plus considérable ; surface rugueuse et mamelonnée (4). — S. Parcelles globulaires et mamelonnées. ^ 6. Grains noirs très petits. — 7. Grains sphértques. — 8. Mamelons arrondis.
construction de ces innombrables particules, offrant l'aspect des étincelles de feu, qui jaillissent d'un ruban de fer quand on le brûle dans Toxygène. » (Loc, cit., p. 53.) Un grand nombre de particules atmosphériques ferrugineuses
Hg. 50S. <— Globules d'oiyde de fer magnétique obtenus en faisaut brâlcr da la fine limaille de fer dans une flamme d'hydrogène» 500/1. (G. Tissandier.)
ont une origine terrestre. En effet, des parcelles de fer prennent en brûlant la forme spbérique, et une masse de fer volumineuse, en se combinant au rouge uvec Toxygène, peut se diviser en fragments globulaires microscopiques. L'hydrogène enflammé donne égale-
?S8 GUIDE DE MICROGRAPHIE.
ment des sphéniles avec la &ae limaille de Ter. Lea particules ktrugineuses que^'on détache en battant le briquet, ontégalemenlh Torine sphëiique.
Une source abondante et terrestre de poussières femigîneusf ^ c'est encore la fumée des usines nux environs desquelles on recueille sur le sol, des globules d'oxyde de Ter magnélique. La terre anhk. le limon du Nil, le sable de la mer, renrerment également des fftelles magnétiques.
Bien que des arguments sérieux militent en faveur de l'ongint' terrestre des globules magnétiques, il est difficile, dit TL Ttesandifr. d'attribuer à cette origine l'immense quanlité de sphérules qne prvsenlenl les poussières ramassées dans les lieux les plus distants 't dans les situations les plus diverses. C'est ainsi que l'étude des sabi»' rapportés par la drague du fond de la mer a fourni de noareaui exemples à l'appui de celte dernière opinion.
M. l'amiral Serres a recueilli des sédiments marins qu'il a doone- ■u Muséum. Les globules n'y font pas défaut; on les troare mfni''
avec une abondance extrdme dans le sable qui fait te fond de !■ but de la Possession (flg. 509) ; ik y atteignent 0"",Q5e de diamttrr.