‹ Guide de l'élève et du praticien pour les travaux pratiques de micrographieChapitre 81 sur 404 · STOMATES · texte numérisé non relu

STOMATES

Ét«4e. — Les stomates sont des organes de nature essentiellement épidermique, comme on peut s^n convaincre pai Tétude de leur développement Pour leur étude on procède donc exactement de même que pour Tépiderme; d^une part Texamen en surface de lambeaux épidermiques fournit les no lions nécessaires sur la forme générale de rorsrane, sur sa ri partition dans le tissu épidermique, elc« : d*autre part, les cou prs perpendiculaires au plan de Pépiderme complètent ce premières données et montrent les relations de l'organe ave les tissus sous-jacents. Nous n'avons pas besoin de dire qu ces coupes doivent être très minces et faites avec le pic grand sc*in, si Ton veut tirer quelque profit de leur examen.

WtMmi dtea rtiMairB — La forme des st'*mates varie, i devient même très particulière dans certains cas, ainsi qii r.:u5 le verr>L»ns lorsque nous parier^^ns du covelvppemcnt i f^ orrkiies. Toutefois il existe une forme typique, si I on pei i «i^r.:L.er ainsi, qui est co^'e des sî.mattrs de La plupart d^ î.^i.ie*: n-.'us ai':«ns en donner la dc^:rip**j -a.

EiL z-z-^ril, un stcniate est, cc^mn-e I indique son nom, X éoiT^tZit ç exarTiiné de face S4ir un lamineav d'épidern

GBAPITRE IV. — TlSSUS.

[fig. 12, B), offre l'apparence d'une bouche dont les lèvres sont formées de deux cellules symétriques plus ou moins arquées, qui entourent un petit orifice que Ton nomme oatiole. Ces deux cellules ont reçu le nom de cellules de bordure ou cellules mar^ finales. Déjà distinctes des cellules voisines de Tépiderme par leur forme, elles s'en écartent encore par leur contenu. Le plas souvent en effet les cellules de bordure des stomates ren-^ ferment de nombreux grains de chlorophylle et de Tamidon. Vu en coupe (fig. 71), le stomate se présente comme formé

Fîf. 71. — Coape perpendiculaire d'an stomate. Épidcrae fortement eoticolariié.

Fig. 72. — Formation d'un itomatek A.. Difision de la eellule mère.

ie deux cellules séparées par un petit canal qui met en commanication ]*air extérieur avec une cavité plus ou moins grande creusée au milieu du tissu sous-jacent. Cette cavité a reçu le aoin de ekamàre som-stomatique ; elle fait partie de Tappareil stomatique.

LMaiiMii«B 4M stonuitM. — Les stomates n*existent pas sur toutes les parties des végétaux recouvertes d'épiderme. Les racines en sont dépourvues, et ce n*est guère que sur les {>arties aériennes des plantes (tiges, feuilles, fleurs, etc.), qu*on les rencontre en abondance. Sur les feuilles où ces organes seoiblent se développer plus spécialement, ils occupent de [^référence la face inférieure, et cette localisation, qui souffre ;:ependant de nombreuses exceptions (feuilles nageantes, sub* mcrgées, etc.), parait en rapport avec la structure môme du oiésophjrlle et l'existence de nombreux méats intercellulaires

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dans la portion de ce tissu qui est eu contact avec répiderme inférieur.

Signalons encore la dépendance qui existe entre le mode de répartition des stomates et Tarrangement des cellules épidermiques.

Sur les feuilles des Monocotylédonées» par exemple, où les cellules de Tépiderme sont allongées et disposées en séries parallèles suivant le grand axe de la feuille, les stomates affectent une disposition semblable. Une répartition des stomates en files longitudinales s'observe également sur les feuilles aciculaires des Abiétinées.

Chez les Dicotylédonées, au contraire, les stomates affectent dans leur forme et leur répartition une irrégularité en relation d*ailleurs avec Tirrégularité des cellules épidermiques.

