DESCRIPTION DES GRANDES ARTÈRES
Route Nord Sud n" 1. Ampasindava, Analalava, Ankaramy(220 kilomètres). — Ampasindava est sur la rive Nord de la baie de Mahajamba; en venant du Sud, on y arrive en pirogues qui descendent le Bemarivo. Poste de milice. Pirogue pour remonter le Tsiribé avec la marée jusqu'à Andranopanga, puis 25 kilomètres par terre jusqu'à Antonibé. Population inculte et dispersée, peu de ressources. Il faut demander des porteurs à Ampasindava ou à Antonibé. On peut aussi faire la route par terre d'Âmpasindava à Antonibé, 40 kilomètres, en un jour et demi ou deux jours en fitakon. Bon terrain .
Antonibé (40 kilomètres). Poste militaire. Marchands indiens. On peut venir en moins de 24 heures à Analalava par boutre, quand il y en a. Par terre, il y a de 70 à 75 kilomètres. A 28 kilomètres au Nord d* Antonibé, on trouve le village d'Antsahanala, après avoir traversé des cours d'eau guéables et contourné des marais.
Analalava (110 kilomètres). Chef-lieu de province, vivres européens et indigènes; porteurs; boutres. Jusqu'à Analalava, on trouve des villages, quelques porteurs et quelques vivres.
Andranosamonta (150 kilomètres). On se rend par eau à Ambendra, sur la rive Nord de la Loza : petit village, peu de ressources, sauf une ou deux pirogues. Il reste ensuitfe «à faire 50 kilomètres par une bonne route; on trouve quelques porteurs dans de petits villages, ainsi que vivres indigènes. Andranosamonta est un grand village et un poste militaire : marchands indiens, boutres, vivres européens communs, vivres indigènes.
Mahitsihazo (168 kilomètres); Petit village.
Maromandia (188 kilomètres). Gros village; boutre: marchands indiens; porteurs.
Ankaramy (220 kilomètres). De Maromandia 52 kilomètres, sans villages intermédiaires; route assez bonne. Poste militaire; village de grandeur moyenne; quelques porteurs.
VOIES DE COMMUNICATION
De là il faut dix heures de marche aux indigènes pour aller à Ambodimadiro, au fond de la baie d'Ampasindava.
Route n° 2. Mahalina sur la Sofia, Antsohihy, Irony, bifurcations sur Andranosamonta (175 kilomètres); sur Ankaramy (234 kilomètres).
Mahalina. — Petit village, à quelques heures au Sud de Belalitra, où on passe la Sofia; pas de porteurs. En cinq heures et demie en fitakon, on va à Ambodivohitra, assez gros village, où il y a des porteurs et des vivres.
27 kilomètres. On grimpe le Manasamody, haut de 450 mètres, montée rude ; et on arrive à Anjiamanyery, petit village ; pas de porteurs. On traverse maintes fois la Doroa à gué; la bonne eau est assez rare en saison sèche.
72 kilomètres. On rencontre plusieurs villages de quelques cases, et, à 45 kilomètres d'Anjiamangery, on trouve Ambiro, 25 cases.
92 kilomètres. Après avoir vu plusieurs hameaux, on arrive à Antsohihy, village de 50 cases, et poste de milice; vivres européens et indigènes, porteurs ; boutres.
127 kilomètres. Irony, à 55 kilomètres d'Antsohihy. Pendant les 22 derniers kilomètres on ne trouve pas de villages sur la route même. On est, aux hautes eaux, contraint de passer par Antongodria pour traverser l'Anjingo, et la route est allongée de 6 kilomètres; vivres indigènes; quelques porteurs.
D'Irony, il y a 50 kilomètres jusqu'à Ambodimadiro et Befotaka, gros villages; vivres indigènes; porteurs nombreux.
De Befotaka (posle de milice) on est en quatre heures en filanjana à An dranosamonta.
150 kilomètres. D'irony à Andriba, 25 kilomètres, petit village.
159 kilomètres. Amboay; on traverse en pirogue le Maivarano; vivres indigènes nombreux. On trouve les petits villages assez bien approvisionnés tYAntoriny, d' Antsahabory , de Manakanala, où il y a des rizières et des bois; coteaux; pays assez facile.
179 kilomètres. — Manakanala.
194 kilomètres. — Befianana, petit village ayant peu de ressources. On va à Ankaramy, 234 kilomètres, sans rencontrer de villages, par une route assez bonne. On trouve facilement des campements.
A Ankaramy; poste militaire ; vivres indigènes, quelques porteurs.
Route n° 3. Antranohira à Befandriana.
50 kilomètres. Anjohibé.
Antranohira, qui est non loin de la Sofia, et Anampondroho sont deux petits villages makoas; montées et descentes; beaucoup de petits cours d'eau qui se gonflent outre mesure aux pluies.
Ankazambao, bon village; quelques porteurs; plaine marécageuse à la saison des pluies.
Befandriana, poste de milice; 150 maisons en pisé, à étage, et 500 cases indigènes; vivres indigènes; porteurs. Une maison française va y vendre des vivres européens.
Do Befaiidriana, en trois jours, par fitakon, on va à Bealanana par Anjohibé, qui est un petit village à peine reconstruit et où Ton passe le Maivarano.
Routes Ouest-Est. — Route A. Analalava, Andranosamonta, Befianana, Bejofo.
Plateau du Marangaka : Maingindrano, 189 kilomètres.
— Bealanana, 160 kilomètres.
D'Analalava à Andranosamonta, voir route n° 1.
D' Andranosamonta, on passe à Ambodisakoa, à 15 kilomètres; à Antsalaina, 11 kilomètres; plus loin quelques petits villages. On arrive, après 78 kilomètres, à Befianana, petit village sans grandes ressources.
