‹ Guide de l'immigrant aÌ€ MadagascarChapitre 52 sur 114 · SITUATION C 0 M M R R C I A L E · texte numérisé non relu

SITUATION C 0 M M R R C I A L E

Gellr, employé de travaux. . . . Anj^lais.

Graves, coininerçant-lriiilanl . . . —

Gustave, cliaudroiuiier —

Jean-Louis, couiniert.anl-lraitant . —

Montniirail, conuuissiunnaire . . . —

Nayua, distillateur —

Ollier, agent, maison Delacre. . . —

Pigneguy, commerçai. t

Spiial, débitant —

Talbot, représentant de comme, ce. —

Tissier, commerçant (bazar) ... —

Tyack, commerçant-traitant ... —

Victoir, — — ... —

Wilson, — — ... —

^Vilson, emi'loyé de commerce. . —

Cotsoyounis, cafetier Grec.

Éliopoulos, — —

Generaiis, — —

Koitezys, pio^pecleur —

Louvari, débitant —

MavroleO; — —

Novas, — —

Paroxis, employé de commerce. . . —

Pelridis, débitant —

Samaros, — —

Sichliniris, — —

Sporangis, — —

Tbeocaridis, — —

Theocaridis Marco, — —

Vassacos, — —

Vûurlis, — —

Vornakis, — —

Zilou, débitant —

Ali - Saïed - A>sau - Ali , commerçant

en étoffes Indien.

Atchia Issop, bimbelolerie-lisius. —

Baisap Isabay, — —

Bana Mamou de Moussadgy, bimbe-

luterie-tissus —

Borali Amodi, bimbeloterie-ti^sus . —

Byrandji Buslomdji, — —

Djarani Rolchi, — —

Docrat, — —

Dramdji Samdji, — —

Gopaldass, — —

GouUamally, — —

Concessionnaires :

MM. Louveau, à Ambohidratrimo.

Siadoux, — Martin de Fourcbamtault, à Ilafv.

Ilousseni Allam, bimbeloteiie-tis^us. Italien.

Ibraliim-lsmail, — —

Isaac Loiamandjy, — —

Isaac Oiissen-Alimad, — —

Ismaél Alimod, — —

Iss p Hassan, — —

Karim Adj-Modine, — —

Mall-Mamodi, — —

Mail Ilassen, — —

Mandji Amir, — —

Mansour Mamodi, —

Mamode Moussa, — —

Mayet Ismael-Amodi, — —

Melharam, — —

Melra Abrabam, — —

Mistri, — —

Moussa Mamodi, — —

Moussadji Ibrahim, — —

Saminadin Pillaï, — —

Sandji Mandji, — —

Seminasen Padiachi, — —

Sidate Amamodi — —

Sakine Ismaïl Momodi, — —

Sulman Ismaïl, — —

Tymol Mamoun Assen — —

Cohen, débitant Turc.

Dorazio, miuchand de comestibles. Italien.

Carnevali, commerçant —

Aguadio, maçon

Boniscontro, commerçant .... —

Mgro, jardinier —

Hume, prospecteur Américain.

^Vebb, — —

Bayliss, ingénieur —

iJuder, représentant de commerce (Arnolt Chenet) ... — •

Ali-Tak, commerçant Chinois.

Athou, employé de commerce. - Cham-Time, —

Ah-Taiig, commerçant

Assan, commerçant, comestibles. —

Ternes, courtier Allemand.

Oehlerking, employé de com. — Szanthag Izak, peintre. . Austro-Hongrois.

Marique, tailleur d habits. .... Belge.

M. Dreyfus, à Imerimandroso. Le R. P. Chevalier et le R. P. Braud, à Imerimandroso.

Prix cViine maison : Une maison dans le genre des habitations de France coûte 50 francs par mètre carré. Yoici le prix des matériaux :

Solives de A m. 50 et 20 x 5, de 5 à Briques cuiles, le 1000, 25 francs.

7 francs (par mètre en plus, jusqu'à Briques crues, faites à pied d'œuvre, le mille,

9 mètres, 2 francs). 5 fr. 50.

Chevrons et poteaux : de 0 m. 10 x 0 m. 10 Moellons de granit rendus à pied d'œuvre,

sur 3 mètres, 2 francs. le mètre cube, de 6 à 7 francs.

Planches de 2 m. 20 X 0 m. 20 x 0 m. 025, Chaux, le mètre cube, de GO à 70 francs.

I fr. 50.

Le mètre carré de terrain vaut entre 0 fr. 25 et 10 francs. Le mètre cube de maçonnerie coûte de 55 à 40 francs. Loyer : Une maison de quatre pièces, de grandeur moyenne, se loue GO francs par mois.

Prix des domestiques indigènes :

Interprète par mois 55 à 50 fr. Garçon de bureau. . par mois 15 à 25 fr.

Secrétaire — 25 à 50 Cuisinier — 20 à 50

Comptable — 25 à 50 Valet de chambre. . — 15

Commis de magasin. — 20 à 40 Femme de chambre. — 15

Planton — 20 à 50 Marmiton — 10

Jardinier par mois 15 francs.

Prix divers : Un mulet réformé coûte en moyenne 450 francs ; un cheval vaut également en moyenne 500 francs ; ces animaux vivent très bien dans Tlmerina.

Le vin .ordinaire coûte 2 fr. 70 le litre. ' Le pain coûte 1 fr. 50 à 2 francs le kilogramme.

La pension à Thotel revient à 180 francs par mois.

Un magasin sur une rue fréquentée se loue à raison de 200 francs en moyenne par mois, maison d'habitation comprise.

Pharmaciens : Il existe un pharmacien européen et beaucoup de pharmaciens malgaches.

Garanties : Les garanties sont les mêmes qu'en France : tribunaux, huissiers, commissaires-priseurs, etc.

État du commerce. — Le mouvement commercial est embryonnaire; il consiste principalement dans le t?'ansit d'une ville à une autre.

Produits locaux. — Riz, bétail, soie, tabac.

Arivonimamo . — Ressources tirées du bétail : Les peaux de bœuf sont vendues 15 francs à Tananarive aux Européens; la peau salée est vendue 10 francs et dirigée sur la côte Est. Les indigènes font, avec les cornes, des cuillers, des fourchettes, des petits vases, et, avec les pieds, de l'huile à brûler. Le suif sert à fabriquer des chandelles et du savon. Les peaux de mouton (de médiocre qualité) sont envoyées également à Tananarive, et la laine est employée pour le rembourrage des selles de fabrication malgache.

Marchés du cercle d' Arivonimamo :

Sabotsy. Alatsinainy d'Ambalofotsy.

Ainbatufotsy (on y vend du bois débi é). Antanifotsy. Alatsinainy de Manalalondo. Sambaina.

Alals nainy d'Ambatolampy. Antsirabé.

Zoma de Kelilalina. Sabotsy d' Antanifotsy.

Alatsinainy d'Ambatomainty.

