CHAPITBE XXII. — EXAMEN DES CHEVEUX ET DES POILS
mêmes du diamètre. Ce nombre varie de 35 et quelquefois plus, à 8 seulement par pouce, selon le plus ou moins de finesse des laines et les ondulations les plus régulières, les plus petites et les plus verticales se rencontrent ordinairement aussi dans les laines les plus réfpilièrement fines. »
« Ce rapport constant entre le diamètre des,brins et leurs propriétés physiques est de la plus haute importance et permet d'apprécier la valeur réelle des laines. La souplesse, la ténacité et l'élasticité des brins correspondent à leur diamètre; rétolTe produite présente ordinairement des qualités d'autant plus précieuses que leur finesse est plus considérable. Un poids donné de laine donne d'ailleurs un fil d'autant plus long que les brins sont plus fins, la force du fil restant la même... »
i( Un kilogramme de laine fournit souvent de 27 à 30000 mètres de fil, mais cette longueur peut être infiniment dépassée lorsque la toison est superfine. On a obtenu des résultats bien autrement remarquables avec une livre anglaise (453 grammes) de laine d'un mouton élevé par l'illustre naturaliste J. Banks, qui a tant perfectionné l'art agricole en Angleterre : une femme en a tiré 153399 mètres de fil, résultat qui tient du prodige ; plus de 38 lieues, c'est-à-dire presque la distance de Paris à la mer (Pennetier, foc. cit), »
Lorsqu'on examine la laine à un grossissement de 400 D. environ, elle apparaît formée de tubes dont la surface est hérissée d'écaillés irrégulières. On rend ces dernières très apparentes par l'addition d'une goutte d'ammoniure de cuivre qui détermine également un faible gonflement des grains. La laine présente des stries nombreuses, extrêmement fines et parallèles à l'axe et, d'autres transversales cannelées plus ou moins visibles et rappelant assez celles des poils d'animaux carnivores. Les brins apparaissent souvent comme formés de petits cônes ou cornets emboîtés les uns dans les autres, et dont les bords seraient irrégulièrement découpés ; mais cette apparence est uniquement due à la disposition des lamelles de la surface des poils. Le bord des brins est denticulé en scie, ce qui donne aux laines la propriété de s'enchevêtrer par le foulage. Enfin, on aperçoit au centre, mais seulement sur les
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cées el parfois les stries transversales soDt également apparentes et préseotenl l'imbrication épilhéliale des poils de chèvre. Leur diamètre, qui est assex irrégnlier. Tarie de (r~,025 à 0"%03 el les poils jarreux seuls sont creusés d'un canal central.
La fourrure de la M*rte-xlheUa« est très estimée en nison de sa finesse. Les zibelines le l'Ieniséi sont surtout recherchées. Elles tendent à devenir très rares, à cause de la chasse
F>(. U3. -- Zibdiie. — s. Poil gnt. — t. Poit fia tt dgicl.
active qui leur est faite, (ktmme la sibeiiae, la i*atiw e«t
l'objet d'un très grand commerce et atteint des prii élevés. C'est la noire qui est la plus recherchée. La loutre commune
CHAPITRE IXII. — EXAMEN DES CHEVEUX ET DES POILS. 883 OD d'Europe est moins prisée que celle de l'Amérique du Nord, du Canada et de la Virginie. La loutre de mer, qui habite les rivages de l'Amérique septentrionale et du Kamtchatka est la plus rare eL la plus estimée. (Pennetier.) HBHBier. — C'est un rongeur de la grosseur d'un rat, que
l'on trouve en Alsace, en Saxe et même en Sibérie. Son pelage est composé d'un duvet long et court et de poils soyeux assez longs, noirs k l'extrémité. Leur couleur varie du brun roux au noir.
c«*i»r. — La fourrure du castor est l'objet d'un grand
n|. UT.— Mlid* CutoT.
•upéricnn. — a, 4. Poil*
8S4 GUIDE DE HICBOGEUPHIE.
commerce; la majorité des peaux vient de rAmérique septentrionale.
B«M*Fd. — Il peut être important de connaître l'aspect des
Kg. t>S>. — RwinJ. — a. fat\t it daiet. — t. PgU Bu.
poils du renard contmun. On peut en retrouver des poils sur