Bejofo (91 kilomètres). Grenier d'abondance pour les indigènes; porteurs. De là, il faut faire 60 ou 80 kilomètres sans villages. De Bejofo, on peut camper au Sahand'Rakoto, à 24 kilomètres, altitude 515. Le lendemain, en 12 kilomètres, on atteint le plateau de Marangaka, à 1 840 mètres d'altitude, où l'on trouve une mare de bonne eau, auprès d'un bois qui garantit du froid vif de la nuit.
Une route, peu commode et déserte, va par plateaux et bois à Ambahiva, à 15 kilomètres de Maingindrano, qui est riche en riz et viande; 10 hommes. On traverse ce désert en deux jours. Puis, à travers des marais et des plateaux, on arrive à Maingindrano, à 189 kilomètres (¥ Analalava; riche en riz et viande; 17 hommes.
De là, un sentier va au Sahambavany et un à Vohémar.
Auprès, il y a les eaux sulfureuses de Ranomafana.
(156 kilomètres). On traverse le plateau désert jusqu'à Behandrarezina ; 56 hommes; riz et viande en abondance.
(176 kilomètres). — On trouve des marais et des plateaux déserts et on arrive à Bealanana, poste de milice; riche en riz et viande: 55 hommes. On trouve des porteurs dans les villages voisins.
Route B. Analalava, Befotaka, Amboay, Bealanana, Antsahalahy.
On peut d' Analalava aller en boutre à Befotaka en vingt-quatre heures, mais la Loza est parfois dangereuse.
On la passe à Ambendrana; 8 kilomètres plus loin, on est au hameau d' Ankamaroanana, où il faut passer un bras de la Loza à gué; le village d' Ahtsaharoatsana est sur l'autre rive. 10 kilomètres plus loin, on est à Befotaka. Les hameaux ci-dessus ont peu de renommée.
(50 kilomètres). — Befotaka, poste de milice, gros village, ayant en face l'autre gros village d' Ambodimadiro; marchands indiens; vivres et porteurs.
(65 kilomètres). — Une route facile mène à Amboay) vivres indigènes: quelques porteurs.
D'Amboay à Bealanana on ne trouve que les emplacements d'anciens villages, et il n'y a aucunes ressources. Au bout de 15 kilomètres, on trouve le Sahaniï Rakoto, après avoir descendu le Menamionga, 270 mètres, pente excessive. 8 kilomètres plus loin, ayant grimpé de 750 mètres, on peut
VOIES DE COMMUNICATION
camper au bout d'un ruisseau. 5 kilomètres plus loin, on esl à l'altitude de 1300 mètres, c'est le point culminant de la roule Sonne. Après 5 kilomètres, on est à l'ancien village (YAmbodirofia. On fait 10 kilomètres pour atteindre l'ancien village d'Âmbodisatrana (945 mètres), et encore 6 kilomètres poulie village (ÏAmbodisory.
(121 kilomètres). — 9 kilomètres plus loin est Bealanana; poste de milice; vivres indigènes et porteurs.
On traverse le Bealanana, on sort du versant, on traverse les marais du Maevarano, qui sont sans doute impraticables à la saison des pluies. On a rencontré les villages de Marolambo (18 hommes), Ânalabé (i hommes). Antanantanana (57 hommes), respectivement à 9, 15, 27 kilomètres de Bealanana .
(157 kilomètres). Antsahalahy (5 hommes). Un sentier va de là à Ankahibé et bifurque sur Sahambavany et sur Antalaha.
Route G. Analalava, Befotaka, Ankarefo, Ankijanibé, Anjohibé, Antsahalahy.
D'Analalava, on va par Befotaka à Amboay, 65 kilomètres; on passe le Maevarano en pirogue et, 5 kilomètres plus loin, on trouve Ankarefo, petit village.
(70 kilomètres). D'Ankarefo, on longe, le Maevarano, on traverse la rivière de Bemahondro, le petit village (ÏAmbohifravolona, la vallée de Mariarano, et on arrive à Betsindry, village neuf, dans la jolie vallée de l'Antsahalonjoa. On monte et, après deux heures, sur une crête rocailleuse et sans eau, on traverse TAnkaronga, qui coule dans un lit de 40 mètres de profondeur ; puis, après une montée et une descente pénibles, l'on est à Ankijanibé.
De là on va à Anjohibé, qui n'est pas encore réoccupé, mais la route n'a pas été reconnue entre ces deux points. On la fait en un jour.
Tratsara, à 20 kilomètres d'Anjohibé, n'est pas non plus réoccupé.
Route D. Analalava, Antsohihy, Ankobakobaka, Befandriana, Mandritsara.
D'Analalava, on peut en 24 heures aller à An t soin h y par boutre.
La route de terre passe par Bekorovaka, petit village à 14 kilomètres : 12 kilomètres plus loin, après avoir passé Ambiky, autre petit village, on peut, en pirogue, être, en trois heures, à Antsohihy ; sinon, il faut d'Ambiky aller à Ankerika, petit village à 12 kilomètres, puis passer FAntsinjomorona, 70 mètres de largeur, en pirogue, au petit village tfAntafiandakana-, 10 kilomètres plus loin, on est à Antsohihy (à 50 kilomètres d'Analalava) ; 50 cases, poste de milice, vivres européens et indigènes.
(62 kilomètres). — Ampomoto, 55 cases.
(70 kilomètres). — Anjalazala , 12 cases.
(75 kilomètres). — Ampombilava, n° 1.
(80 kilomètres). — Ampombilava, n° 2. On y passe un ruisseau à gué. (90 kilomètres). — Ankobakobaka, village de 50 cases; rivière profonde, un arbre sert de pont. Au Nord, est un gué.