SITUATION COMMERCIALE

Appvovhionnemcnl des marchés : On y lioiivc tout ce qui est nécessaire à rexistence malgache : riz, paddy, sel, hois, volaille, viande de boucherie, hétail sur pied, manioc cuit, sec ou frais, sucre indigène, savon et chandelles indigènes, bananes, citrons, ananas, ainsi (pie des objets d'im[)ortalion européenne : cotonnades, vaisselle, fer émaillé, (piincaillerie, miroirs, boutons, aiguilles, allumettes, tabac d'Europe, etc.

Importations. — Cotonnades, effets d'habillement, de coiffure et de chaussure, tabac d"Euroj)e, allumettes, fil, aiguilles, épingles, boutons, païal)luies, sel, sucre. La majeure partie de ces objets sont d'importation anglaise ou américaine.

Exportations. — Les exportations sont à peu près nulles : quelques kilogrammes d'or et des peaux de bœuf.

Autrefois, la région dWrivonimamo exportait des bœufs à la Réunion et à Maurice par Tamatave ; aujourd'hui, les troupeaux ont besoin d'être reconstitués.

Répartition du commerce extérieur : Les deux sous-gouvernements, Antsaliadinta et Imerintsiatosika, n'ont que des marchés de second ordre, malgré une population riche et dense; c'est la conséquence de l'arrêté du 8 mars 1896, qui les a disloqués. On en a rattaché une partie au o"" territoire, et les districts enlevés à Arivonimamo renfermaient précisément quelques-uns des plus gros marchés de l'hiierina : Alakamisy de Fenoarivo et Alatsinainy d'Ambahaza. Les habitants du cercle d' Arivonimamo sont restés tributaires de ces marchés qui sont sur leurs limites mêmes et c'est ainsi que le 5" territoire a accaparé les neuf dixièmes des revenus commerciaux de ces sous-gouvernements.

Voies et moyens d'accès : Le cercle est traversé par la grand'route de Tananarive à Fianarantsoa, par le chemin d'Ambatolampy à Tsinjoarivo (par Ambatofolsy), par les chemins d'Antanifotsy à Antsirabé et d'Antanifotsy à Sambaina et, enfin, par la route de Tananarive à Antsirabé.

Moijens et prix des transports : Les transports se font à dos d'homme. La journée de bourjane dans le cercle est de 0 fr. 75.

Ambohimanga du Sud. — Les « Zafidiamanana », habitants de la vallée de Sakevo, sont paresseux, mais doux, craintifs et dociles.

Comme tous les Tanalas, ils sont bûcherons, menuisiers et charpentiers, mais ouvriers très médiocres; ils gâchent un arbre pour faire une planche.

Jours de marchés : Ambohimanga, le mercredi; Ambohimitombv, le lundi.

Voies de communication : De Mahela à Ambositra; par Ampasitsara, et d'Ambohimanga à Mananjary.

D'Ambodihara-Sandrakamora à Ambohimanga, tous les ponts, passerelles et chemins sont terminés

Prix des transports : 0 fr. 50 par jour pour aller à Mananjary chercher 50 kilogrammes de marchandises, avec huit jours de délai pour aller et revenir.

Forêts : Les principaux arbres des forêts sont le halarapona, le varongy,

le voanitoana, le volombodirapona, le haromiana, le sokia, le nato, le voanana, le taboneka.

Foixe motrice. Exploitation de la forêt : Les chutes nombreuses du Sakevo et de ses affluents permettraient de se servir de la force hydraulique pour l'exploitation et le débit en planches des arbres. Le caoutchouc n'est pas exploité, mais il se fait un commerce de cire assez important.

4' territoire militaire.

Concessionnaires : MM. Hofl*mann, Savaron, Doërrer, aux environs de Soavinimerina (Marovatana) .

Marchés et importations : Les marchés sont au nombre de cinquantetrois dans le 4^ territoire. Tous les produits d'Europe font l'objet d'un commerce qu'on peut évaluer, en ce qui concerne les étoffes, à 2 000 francs par semaine (octobre 1897) ; puis viennent les chaussures, la mercerie, la vaisselle, la coutellerie, la ferblanterie, les marmites, l'épicerie, les conserves, les vins et les liqueurs.

Les planches, les « angady », la quincaillerie, sont rares. On trouverait pour ces articles des prix rémunérateurs.

Produits locaux : Riz, manioc, patates, maïs, canne à sucre, oranges, bananes, mangues, pêches, mûres. Les troupeaux et les plantations de café ont besoin d'être reconstitués.

Ankazobé. — Les deux principaux marchés du cercle sont Ankazobé et Sabotsy sur la Moriandro. Les transactions sont plus actives en ce qui concerne les denrées d'alimentation, manioc, sel, viande, riz ; le prix du riz s'est abaissé. 11 y a depuis janvier 1898, sur le marché d'Ankazobé, un mouvement très marqué de commerce de quincaillerie, apportée par les marchands de Tananarive.

Fihaonana. — M. Ilallot, directeur délégué de la maison Pagnoud, de Lyon, a pris la suite d'une maison de vente qu'avait créée le lieutenant Edigholfen à Fihaonana dans le but de développer le commerce de cetle région. Un agent malgache s'occupe de la vente et une couturière malgache fait la confection.

Le commerce des soies de cochon et peaux de bœuf a repris ; les soies de cochon sont demandées par l'industrie lyonnaise. Les bœufs sont actuellement dépouillés de leurs peaux qui valent de 1 franc à 1 fr. 50 la pièce; ce bas prix semble devoir décider un commerçant à établir dans cette province un ou deux dépôts, où les cuirs pourraient être achetés.

Marché d'Alatsinainy. — Mercuriale :

20 kilogrammes de soie (cocons) Fr. 125 » Riz, la « vata » 12 50

Toile américaine, les 5 mètres . . 2 60 Mangues, les quatre » 25

— indienne (qualité ordinaire), Bananes, un régime » 20

les 5 mètres 3 » Pêches, les dix » 05

SITUATION COMMERCIALE

Savon, le pain de 15 kilogrammes.

Manioc cru (1 sobika),

. Fr.

Tabac, 1 (( loliizana ». .

Un bœuf

(le 90 à 120

Une assiette

Manioc cuit (i sobika) . .

Un mouton

Région de l'Ikopa. — On a fait quelques essais de coton dans la vallée de la Betsihoka. Les pâturages sont très abondants dans cette région, où, en outre, la plupart des vallons sont boisés.

L'cQu existe partout et est de très bonne qualité.

Les marchés d'Ankazobé sont fréquentés par les marchands de la région de la rive gauche de l'Ikopa, qui est très peuplée.

Situation commerciale et représentants : C'est U entrepôt naturel pour les transactions des hauts plateaux avec les régions hors de l lmerina et avec la côte. MM. Fontoynont, Jouchoux et Cie et Armand Dreyfus, y ont installé des représentants; Leftery Balaghi représente plusieurs maisons de commerce de Tananarive.

Prix des transports : D'Ankazobé à Tananarive, on paye 4 francs par bourjane, et, d'Ankazobé à Mevatanana, 25 francs.

