CHAPITRE. IV. — TISSUS
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< mioces, à contours sinueux (flg. 83,B,jr);n souvent dès cette époque on voit apparaître, dans l'intérieur des cellules glandulaires, de petites gouttelettes oléagineuses. La division se pODrsiilTanl, la glande acquiert successivement huit, seize, trente-deux, etc., cellules. Puis, lorsque la sécrétion est assez ■Tancée dans la glande, les cellules du centre de l'organe se rompent, leurs parois disparaissent, et durant un certain temps Il glande n'est plus composée que de quelques assises de cel-
ff. IJ. — Coapa
Déicltppanciil d<« gluidei.
inles périphériques riches en globules oléagineux (Bg. 83, C), circonscrivant une cavité où se réunissent ces mêmes globules i mesure que la résorption des cellules gagne davantage vers l'eilérieur. Finalement on ne trouve plus qu'une grande cavité, iiorte de lacune au milieu du mésophylle, remplie du produit de sécrétion.
Pour observer ces glandes, il surfit de pratiquer des coupes fines sur les feuilles ou sur l'épi carpe des divers Cilitis. Ces coupes devront Être minces, et l'on tiendra compte, dans l'ob- KrratioUgdes parties de la glande sur lesquelles aura porté la conpe. Si la coupe passe par le centre d'une glande bien développée, on n'apercevra qu'une large lacune remplie d'huile tl tiordée le plus souvent d'une seule assise de cellules sécrétantes ; mais si la coupe passe par un plan presque tangentiel lia surface de la glande, on apercevra au milieu du mésophylle un parenchyme à cellules remplies de granulations et de globales huileux qu'il ne faudrait pas prendre pour une glande
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jeune, car cette apparence est due à ce que le plan de la coupe traverse Tassise des cellules périphériques de Torgane, laissant de côté la cavité même que Ton apercevrait sur une autre coupe. Dans ce même cas, la glande paraîtra assez profondément enfoncée dans le parenchyme de la feuille. Ce n'est là toutefois qu'une apparence due à la direction même de la coupe qui n'atteint qu'une portion de la périphérie de Toi^ane, car toutes les glandes des feuilles aussi bien que des fruits des Aurantiacées sont en contact avec Tépiderme. (Martinet, /oc. rtV.;
Ces glandes s'observent aux deux faces des feuilles des Citrus, mais elles sont plus abondantes à la face supérieure. Enfin, en faisant des coupes qui intéressent toute la laideur des jeunes feuilles, on pourra rencontrer ces glandes à divers états de développement, car elles n'apparaissent pas toutes à la môme époque dans le mésophylle. Les glandes des bord^ de la feuille se développent en général avant celles du milieu. (J. Ghatin.)
Les' glandes de l'épicarpe du fruit des Aurantiacées ont une structure et un mode de développement identiques.
Ht/péricinées, — Ces glandes, très abondantes dans les feuille> des Millepertuis, offrent les mêmes caractères généraux que les précédentes. Elles ne présentent toutefois jamais un au>>i grand nombre de cellules sécrétantes.
Butacées. — Dans les • Ruta et les Diosma on trouve des glandes pluricellulaires de même structure et d'un développe^ ment identique à celui des glandes des Aurantiacées. — ;Dans l<i Ruta angustifolia ces glandes existent dans les feuilles, les p*:tioles, les rameaux et les tiges. Contrairement toutefois à «•! que l'on observe dans les Aurantiacées, ces glandes ne sm^I pas absolument en contact avec l'épiderme. Elles en sont \ pou près constamment séparées par une assise de cellu.vi dilorophylliennes.
Dans le Diosma alba^ on rencontre également de ces gUv. (h*s, mais elles n'atteignent généralement pas le degré lii complication qui nous a été offert par les diverses plantes» \i\y\ (:^!(l($ntes. — Le plus souvent en effet elles ne comprenne^ qiiie huilrcllules, et elles s'arrêtent même parfois à quatre cvl Iule» constitutives.
CBAPITBS IV. — TISSUS. 107
Le Bictamnui Fraxinelta présente des glandes pluricellnlaires
inlérieares de mfime slructure que les précédentes, mais qui
mérilent d'être signalées pour leur mode de développement. Oies prennent en eUet leur origine dans deux cellules, dont l'une appartient au jeune épiderme et l'autre à l'assise parenchymateuse sous-jacente (Hauter). La première forme de son calé deux assises de cellules, dont l'externe prolonge l'épidémie, tandis que l'interne contribue à la formation du tissu de la glande dont la masse principale est constituée par les dirisions de la seconde des deux cellules mères primitives.
