C. r.ELLULES LONGUES
Ces cellules, caractérisées par le développement que prend Tune de leurs dimensions, sont tantôt cylindriques, tantôt prismatiqueM par pression réciproque. On peut distinguer deux tjrpes principaux qui se rattachent à ce groupe :
!• Les cellules allongées proprement dites, ou cellules filamenteuses^ dont les parois sont généralement minces et les extrémités terminées par des plans horizontaux. Ces éléments se trouvent dans le parenchyme central de la tige d*un grand nombre de végétaux, particulièrement au voisinage du point végétatif, là où l'accroissement se fait rapidement. Elles sont dans ce cas placées parallèlement à Taxe du végétal. D^autres sont allongées horizontalement, «"'est-ànlîre perpendiculairement à la direction longitudinale de Torgane végétal, par exemple dans les rayons médullaires de la plupart des bois Abie», Quercus, Pinus, Fagus).
La plupart des conferves offrent également de bons exemples de cellules allongées, d'autant plus ' faciles à observer qu'elles ne demandent aucune préparation spéciale, et qu'elles ne forment jamais que des systèmes très-simples (fig. 34).
Un grand nombre de poils unicellulaires, tels que le coton, doivent également rentrer dans ce zroQpe. ''^' '*•
^ Cellules fibreuses, clostres^ fibres, — On a désigné sous ces dénominations des cellules allongées, terminées en général par d*»*^ plans obliques, ou dont les extrémités forment dés pôiiites
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plus ou moins mousses. Elles rentrent pour la plus grande pari dans la constitution du bois et du liber des plantes, et se font encore remarquer par Tépaisseur de leur paroi qui peut aller même jusqu*à obstruer complètement leur cavité centrale. Elles reçoivent dans le bois le nom de fibres ligneuses et dans le liber le nom de fibres libériennes. Pour les observer, on devra pratiquer des coupes longitudinales el transversales. U sera même bon d'employer les moyens de dissociation qae nous avons indiqués plus haut (page 42\ car si Ton veut mesurer leur longueur, il est souvent difficile sur une coupe longitudinale de suivre leurs extrémité> minces qui se perdent entre les fibres voisines avec lesquelles» elles sont généralement très-intimement unies. Le plus son* vent, les fibres libériennes qui se distinguent déjà des fibres ligneuses par leur localisation dans Técorce, se distinguent encore par le diamètre très-petit de leur cavité centrale qui se réduit au point de n'apparaître plus que comme une ponctuation sur la coupe transversale. Les fibres du bois ne sont piu à l'ordinaire aussi épaissies. De plus les parois des fibres libériennes sont généralement beaucoup plus réfringentes que celles des fibres ligneuses. Enfin les faisceaux de fibres libériennes offrent sur les coupes transversales une apparence satinée que ne possèdent qu'à un bien moindre degré les fibres ligneuses. Ces différences cependant ne sont pas constantes, et on ne saurait les considérer comme propres à établir une démarcation absolument tranchée entre ces deux ordres de fibres.
Froprlétéfl physiques. — Le^ fibres ou cioslres^ nous Y^xoiM dit, concourent pour une part très-considérable à la formation des diverses parties de Taxe des végétaux; ce sont elles qui^ grâce à leur ténacité, constituent pour ainsi dire la partie squt^ lettique des plantes ; on ne s*étonnera pas par suite de le^ voir manquer dans un grand nombre de végétaux à tige verM et molle où elles sont remplacées par des cellules allongé<'i prismatiques ou cylindriques. Mais la ténacité n'est pas U seule propriété dont jouissent la plupart des fibres. Dans beau coup de végétaux elles joignent à la ténacité la flexibilité, x< sont ces deux propriétés que l'industrie utilise dans ia run^