Une pirogue peut porter une tonne de marchandises, le prix est de 6 francs jusqu'à Soavinimarina.

Territoire militaire sakalave.

Cercle de Maintirano. — Commerce : Le nombre de commerçants indiens et autres qui ont pris des patentes pour se livrer au commerce en gros, surtout en vue de l'exportation, est de nature à faire supposer que les échanges vont reprendre activement et auront un développement de plus en plus considérable.

Le commerce, jusqu'ici, a surtout porté sur les peaux de bœuf, un peu sur le caoutchouc, provenant de réserves faites antérieurement, et sur le manioc qui a été exporté en quantité notable sur divers points de la côte.

Cours d'eau, transports : La rivière de Demoka et le Manambao permettent, au moyen de pirogues, de faire parvenir jusqu'au littoral, en tout temps, sans grande dépense, les produits récoltés à l'intérieur.

Région du Mailaka. — Le commerce du pays est entre les mains des Indiens. Le caoutchouc seul est expédié par les bateaux de la Compagnie des Messageries maritimes à Nossi-Bé et versé aux maisons allemandes; les autres produits sont expédiés par boutres.

Le Menabé. — Le Menabé soumis va d'Ampatikia, sur la petite rivière d'Andranomena, au Nord, jusqu'à Marololia, branche de la grande rivière du Mangoka, au Sud.

Le principal commerce consiste en cire, caoutchouc, peaux de bœuf.

poudre d'or (du côté de Janjina). Belo est un grand village sur la côte, qui est poissonneuse. Ranopasy est un grand bras de mer où il y a des salines magnifiques. Le commerce se trouve entre les mains des Indiens, et les produits sont versés à des maisons allemandes.

Fiherenana. — D'une façon générale, tout le commerce de la côte Ouest est entre les mains des Indiens et les produits sont livrés à des maisons allemandes. Seule, la poudre d'or est expédiée à Bombay.

Liste des commerçants indiens à Tulléar :

T. Mastas. Mohamad Bay Amijec.

Goolamaly Mahamad Ali. Goolamoosen Moosajee Safy.

Mossajee Ali Bay. Jafiijee Akimjee.

Bamodar Anamjee.

Maison européenne : Soost et Brandon (allemande).

Commerce général : La côte Sud-Ouest est généralement exploitée par des créoles de la Réunion fixés dans le pays depuis plus de vingt ans et qui, avec quelques Indiens, détiennent tout le commerce de troc entre leurs mains, car le commerce se fait presque tout entier au moyen du troc de marchandises (toiles, marmites, faïences, etc.).

Les exportations se sont élevées à 108 997 fr. 85 et les importations, à 80069 fr. 84 pour le premier trimestre 1897.

Denrées et volailles : Les œufs, riz, légumes, volailles, sont bon marché, mais les vins, farine, conserves, sucre, etc., sont d'un prix relativement élevé à cause du manque de concurrence.

Produits locaux : Le caoutchouc, le maïs, les pois du Cap, les bœufs, les moutons, etc.

Débouchés : La proximité du Transvaal rendra fort avantageuse l'exportation du bétail dans ce pays.

Tendances : Depuis l'installation de la ligne annexe des Messageries maritimes (Diego-Suarez-Beïra-Laurenço-Marquez), l'exportation des bœufs pour les pays sud-africains tend à prendre une extension considérable.

Prévisions : Il faudrait pour se livrer à ce commerce armer un petit vapeur ou un voilier qui effectuerait facilement ces voyages (trente-six heures de traversée pour un vapeur et quatre à six jours pour un voilier). Il y a de ce côté beaucoup à faire. Seul, un commerçant anglais fait avec sa goélette le va-et-vient entre Tulléar et Beïra ou Laurenço-Marquez.

Navigation : Le vapeur Mpanjaka, annexe des Messageries maritimes, faisait escale à Nosy Yé (ancienne résidence), aujourd'hui abandonné par les commerçants qui se portent tous à Tulléar, sur la Grande terre, siège de la nouvelle résidence depuis mai 1897. D'ailleurs, Tulléar est tout indiqué comme centre d'opérations commerciales.

SITUATION COMMERCIALE

Province de Diego-Suarez.

État de la colonisation : La province de Diego-Suarez est propre à la colonisation européenne ; le climat est sain et la température varie entre '20 et 52°. A la montagne d'Ambre, en particulier, les plantes européennes et coloniales réussissent très bien.

Travaux des Européens : Le climat permet aux Européens de se livrer eux-mêmes aux travaux de la terre jusqu'à dix beures du matin et le soir de quatre à sept heures.

Coût des logements : Une maison d'habitation en bois de foret et planches, couverte en tôle galvanisée, composée de quatre pièces avec vérandah, élevée sur pilotis, et dépendances comprenant écuries, parcs à bœufs, toit à porcs, poulailler, reviendrait environ à 6 000 francs.

Routes de la province : D Antsirane à Antanamitarana, 12 kilomètres; d'Antanamitarana à la rivière Rodo, 78 kilomètres; d'Antanamitarana à la montagne d'Ambre (sanatorium militaire), 21 kil. oOO; d'Antsirane à Anamakia, 9 kil. 500; d'Anamakia à Antongombato, 8 kilomètres; total général, 152 kilomètres.

En outre, un tronçon de route d'Ambararata à Ampariliy (district de rOuest), se dirigeant sur Anamakia, a été fait sur une longueur de 15 kilomètres en terrain très difficile.

La route de 55 kilomètres, qui relie Antsirane à la montagne d'Ambre, est carrossable. -

D'Antsirane au Rodo, la route est entièrement achevée (90 kilomètres). Le pont de la Tsararano ( 90 mètres de long) est terminé ; il a fort bien supporté un peloton compact de 100 hommes passant dessus. Les indigènes utilisent cette voie qui leur évite de traverser des rivières grossies par les pluies et leur permet d'accéder à Anlsirane pendant l'hivernage.

Débouchés : Les produits peuvent être expédiés en toute saison pour être vendus à Diego ou y être embarqués.

Modes de transport : Par charrettes à bœufs, lents mais peu coûteux. On trouve à acheter ou cà faire construire des chari'ettes sur place pour 400 à 500 francs.

Élevage : H y a des pâturages convenables pour les bœufs, chevaux, ânes et mulets; l'élevage y serait d'un excellent rapport, principalement celui des mulets qui manquent dans l'île, qui est très montagneuse et ne possède encore que peu de routes.

Prix des vaches : Les vaches du pays valent une trentaine de francs, elles produisent peu de lait ; il serait bon de faire venir de la Réunion quelques vaches laitières pour la production du beurre et du fromage. Mais, patates, manioc et ambre vade assurent la nourriture des animaux de ferme.

