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CHAPITRE IV. — TISSUS

Abt. 3.

Système tégumentaire.

Le système tégumentaire comprend un facteur à peu près constant, Vépîderme, tantôt constituant à lui seul Tappareii tégamentaire, tantôt accompagné de formations plus ou moias nombreuses et variées, /%e, hypoderme^ etc. Nous allons étudier successivement ces divers tissus.

§ 8. — ÉPIDBRHE.

Uépiderme est un tissu qui siège à la surface des divers organes des végétaux, où il joue le rôle d*un revêtement protecteur. Il possède des caractères bien définis, et se distingue encore par la présence, au milieu de ses éléments, de formations qui en sont des dérivés directs (stomates et poils) et qa'on ne trouve dans aucun autre tissu.

Ét«4e. — Pour étudier Tépiderme il est nécessaire d'avoir recours à des coupes en même temps qu'à l'examen en surface. Les coupes comprendront Tépiderme ainsi qu'une partie des tissus sous-jacents, et seront dirigées normalement à la surface épidermique; pour Texamen en surface, on prépare des lambeaux d'épiderme que l'on soulève avec des pinces fines pour les séparer de l'organe qu'ils recouvrent. Cette opération s'exécute très aisément sur certains épidermes (face inférieure des feuilles des Fougères; pétales et tiges vertes, reuille& des Liliacées, Iridées, etc.) ; mais dans d'autres cas l'adhérence prononcée de l'épiderme aux tissus sous-jacents devient un obstacle souvent difficile à vaincre. Or il ne faut pas oublier que l'examen en surface d'un épiderme ne peut se faire avec fruit que si Ton est en possession de lambeaux asdez étendus et parfaitement débarrassés de tout tissu étranger. Le tissu sous-épidermique, étant en général rempli de chlorophylle, s'opposerait à une bonne observation. Pouf obvier à Tadhérence de l'épiderme aux tissus sous-jacents, il suffit le plus souvent de laisser macérer pendant quelques heures dans l'eau pure ou additionnée de quelques gouttes

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de lessive alcaline la partie de plante que recouvre l'épidenne à étudier. Bientôt cet épiderme se soulève et il devient alon facile d'en Taire de bonnes préparations.

Dans tous les cas, lorsqu'on veut soulever un lambeau d'épiderme, on a tout avantage à procéder de la manière suivante : on commence par enroncer une sigillé plaie langentiellement à l'organe et aussi près que possible de la surface épidermique. Cela fait, on retire l'aiguille et on introduit

Pif. M.

ft-ta place l'un des mors d'une pince fine. Il sufDt alors le plus souvent de légères tractions avec la pince pour obtenir des lambeaux très propres à l'observation.

L'ipiderme manque à la surface do certains végétaux, <-het lei Cryptogames cellulaires par exemple. Ailleurs, sescaractèrs deviennent lollement semblables à ceux du parenchyme son» jacent (plantes submergées) qu'on en a longtempsnié l'cxistoncfi Quoiqu'iten soit, l'épidermeest une formation d'une'existoQM itbt générale et qui possède des caractères très particuliers. .'

Pour (|u'uno étude de l'épiderme soit complète, elle doit coQj prendre l'examen de la forme des cellules qui le composent. 1 Uur modo de groupement, de leur contenu, de leurs réacti>'iR l'iiludoonflnâes stomates et des poilsquel'onfpeutrencontn^

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l' Forme des cellules épidermlques. — Au moyen des coupes menées perpendiculairement à la surface des'épidermes, on coDstate que les cellules qui les composent présentent généralement une épaisseur très faible en comparaison de retendue de leur snrrace.

C'est qu'en effet ces cellules affectent généralement la forme dite tabulaire.

Leurs contours présentent de nombreuses variations, tantôt jéûmélrïqDes, tantôt irréguliers, dentelés (flg. 66), comme le montrent les épidermes de beaucoup de pétales, ou sinueux. — D'une manière générale, on peut dire que la forme des cellaies épidermiques est en relation avec le mode d'accroissement des organes qu'elles recouvrent. Sur les parties des plantes dont le développement s'opère dans tous les sens à peu près également, comme les feuilles de la plupart des Dicotylédonées, on rencontre des cellules épidermiques à large surface, à contours généralement sinueux, semblablement aussi à ce qui se passe pour l'épiderme des frondes de Fougères (fig. 68). Ajoutons encore que, sur une même feuille, les cellules de l'épiderme inférieur sont souvent très différentesdescellulesdel'épiderme supérieur.

Dans la plupart des feuilles des Mo- Docolylé douées, ainsi qu'à la surface des tildes vertes, quioffrent un grand développement dans le sens de la longueur, les cellules épidermiques prennent généralement une forme correspondante. Leurs "«■ ' contours se présentent sous l'aspect de rectangles ou de losanges allongés dans le sens de l'axe des parties de plante qu'elles recouvrent (flg. 67).

3* Mode de groupement des cellules épidermiques. — Qu'elles soient à contours réguliers géométriques ou à contours ïinueuz, les cellules épidermiques se groupent toujours de Iai;oo k le souder intimement, s'accolant les unes aux autres on s'engrenant, si bien que l'épiderme qui en résulte est une membrane continue. D'autre part, dans le plus grand nombre des cas, l'épiderme consiste en une seule assise de cellules. Il

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arrive cependant dans certains régétanx que, des cloisons tangentielles venant à se produire dans les cellules épidermiques, on trouve une ou deux assises nouvelles ou couches de renforcement qui s*interpo8ent entre Tépidenne externe et les tissus sons-jacents. On trouve des exemples de ces épidermes à pin* sieurs assises de cellulessur les feuilles des Fieus^ des Bégonia^ sur les tiges et les feuilles d'un grand nombre de Pipéracées.

4* Contenu des cellules épidermiques , — Les cellules de Tépiderme sont, à l'état jeune, remplies parle protoplasma au milieu duquel se trouve un noyau généralement volumineux. Plus tard» les cellules prenant un grand développement, le protoplasma ne forme plus qu'une mince couche à la face interne de la paroi cellulaire; le noyau occupe généralement alors le centre de la cellule; où il est facile de l'apercevoir. Souvent enfin on ne trouve plus dans les cellules épidermiques que le suc cellulaire, diversement coloré dans certains cas. (Voir pins haut, page 123, Siège de la matière colorante,)

Rappelons, à ce sujet, que la coloration des parties vertes des végétaux est indépendante de Tépiderme, qui ne renferme généralement pas de chlorophylle. Il n'y a d'exception à cette règle que pour les plantes submergées (Hydrillées, Cératophyllum) et la plupart des Fougères, qui présentent des grains de chlorophylle dans leurs cellules épidermiques (flg. 68).

Comme conséquence de l'absence de chlorophylle, notons également l'absence d'amidon dans ces éléments.

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