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CHAPITRE XXII. — EXAMEN DES CHEVEUX ET DBS POILS. S

exagérée par OËsterlen. Cette résistance varie suivant la grosseur des cheveux, suivant leur état de santé. Dans certaines diathëses, ou sous Tinfluence de Tapplication réitérée du fer à friser, les cheveux deviennent très cassants.

Lorsque d^autre part on suppose que Tinstrument employé était tranchant, il reste à déterminer la nature de cet instrument. L*examen de la forme de la coupe et de la surface de section peut quelquefois permettre de répondre ; on peut, en tous cas, juger du degré de tranchant de l'instrument. Par l'action d'un couteau de poche ordinaire sur une tresse de cheveux bien tendue, on obtient d'un seul coup la section totale de la mèche. A Tœil nu, la surface de séparation paraît parfaitement nette ; au microscope, au contraire, ces surfaces de section présentent presque toutes une proéminence de quelques fibres ou* cellules corticales, en un mot une rupture par éclats, que Ton constate parfaitement à un grossissement de 250 D.

Sur une tresse tendue modérément la section au contraire se fait par un mouvement de scie. Les cheveux sont irrégulièrement séparés ; au microscope la surface de séparation est des plus inégales : dénudation médullaire d'un côté, soit amincissement en un faisceau de quelques fibres ou bien proéminence d'écaillés épidermiques et de fibres, sur le pourtour de la section.

Par l'emploi des ciseaux, le résultat est à peu près le même ; on a généralement un bord frangé, si l'on se sert d'un assez fort grossissement.

Avec un scalpel bien aiguisé, on obtient une surface de séparation bien nette ; à peine remarque-t-on quelques dentelures avec un grossissement de 300 D. (Œsterlen, cité par Johannet.)

Action du feu «nr les poils et sur les ehoTeux.

Le D' Johannet (loc. cit., p. 105) a fait sur ce point des expériences que nous rapportons ci-après : Si l'on approche la tige d'un cheveu de la flamme d'une bougie, par exemple, la portion de la tige la plus voisine du foyer incandescent s'in*

^:i SCIDB DE MICROGRAPHIE.

*ir% :«i hîaachîl. Le cheTeo, examiné au microscope, pré-

-«iie liurs «n c« point, sur toute la courbe ainsi produite, on

«j^Tc^Kemtnic sradaei, arec irrégularités des bords. La

-0*1. -.un le la :i^ y est difltcilement reçonnaissable. Si la tige

«^u ? i X «te ^ïu:!i:sajiiment rapprochée de la source de chaleur,

u ntuitf > i V a <a cootact, le cheveu s'enQamme et se divise

c ;t*i:& j7:uct:a;$^ : Textrémité de celui de ces tronçons qui a

?cjii * ud'ibuCY* c;i reu présente alors la forme suivante : une

?«u'iU .z-iiiu: j.:i:& ou renflement noir, d'un demi-millimètre de

iiamt:U!T! xxi.as, termine le poil; immédiatement au-dessous,

a i;!^ ^fx^c^ment coudée sur une longueur de 1 millimètre, a,

iau:5 .*«c«e portion, un aspect blanchâtre, s*épaississantgradael-

t^in.<f!i« Y^rs le renflement terminal. Un léger frottement suffit

iciir ecIeTcr ce dernier, qui paraît au microscope formé des

,'^u\L.'e^ des fibres de la tige et de granulations dé charbon. La

^. «me portion incurvée sous-jacente, de couleur blanchâtre,

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