Prix moyen des denrées sur la place Antsirane :

Viande, le kilogramme . . . Fr. )) 50 Riz, la balle de 75 kilogr 25 ))

Pain, — )) 50 Pétrole, la caisse de 58 litres . . 15 ))

Farine, les 100 kilogr 45 )) Saindoux, le kilogr I 50

Vin, la barrique de 228 litres 110 à 140 )) Maïs, les 100 kilogr . ... 10 à 15 »

Oignons, le kilogr ....

Pommes de terre, le kilogr Sucre de canne, le kilogi- .

Haricots,

Sel, les 100 kilogr. . . .

Poulet, la pièce

)) 50 Canard, la pièce. . . .

)) 40 Oie, . . . .

)) 50 Dinde, — ....

)) 50 Lapins, la paire. . . .

5 )) Porc vivant, le kilogr

1 50 Viande de porc, —

Main-cVœuvre : Les indigènes se payent 25 francs par mois, plus la ration journalière de 800 grammes de riz; ils produisent peu. Les instruments agricoles et aratoires font défaut, ainsi que les outils de menuisier et de charpentier.

Bœufs : Les bœufs de charrette coûtent de 50 à 60 francs pièce. Les bœufs pour la boucherie sont dirigés sur le Transvaal.

Culture maraîchère : Anamakia est un centre de culture maraîchère.

Importations et exportations : Les importations, en 1897, ont atteint le chiffre de 1 767 957 fr. 05; les exportations, celui de 245 247 fr. 15.

Navigation : Touchent à Diégo les navires de la Compagnie des Messageries maritimes, ceux de la Compagnie Ilavraise (le Tafna) et des boutres de rinde. Voir, pour les prix de fret et de passages, le tableau de ces deux compagnies, annexé au chapitre sur Tamatave.

Eau pour navires : Le paquebot Gironde, l'annexe des Messageries maritimes pour le Transvaal, ainsi que les grands voiliers charbonniers et les navires de la Compagnie havraise, trouvent avantage à s'approvisionner d'eau à Antsirane; elle se paye 4 schellings la tonne à la côte orientale d'Afrique, et encore y est-elle rare! A Diégo, elle vaut seulement 2 francs la tonne, contrôle fait au moyen de compteurs. La conduite d'eau marche suffisamment bien.

Usine d^intongombato : En 1897, le chiffre des bœufs abattus en quatre mois seulement a dépassé 2 000; on se propose d'en traiter cette année environ 8 000.

Société des salines : On y commence la mise en exploitation de nouvelles tables salantes très importantes.

Demandes de concessions :

Chammings, Mme, 500 m^, rue Carnot, ville. Pignolet, Yve, 400 , rue François de Mahy, ville.

Hectares.

Chammings, V., Aya, Vve Marie, Abonier, Jules, Dosa, Gustave, Remy, Pierre, Alidor, L.-J., Cazot, Émilien, KicoUe, Augustin, Dinan, Bernard., Larontaine,L.-M., Evenor,Desaente,

50 Montagne d'Ambre.

4 Rivière de la Mam.

Hectares.

40 Montagne d'Ambre.

50 Rivière des Caïmans.

50 Betaitra.

10 Rivière de la Main.

iOO Andranomanta.

400 Octroi-Ville.

10 Betaitra.

20 Montagne des Français.

10 Bethaïtra.

100 Monlagne dWmbre.

5 Rivière de la Main.

Poiiier, Gence, Charifou, Mondon et Zoé, Canu,

Yidot, Joseph, Acaste, Jules, Heusslen, Mlle, Joseph, Robert, Gauliai, Boudou, Mme, Béguime, Pierre, 100 Sovazata.

Société française

des Salines, 200 Ambararata

Au village de Rodo, près du pont de Tsararano, de bonnes cases en rafia ont été construites à l'usage des voyageurs.

SITTATION COMMERCI ALK.

Province de Vohémar.

Conimercc : M. Grolloau a lait avec les Indiens d'importantes négociations, comme conmiissionnaire, tant pour leur procurer des marchandises franvaises que pour leur acheter les produits du pays : peaux de hœuf (UJO;, gomme copal ('2 Tx), et du caoutchouc.

Transactions actives sur le riz. Arrivages par mer de Sahambava et d'Antalaha traités sur place en 1897 à 18 i'r. les 100 kilogrammes; prix d'achat, 10 francs à Sahambava, en riz blanc.

Le riz offre au commerce une source de bons profits. Le riz blanc est acheté, en 1898, à raison de 7 fr. 50 les 100 kilogrammes rendus à Sahambava, où les frais d'embarquement sont, au plus, de 15 francs la tonne: or, ce riz se vend à Vohémar 225 ou 250 francs, à Diego et Xossi-Bé, 550 et iOO francs et, à Tamatave, 550 francs la tonne. Il y a lieu d'appeler l'attention des colons à ce sujet.

Le caoutchouc sec, il se paye à Sahambava 400 francs les 100 kilogramriies, qui se revendent en Europe de 500 à 550 francs.

Achetée à Sahambava 100 francs les 100 kilogrammes, la gomme copal est revendue sur les marchés de Tamatave de 180 à 200 francs, toute préparée. En Europe, elle coûte environ 250 francs les 100 kilogrammes.

Produits cV importation : Ils sont peu nombreux et se composent principalement de cotonnades, d alcools et de sels.

On importe aussi des étoffes de Bombay à bon marché, des saimbos ou cotonnades à couleurs vives, vaisselle et verrerie commune, riz.

Exportations : Elles consistent surtout en bœufs, en peaux non préparées et en écaille.

Le vapeur anglais De-Bay, affrété par la maison Laroque, a quitté Vohémar, le 24 février 1898, avec 560 bœufs pour le Transvaal: il est revenu le 15 mars et compte en emporter bientôt un pareil nombre pour la même destination. Après un essai où il avait pris 80 ba'ufs, le Tafna a quitté la rade, le 20 mars 1898, emmenant 596 tètes de bétail à Tamatave. Le bétail n'acquitte aucun droit à la sortie.

Un lot important de parasolerie (500), venant de Lyon et consigné à M. Grolleau, a été écoulé instantanément. Il y aurait tout intérêt pour une maison française à se substituer aux Indiens, qui sont syndiqués et tiennent les prix très élevés; une maison sérieuse pourrait monopoliser presque exclusivement à son profit le trafic des Indiens dont le chiffre d'affaires est d'environ 400000 francs. La maison Erager, de Paris, va très prochainement ouvrir une succursale dans ce but.

Les produits d'Europe sont à des prix assez élevés, même sur la côte.

Prix des principaux produits du pays en 1897 :

Viande de bœuf, le kilogr. . . Fr. » 15 Riz blanc, les 100 kilogr. . . . Fr. 8 »

Oies, la pièce 1 » Manioc, — 5 »

Poulets, — H :2U Sel, le kilogr )) 50

Canards, — » 00 Pintades, la pièce » 50

Poissons, le kilogr )) 10

Habitants de la province :Lcs Ilovas sont la race conquérante; quelquesuns se livrent au commerce et cultivent la terre. Les Sakalaves se portent plutôt vers l'élevage des bœufs. La race betsimisaraka est plus active, plus industrieuse, et s'adonne plus volontiers à la culture ; de toutes les populations réunies dans la province, les Betsimisarakas sont de beaucoup les plus intéressants.