Tirébinthacéa. — Les feuilles du Schintu molle par exemple (J.Cbatîn,/o(r.ci'(.)présententdeux sortes d'organes de sécrétion dans leur parenchyme. Ce sont, d'une part, des glandes tout i rail semblables à celles que nous avons décrites dans les Aurantiacées, et, d'autre part, des canaux olétfh-ei, qui ne se distinziieot des précédentes gland>'i qae par les proportions dans "'
>-qQeIles %e fait la différencia- ^/ :^ -C^'^^ i^^-^ r^^: lion du parenchyme en tissu t'.'l'-r ; "■■/\V^] îUnduIaire. Si bien que, lors- ■:'.■,'';'■:■■' '■"-''•. ■ j^-;--\^ ^ qu'arrive la résorption des cel- ';.:''' ■> V. '> ''
lults, on obtient non pas une <; " -^;''~^^<"^ - v:f5 lacune courte, mais une lacune ,~s;',^. J^,'"''','^'^;'^-'"'
r-'uvent très étendue au milieu ,"<^^^'^ r>. '•
du parenchyme. *"
Myrtacées. — Les glandes fo- 'X^ ^JX"-^<^'^oS^'."liïires du Nyrtus communis se *. *■ Truii rug«ca «pcrporffi de
. , . - - I . celluki tu ulitiide. — c. O'IluI»
développent prmcipalement au d„ pirfncii.mp inwncur. - «. Ép[ïciiiinagc des nervures comme *'*™' * cuucoie épuiK. dans les Itula; elles sont séparées
»néralement de l'épiderme par une assise de cellules chlorophylliennes. Pour le reste, structure et développement, elles D« différent en rien des glandes précédemment décrites dans Wi Aurantiacées.
Le^ reuilles et les rameaux des divers Eucalyptus (/ig. 84) présentent également de nombreuses glandes pluricellulaires intérieures, construites sur le type qui nous occupe en ce m'tment. Ces glandes acquièrent souvent dans les rameaux
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un grand développement, et, soulevant l'épiderme, y délerminent des excroissances verruqueuses rougeÂtres (Eucalyptus Resdoni) que Ton pourrait à première vue confondre avec des lenticelles ou des productions analogues. 11 nous paraît inutile d*insister davantage sur ces productions intéressantes.
4* Groupe. — Le réservoir de la glande est ouvert d rexter^w. Glandes flot*ales. — Dans ce groupe rentrent les formalions très diverses, connues généralement sous le nom de neciatrei, c*est-à-dire les glandes florales. Tantôt le nectar sécrété se rassemble simplement dans le fond de la fleur {Nicotiana, Labiées)^ tantôt le nectaire affectant la forme d*une fossette (ban' des pétales des RanunculuSy Fritiliariaimperialis, eic,)y oud*une coupe (Helkborus fœtidus^ Eranthis hyemalis, etc.), le produit de sécrétion se renferme dans la cavité de l'organe. D^autrtîN fois encore, le tissu glanduleux occupe le fond d'une feuille florale développée en éperon {Aquilegia vulgarîsj Violiriées^ etc.) et le suc nectarifère remplit peu à peu la cavité de réperou.U nous est impossible d'insister davantage sur ces productions, qui relèvent le plus souvent de la botanique descriptive.
CSlandea ■eptalea. — Nous croyons cependant devoir signaler encore certaines glandes, désignées sous le nom de ylany^ septales de l'ovaire, dont M. Brongniart (Ann. des Se. uatur.^ Bot., t. II, série lY) a fait une étude détaillée.
Ce sont des cavités sécrétantes bien définies» à parois for mées par un tissu glanduleux propre, et possédant un con duit excréteur régulier. Ces organes se trouvent chez beaucou] de Monocotylédonées (Liliacées, Amaryllidées, Bromélia cées, Cannées, Musacées, Iridées et Haemodoracées), daus V cloison qui sépare les loges de l'ovaire ; ils en occupent le mi lieu sur une étendue plus ou moins considérable ; c'est un sorte de dédoublement qui partage la cloison en deux lamelle qui appartiennent à chacun des carpelles contigus. Le lis^ qui tapisse cette cavité est plus dense que celui du reste d l'ovaire. 11 est formé de cellules plus petites remplies d'un matière jaunâtre.
La cavité de ces glandes se prolonge, vers l'extérieur, en ii canal étroit qui aboutit à la surface de l'ovaire dans le foii du sillon qui indique presque toujours au dehors la ligne <