Dans certains cas, sur les feuilles de Saxifraga sarmentoM, par exemple; la localisation des stomates mérite d'être signalée. Si Ton enlève un lambeau d'épiderme sur cette plante, on y constate d'abord à Tœil nu de petits points blanchâtres satinés, assez régulièrement espacés. Si Ton monte alors la préparation dans Teau ou la glycérine, on voit que ce:j petits points correspondent à de petites agglomérations d« stomates. Ceux-ci se disposent en effet, dans le cas particuliel qui nous occupe, par petits groupes espacés, tandis que tout U reste de la surface épidermique est dépourvu de ces oi^anes*

Los stomates ne se trouvent pas toujours sur le même plat que les cellules épidermiques voisines. Tantôt ils sont en* foncés au-dessous de Tépiderme (Conifères, voir plus loin tantôt, bien que restant au niveau de Tépiderme, ils occupen des cavités formées au milieu du mésophylle par un repli à\ répiderme . C'est ce que Ton peut voir (fig. 73) sur les feuillt^ du Nerium oleander. Si, en effet, on pratique des coupes $M répiderme de ces feuilles, on constate que de place en plati répiderme subit une sorte d'invagination au milieu du parea chyme sous-jaceut. Dans les cavités ainsi produites se dévd loppent de nombreux poils, et, si les coupes sont assez délicate^ on peut voir dans le fond de ces cavités les stomates éeM loppés aux dépens des cellules épidermiques, et en reldUo avec les méats intercellulaires du parenchyme sous-jaceut.

CBAPITRK IV. — TISSUS. 175

■(•■t dcB ■toMates. — Si l'on examÏDe sur de très jeuDH fenilles, ou encore & la base des feuilles des Iridées, l'ipidenne qui les recoavre, on constate que cet épidémie «1 continu dans toute l'étendue i< SI JDrrace. Plus tard seule- /

ml, certaines de ses cellules veml àse diviser, la première ébau jàt des stomates apparaît G est dibonl une cloison pratiquée dans uDeloDgue cellule épidermique qui oistpare une portion cubique ou 'Mnfre du stomate Nous avons ^

«(..iplos haul(page69), en'llrJS'i.';i'„'Z£S^ i!»iail, le procédé typique de la - • siora«i» .u lond a* u e». i* feraalion des stomates chez I Irts ~ '■"'"" '™"'"°» i"" f^'k; nous n'y reviendrons donc

P^'ki. Nous ajouterons seulement que cette formation du lame s'accompagne de certains phénomènes importants qii se produisent dans le tissu sous-jacent. Le parenchyme "'bl en eifet une sorte de dislocation qui donne naissance i on méat qui va correspondre avec l'ostiole du stomate. ^ méat est la chambre aérienne ou sous - stomatique dont iiiij avons déjà parlé ; il se trouve d'autre part en rapport lire les divers espaces intercellulaires qui abondent dans le Mncbyme foliaire, disposition qui rend bien 'compte du %que doit jouer le stomate dans la vie du végétal. U marche des phénomènes qui président à la formation ''Htomates subit dans certains cas des modifications inté- ^■^wXts que nous allons rapidement passer en revue, et qui 0» pour point de départ tantôt le mode de formation de la ''iiùoQ qui donne naissance à la cellule mère, tantôt la ma^ niéredont se divise la cellule mère pour la production des ^^ales de bordure, tantôt enûn un travail de division qui ■uptire dans les cellules épidermiques voisines du stomate. I' Au premier cas se rattache le développement des stomates ha grand nombre de Fougères (I). La cellule mère prend nais-

' Oudeuui, Sitr Vorigine det ilomaUt de quelques eipèces d'Antimîa.

GUIDE DE MICROGRAPHIE.

sance par uae cloison en fer à cheval dont la convexité est tournée vers le centre de la cellule épidermique en division. Chez les Anetmia^ cette cloison a sa concavité tournée vers la paroi externe de la cellule épidermique dans laquelle elle se produit. Puis, par les progrès du développement, sa convexité venant à atteindre la paroi opposée avec laquelle elle se confond, la cellule mère ainsi formée revêt définitive-

— > Épidémie d'une fronde da Fougère.

ment la forme d*un tronc de cône dont les bases font partie de parois inférieure et supérieure de la cellule épidermique. L cellule mère se divisant d*autre part à la manière ordinair pour former les cellules de bordure, 1q stomate apparaît bieni! au milieu même de la cellule épidermique, et sans aucuii relation avec ses parois latérales.

(Congrès de botanique et d'horticulture. Amsterdam, 186S). Hlld«^*rx-) Ueber'die Entwicklung der Famkraulspaltôffnungen (Bot, Zeit^ l»t<:. BuU. Soc. bot., t. XV). Strasburger Jahrbucfu /". Wùs. Botanik., M p. 893.

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