Les Indiens sont à peu près exclusivement cantonnés à Yohémar, au nombre d'une trentaine. Ils ont accaparé la presque totalité du commerce ; les créoles, qui ont beaucoup plus de frais et sont moins bien approvisionnés, ne peuvent lutter contre eux. Leur commerce est surtout un commerce d'échanges.

Les Chinois sont peu nombreux et font le commerce d'échanges.

Les Anjouanais et les Comoriens sont au nombre de 22 et ne font ni commerce, ni industrie.

Membres de la chambre consultative :

MM. Grolleau, commerçant, président. MM. Miaka, membre pour Vohémar.

Gonzague, membre pour Vohémar. Gui net, —

Tournay, Albert, membre pour Antalaha.

Liste des négociants et colons :

Province de Lokia :

Saint-Ange-Prémont et Félix, créoles bourbonnais, représentants de commerce.

Province dWmhoaniho :

Guincl (IL), Français, commerçant-éleveur. Hoareau (Emilien), Bourbonnais, cliarpentier. Puren, llenri. Mauricien, com. demi-gros. Miribel, Claude, — sans profession. Quesnel, — com. des bœufs.

Cloridor-Cliauvin, — charpentier.

Emilien, Julien, — boulanger.

Mogador, Ernest, — charpentier.

Plaideau, Fiance, — com. -élevage. Nagua, — limonadier.

Miribel, Jules, — charpentier.

Patina, Georges, créole chinois, détaillant.

A Soavinandriana :

Florent, J.-P., Mauricien, détaillant.

Quéland, G.-P., — —

A Sahambava :

Mme L. de Lescure, Bourbonnaise, détaillant et culture.

Orme, J., Em^opéen, culture de la vanille. Dubrocard, G., Bourbonnais, — Guinet, Edouard, Français-métis-Malgache,

culture de la vanille et café.

Damour, E., Français, culture de la vanille. Bachelier, Albin, Bourbonnais, préparation

et cidture de la vanille.

Robert, E., Bourbonnais, cuit, de la vanille. Damour, R., — — Mlle Annet, — Henri, Vincent, Mauricien, détail. -cuRure. iNicolle, Ferdinand, — bois et culture. Awage, Joseph, — commerce.

Gabriel, Baptiste, — — Etienne, Joseph, Mauricien, patron de goélette côtière.

A Antalaha :

Tournay, Albert, Bourbonnais, négociant

Didier, René, Mauricien, —

D'Espagnac, Raoul. — —

— Jules, — —

— Daniel, — — Ilaskelt, Georges, — — Caillaud, Marins, — — Hiss, Edgard, — — Lavigilant, Julien, — — Jean, Guillaume, — charp. de nav.

Jean, Pierre, — ouvrier.

Augustin, Joachim, — — Louis, — manœuvre.

Jean, — —

A Angontsy :

Maigrot, Maxime, Italien, concession forestière. Arnoux, Mauricien, —

Morelli, Pierre, — commerçant.

Auguste de Lanux, Bourbonnais, détaillant. Numa Desmance, — commerçant,

constructeur de navires.

SITI AïHi.N COM.MKHCIALi:

Anloino, Mauiicicn. (niMier. Victor, .Mauricien, ouviier.

James, — — Bolourabe, — —

Lango, — — Arliniidor, — —

Augustin, — — Jowtrar, — —

Noir, — — Louis, Pierre, — —

Alcide, — —

X ajouter 6 Chinois, ")') Indiens, sujets hritannicjues, et *2 Sainte-Mariens. Les Indiens et les Chinois sont conuiiervanls, les Sainte-Mariens, ouvriers, et se trouvent répartis dans les quatre provinces.

Tabac : Le tabac est cultivé partout avec succès; on ne l'exporte pas, il sert à la consommation.

Industries : Un tailleur, un cordonnier et surtout un charron pourraien se créer de jolis revenus à Yohémar.

Vie matérielle : Un Européen peut louer une case pour 15 ou 20 francs par mois. Un domestique coûte 12 fr. 50, plus les vivres. Une bonne nourriture, sans le vin, revient au plus à 55 francs, par mois, pour une seule personne, à 50 francs pour deux et à 70 francs pour une famille de quatre personnes.

Main-d'œuvre : Les ouvriers sont peu faciles à trouver; les contrats se font au mois, à raison de 12 fr. 50, plus une ration quotidienne de 800 grammes de riz.

Voie de communication : De Rodo à Lokia.

On va établir des routes de Yohémar à Ambodino ; de Bemarivo à Sahambava; d'Antalaha à Angontsy ; d'Angontsy à Masoala (qui est à présent tout à fait impraticable).

Moyens de transport : 1" Par voie de terre; les porteurs sont très peu nombreux et ont de grandes prétentions,

2*" Par voie de mer. C'est la seule voie suivie par les marchandises et les voyageurs entre Masoala et Angontsy. L'unique voie terrestre est la plage, qu'on ne peut suivre qu'à marée basse.

Par mer, de Diego à Sahambava, on met trois jours, y couqiris une escale de vingt-quatre heures à Yohémar; le prix du passage pour une personne est de 60 francs environ et le fret d'une tonne de marchandises se paye 40 francs.

Courrier : Yoir le tableau (au chapitre de Tamatave).

Province de Maroantsetra.

Commerce : Presque tout le commerce des villes de Maroantsetra et de Mananara, les seules où le commerce européen ait pris un certain développement, est entre les maies de maisons mauriciennes; les seules maisons françaises qui aient des comptoirs dans la province, sont, à Maroantsetra, la maison Fontoynont et Jouchoux, représentée par M. Berger du Jouet, créole mauricien, et la maison Lalouette, représentée par M. Latapie, créole mauricien, et, à Mananara, la maison Delacre, représentée par M. Boyer, créole de la Réunion, et la maison Bucquet frères, représentée par M. Bonas. Français.

En outre, la maison Frager, de Nossi-Bé, a établi, dans le courant du mois d'octobre 1897, un comptoir dans l'intérieur, à Befandriana, qui est tenu par M. Ducasse, Français.

Maisons de commerce étrangères : Agence Procter frères, représentée par M. Mac-Reid Trouchet.

Marchés : Il y a, à Maroantsetra et à Mananara, un grand marché qui se tient trois fois par semaine ; des marchés hebdomadaires ont lieu dans les villages les plus importants de la côte : Andranofotsy, Rantabé, Antanambé.

Produits locaux :

Riz blanc , décortiqué

100 kilog?

les Fr.

Hafia, les 100 kilo^r

Cire, les 100 kiloorr

Caoutchouc vert, les] 00 k. ooO à Ô80

— demi-sec, — 580 à 590

sec. — jusqu'à 450 . . . 150 à 200

Planches de gaiac ou de palissandre, 5 à 6 à la piastre.

La récolte du riz ayant été très abondante en 1897, le prix du riz décortiqué tombera prochainement à 9 ou 10 francs les 100 kilogrammes (mars 1898).

Exportation : Le commerce de la région côtière porte exclusivement, pour l'exportation, sur le riz, le rafia, la cire, le caoutchouc et les planches.

A Mandritsara et à Befandriana, il se fait un commerce assez important de bœufs à cause des nombreux acheteurs qui viennent de Timerina.

Liste des Européens établis dans la province :

Bucquet frères, de Tamatave, Français, importation, exportation; M. Bonas, Alfred, représentant.

Delacre, de Tamatave, Français, importation, exportation; M. Boyer, représentant.

Carmes, Léon, Anglais, importation, exportation, à Mananara.

Troncliet, de Tamatave, Anglais, importation, exportation; M. Desrivières, représentant.

Goutreaud, Frédéric, Français, marchand au détail, à Mananara.

Dupuy, de Tamatave, Anglais, gros et détail; M. Philibert, représentant.

Roger père, Anglais, marchand au détail, à Mananara.

Roger fils, dit Picot, Anglais, marchand au détail, à Mananara.

Delacre , de Tamatave , Français , détail ; M. Trary, Malgache, représentant.

Delacre, de Tamatave, Français, demi-gros et détail; TsimanaUivatra, représentant.

Goutreaud, de Mananara, Français; M. Bénard, Césaire, représentant, à Vohijanahary.

Trancliet, de Tamatave, Anglais, gros et détail; M. Roger fils, dit Picot, représentant, à Vohijanahary.

Gonthier, dit Burny, Français, demi-gros et détail, à Nosy-Manasy.

Crescent, Français, détail, à Antanambé.

Lecomte, Anglais, gros et détail, à Antanambé.

Canton, Anglais, demi-gros et détail, à Tanjona.

Roger fils, de Mananara, Anglais, demi-gros et détail; Rabanitoto, leprésentant à 31anambolosy.

Félix, de Tsiramandaka, Anglais; Soloanka, re})résentant, à Manambolosy.

Dupuy, de Tamatave, Anglais, demi-gros et détail; Tsifinja, représentant, à Manambolosy.

Bucquet frères, de Tamatave, Français, demigros et détail; Razafy représentant, à Fahambaha.

Deshayes, Gaston, Français, à Tsiranajidaka.

Félix, Anglais, gros et détail, à —

Goutreaud, de Manarara, Français, demi-gros et détail; M. Hinnense, René, représentant, à Tsiranandaka,

Dupuy, de Tamatave, Anglais, demi-gros et détail; Rajonarivo, représentant, à Tsiranandaka.

SITUATION COMMERCIALE

— : Tsaroka, reprrsciitant.

— ; Jokmikasv, rej)ivs(Milanl, à Andapa. FVlix, (le ïsiramaïulaka, Aniilais. dcini-gros

t'I détail; liaplisto rcpréscMitant, à Andaka. Dolacrc. de Taiiialave, Français; Aukivoiiy,

roprôsontant, à Ainbodivonaiiy.

Pt'lix, de Tamatave, Anglais, demi-gros et

détail; Raiiiiholo, représentant, à Santsi-

hanaka.

Bucqiiel, Français; Raniamonjv. représentant, à Saliav(',

Burquet, Français; Zokinito, représentant, à Andapano.

Rneqnet, Français; Tsimarolaln , représentant, à Ampanaihé.

Indigènes établis :

Andriantsiniaro. à Mananara, Malgache, détail .

Kaloatsimo, — —

Jangalisy, — — - —

Rakotovohitra, — — —

Ratalata, — — —

Remindrajuo, — — —

Randrentsalania, à Voliijanaharv, — —

Ratoandro, — — —

Rainifary — — —

Rainikala, — — —

Rainitovo, — — —

Raininiarinjaona, — — —

Rainivelonjaona, — — —

Rainizafy, — — —

Rainibefotsv, ■ — — —

Carmes (A.), de Mananara, gros et détail ;

Rainaraiiivo, représentant, à Andujdiliila. Gontreand, do. Mananaia, Français, demi-gros

et dé'tail; Bernaid Joseph, icprésenlanl, à

Amliodikclv.

Carmes, de Mananara, Anglais, gros et détail ;

Soamana, représentant, à Amhodikely.

Carmes; Rakotohesomotia, représentant, à

Ambodivary.

fionti eaud, de Mananai-a, Français, demi-gros

et détail; Rasida, représentant, à Imora. Roger fils, Anglais, demi-gros et détail ;

Jemisy, représentant, à Tanetilava.

Carmes, Anglais, gros et détail ; Soamanira,

représentant à Tanetilava.

Rainitompo,à Vohijanahary, Malgache, détail.

Rasoanosv, — — —

Rainiaiivo, ■ — — —

Soazafy, — — —

Ramangalazy, à Amhodisatrana, — —

Kaloviany, à Imora, — —

Ratsimo, — — —

Idriambololo, à Tanjona, — —

Rainiria, — — —

Behavana, à Antanamhé, — —

Rasina, — — —

Fako, — — —

Lehibé, — — —

Victoire Sali, à Ankoha, — —

Routes : Befandriatia est i^elië à Mandiûlsara par une route facile et à Maroantsetra par la roule d'Ampary et la rivière de rAntanambalana, route mi-terrestre, mi-fluviale, destinée à prendre une grande importance en raison des territoires très riches qu'elle travei^se.

Ile de Sainte-Marie de Madagascar.

État nominatif des membres de ta chambre consultative :

Sabalier, Hippolyte, président, agent des Boyeu, Julien, membre, planteur.

Messageries maritimes. Barbould, Charles, — commerçant.

Beulin, Emile, membre, planteur. Simon, Paul, — —

Biendiné, Léon, — — Marnita, Kirofîo, — armateur.

Vergoz, Gustave, — — Tsiliana, Ernest, — commerçant.

Produits naturels de cette îte : Les seuls sont les fruits et certaines racines.

Produits agricoles : Café, cacao, giroflier, vanille, riz, maïs, manioc, patates, cannes à sucre, bananes, ananas, citi^ons, oranges, tabac, goyaves, légumes divers.

Riz non décortiqué, les 100 kil. Fr. 15 » Oranges, l'unité Fr. » 05

■ — décortiqué, — . . . 27 )) Haricots, le kilogr 0 80 à 1 »

Manioc, — ... 5 » Maïs — » 15

Patates, — ... 5 )) Fruits à pain, l'unité » 05

Bananes, le régime » 75 Ananas indigènes, — » 05

Loko, l'unité » 10 — Victoria, — » 25

Citrouille, — » 50 Avocats, les trois » 10

Cannes à sucre, — » 10 Café libcria, le kilogr 2 50

Citrons, — )) 05 Tabac (brut), — 1 50

Béiail : Les bœufs sont peu nombreux dans Tîle de Sainte-Marie; ils valent de 50 à 60 francs l'un. Porcs, de 10 à 60 francs l'un. Volailles :

Oies, l'unité . . . . Fr. 2 à 5 » Canards, l'unité. . . . Fr. 1 à 2 25 Dindes, — 1 50 à 6 » Poulets, — » » à 1 25

Produits fabriqués dans Vile :

Nattes ordinaires, la pièce. Fr. )) 50 à 1 » Rabanes riche, la pièce. Fr. 5 » à 5 »

— riches, — . . 15 à 25 » Angadys » 80 à 1 25

Etuis à cigarettes, — . . » 50 à, 1 » Haches 1 25 à 2 »

Rabanes ordin., — . . 1 25 à 2 50 Huile de coco 1 25 le litre

Betsabctsa 0 40 le litre.

Importations : Vin louge, vin blanc, Champagne Mercier, absinthe Pernod, vermouth Noilly, eaux-de-vie et toutes sortes de liqueurs, rhum de la Réunion et de Maurice, bières, limonade, conserves, huiles, vinaigre, poivre, sel, pommes de terre, oignons, ail, haricots, lentilles, riz de Saigon et du Bengale, savons, etc. Draps d'origine française et anglaise, indiennes, cotonnades, chaussures, parapluies, chapeaux de paille. Accordéons.

Exportations : Girofle, café, vanille, volailles et fruits.

Pierres et minerais : Quartz, mica, quelques traces de fer.

Maisons de commerce : lîonnemaison, maison française, représentée par M. Darbaidt; Yeckranges, maison anglaise, représentée par M. Simon; sept maisons d'Indiens, et huit cantines tenues par des indigènes.

Les deux plus importantes maisons sont celles de MM. Bonnemaison et Yeckranges; elles vendent des boissons, des bqiieurs, des conserves, du riz, des épices, peu d'étoffes, dont le commerce est plutôt entre les mains des hidiens qui tieiment aussi le riz, le sucre et le café.

Liste des Européens et fonctionnaires :

MM. Cercus, administrateur adjoint. MM. Barget, receveur des douanes.

Abbé Delaporte, desservant. Malbec, préposé des douanes.

Sehibé, sacristain. Mnies : Delangle, Sœur institutrice.

Gaudenard, médecin des colonies. Le Meun, —

Amblard, Sœur institutrice.

Chefs indigènes :

Travoka, à Ankalomaré. Bareda, à Masovoai iaka.

Tanataina, à Ambodifototra. Lerova, à Anivorano.

Toivadv, àlvato. César, à Ambatorao.

Latsy, à Ankiribe. Jacques, à Sahasifotra.

Tsitekv, à Ambodivanina.

SITUATION COMMERCIALE

Comlructions : J.es casos indigènes sont construites en feuilles de Tarbre du vovaf»eur, et les maisons européennes, en hois du pays avec toilui'e en feuilles de ravinai. Les logements de fonctioimaires sont en |)ierres et en briques.

La construction la meilleuie, qui n'existe pas, du reste, à Saint(^-Marie, seud)le èlre la maison en bois, montée sur pilotis assez élevés. On y fabri(jue de la cbaux avec les coraux, très abondants, qui forment la ceinture de récifs de l île et les coquilla}.>('s appelés bénitiers,

Ma 'ni-(Vœiivre : Elle est difficile à trouver. On paye les journaliers 1 franc et on leur fournit la nourriture ; les travailleurs à gages sont rares; ils se payent de 20 à 25 francs par mois, nourriture en plus.

Salaire des ouvriers indigènes :

Charpentier Fr. 2 50 à 5 )) For<j:eron Fr. Ty »

Maçon 2 »

Voies de comniunieation : D'Ambodifoliy à Lokintsy; de Lokintsy à Ambatorao; d'Ambodifototra au sud de l'île.

Transports : Les transports se font presque exclusivement au moyen d'embarcations (pirogues ou autres). Une pirogue se loue 2 fr. 50 par jour environ; les pagayeurs se payent 1 franc par jour, plus la nourriture.

Sur les côtes Ouest et Est, il existe des routes praticables, allant du nord au sud de Lîle. Le fitakona (fdanjana des Hovas) est rarement employé, les Sainte-Mariens ne sachant point porter convenablement.

Moyens de communication : Voiliers et transports.

La Compagnie des Messageries maritimes fait escale à l'îlot Madame une fois par mois, à l'aller comme au retour.

Pour le fret et les passages, voir le tableau de la Compagnie des Messageries maritimes h la première partie (tome I).

Province de Fénérive.

Fénérive. — Fénérive est le centre le plus peuplé du district. Il compte environ i 500 habitants, dont 1 200 d'origine betsimisaraka.

Le port comprend une grande et une petite rade ; cette dernière est plus sûre et offre plus de facilités pour le débarquement que l'autre; mais elle n'est accessible qu'aux bâtiments d'un faible tonnage.

Voies de communication : Fénérive est relié à Imerimandroso et à Ambatondrazaka par un chemin très mauvais qu'il est difficile d'améliorer. Une seconde route le fait communiquer avec l'intérieur par la vallée du Maningory; c'est par là qu'arrivent le caoutchouc et le ralia. Enfin, la route qui suit la côte, le rattache, au ?sôrd, à Soanierana, et, au Sud, à Mahambo.

Colonie européenne : La population d'origine européenne est peu considérable dans le district ; elle est presque entièrement massée à Fénérive et se compose d'une vingtaine d'Européens et de Mauriciens. Tous ces colons se livrent surtout au commerce, soit comme chefs de maison, soit comme représentants ou employés de commerce.

La maison française Fontoynont, Jouchoux et Cie est représentée à Féné-

rive, ainsi que les maisons mauriciennes Dupuy, Tronchet et Veckranges; il y existe, en outre, deux maisons mauriciennes de moindre importance. Ces maisons traitent le gros et le détail; cependant, la plus grande partie du commerce de détail est entre les mains des Ilovas. On compte encore dans le district trois négociants d'origine indienne qui ont leur principal comptoir au chef-lieu, mais qui vont périodiquement colporter leurs marchandises dans Tintéiieur.

Commerce : Le commerce de Fénérive n'a pas encore repris l'importance qu'il avait avant la guerre de 1895, et la disette qui frappe depuis quelques mois la malheureuse population sihanaka a quelque peu ralenti la marche des affaires. Mais la situation de cette ville, l'intensité de sa vie commerciale, ses relations anciennes avec les vallées du Maningory et du Manantsatrana, la fertilité du district que l'on appelait, il y a quelques mois encore, le grenier de Tamatave, permettent d espérei' que, après une crise passagère, Fénérive retrouvera son ancienne prospérité.

Exportations : Le chiffre des exportations s'est élevé à 75 000 francs pendant le deuxième semestre de l'aimée 1(S97.

Le riz est le principal ohjet d'exportation; ensuite, viennent les rafias dont il a été exporté près de '20 tonnes à ÔO francs les 100 kilogrammes; ce produit, qui est de très honne qualité, est récolté dans tout le district.

Le caoutchouc a trouvé acheteur à 550 francs les 100 kilogrammes; il provient presque en totalité des vallées du Manantsatrana, du district d'Antenina et de Mandritsara. La récolte a été peu considérable en 1807; la quantité transportée et embarquée ;"i Fénérive s'est cependant élevée à 1 400 kilogrammes environ.

La cire, abondamment fournie d'habitude par la région de l'Antsihanaka et la haute vallée du Maningory, est arrivée en petite quantité pendant le dernier semestre; il en a été expédié 741 kilogrammes, h 1()0 francs les 100 kilogrammes. 11 a été exporté, en outre, 5 ll'i kilogranmies de cuirs à

00 francs les 100 kilogrammes, 5 tonnes de crin végétal à 50 francs les 100 kilogrammes et 9 tonnes de bois à 12 francs les 100 kilogrammes.

Importations (deuxième semestre 1897) : Au nombre des articles importés, viennent en tète les spiritueux : 4 152 bouteilles d'eau-de-vie, 485 d'absinthe Pernod, 8 hectolitres de rhum, et seulement 0 hectolitres de vin. La valeur totale de ces liquides dépasse 12 000 francs.

11 est entré en outre 10000 francs de toiles, 2 500 francs de quincaillerie,

1 600 francs de conserves, 2 000 francs de produits chimiques utilisés en grande partie pour la congulation du caoutchouc et 1 200 francs de sel.

Principaux produits indigènes exportés :

Riz, 100 t. 287; rafia, 18 t. 842; cire ani- caoutchouc, I ùlA kilogrammes; cuirs secs, maie, 741 kilogr. ; crin végétal, 5 t. 520; 5 112 kilogr.; bois, 9 t.220; cornes, 504 kil.

Maisons de commerce établies dans le district :

Fontoynont, Jouchoux et Cie, Français; agent A'eckrangcs, Anglais; agent Bidalon.

Mécamp. Porter, Aitken et Cie, Anglais; agent Bouli- Dupuy, Anglais; agent Rollo. neau.

Tronchet (L.) et Cie, Anglais; agent Allard. Courtin, chef de maison, Mauricien.

SITUATION COMMERCIALE

Traitant a :

CazaI, Français, à Fénérivo. Dijorio, Français, à Ambokarivo.

Cauvin, RoborI, Mauricien, à Fcnérivo. Picrrucbc, Maniicicn, à Amj)atrinii|tak;i.

Caiivin Lcont'I. — — IJcitONs, — à Ainl)azaba.

Liste (les colons fixes dans le district :

Canton, Pierre, et Canton, Joseph, employés Boulineau, agent de MM. Porter, Aitken, nia-

(le commerce à la maison Diipuy. rié, vit avec sji mère, Mauricien.

Tournay, Aristide, sans profession, né à Bour- Bollo, agent de la maison Dupuy, Mauricien.

bon, Français. Courtin, commerçant marié. Mauricien.

Cazal, Charles, traitant, né à Bourbon, Fran- Allard, agent de la maison Tronchet, marié,

çais. Mauiicien.

Ilécamp, Michel, agent de la maison Jou- Versin, employé de commerce, Mauricien.

choux, né à Sainte-Marie, de père fran- Cauvin, Robert, courtier, Mam-icien.

çais, marié, 1 enfant, Français. Cauvin, Léonel, — —

Bidalon, Félix, agent de la maison Veckran- Dijoin, traitant, à Ambakarivo, Français.

ges, veuf, 1 enfant, Français. Piei ruche, traitant à Ambatomipaka, Mauric.

Vandamme, employé de la maison Dupuv, Hertoys, traitant à Ambazaha (Maningory),

Francû-Hova. Mauricien.

Foulpointe iMahavetona). — Il y a plus de 16 000 habitants clans le district, se décomposant comme il suit :

Hommes, 5 571; femmes, 6 049; gainons, 2 894; fdles, 2 008. Total : 16 il5. La population est entièrement de race hetsimisaraka.

Les principaux villages sont :

Anletezana, 200 habitants. et, dans la montagne Vavatenina, 250 habit.,

Foulpointe, 260 — sur la route de Fénérive à Imerimandroso.

Population d'origine européenne :

MM. Alfred, Jean, des Seychelles, commer- MM. Marins, Français, commerçant-agricul-

çant, à Foulpointe. teur, à Anletezana.

Sautron, de Bourbon, commerçant, à Foui- Julienne, de Bourbon, commerçant-agricul-

pointe. teur, à Ambodiharamy.

Puren, Mauricien, agriculteur-distillateur, Arnaud, Mauricien, commerçant.

à Bekotona. En tout, 4 Français ou Bourbonnais, 2 Mau-

Hayel, Français, commerçant-agriculteur, à riciens et 1 Seychellois.

Sahamamy.

Commerce : Foulpointe avait autrefois une importance commerciale considérable ; son port est peut-èti^e le meilleur de la côte et son accès est facile; les bateaux peuvent arriver à 50 mèti^es du point de débarquement.

Exportations et importations : Le chiffre des exportations par voie de mer s'est élevé, en 1897, à. 15 000 francs, celui des importations à 1*2 000 francs. Il y a presque égalité.

Les exportations se décomposent comtne suit.

Bois de toute espèce, vendus à la Peaux, 119 pièces, valant de 5 à

pièce Fr. i 000 6 fr. la pièce Fr. (j5()

Rafia, 23594 k. à 50 fr. les 100 ki- Volailles, 144 tètes valant de 0 fr. 40

logrammes 7 000 à 1 fr. 50 15:>

Crin végétal, 2 821 kil. à 50 fr. les Charbons, 62 sacs à 0 fr. 40. . . 25

lOOkilog 850 Caoutchouc, 7 kil. à 4 francs. . . 25

Cire, 550 kil. à 500 fr. les 100 kil. 1 050 Total général .... 15 750'

Los importations se décomposent comme suit :

Indiennes, 12 balles à 550 fr. la Vin, A barriques à 150 francs Fr. fiOO

balle Fr. 4 200 Boissons diverses 450

Toile écrue, 21 balles à 300 fr. la Pétrole, 7 caisses de 5() litres à 20 fr. 140

balle 0 500 Sel, 05 sacs de 50 kil., 10 à 12 fr.

Toile l)leue, 14 pièces à 10 francs. 140 les 100 kilogrammes 200

Rhum, 1 barrique 250 Vanille, 4 paquets à 5 fr. le paquet. 20

Total général . . . . 12 500

Rhum local : La consommation du rhum local dit « ketapotsy » varie de 25 à 7)0 hectolitres par an, valant en moyenne 80 francs Thectolitre. Cette liqueur est le produit de la distillation grossière du jus de canne fermenté.

Bœufs. Animaux de basse-cour : Sont expédiés régulièrement sur le marché de Tamatave.

Routes : Foulpointe est reliée à Tamatave au Sud, à Fénérive au Nord, par la route qui suit le littoral et qui est en hon état, les ponts étant rétablis et des pirogues se trouvant au passage des rivières.

Une deuxième route part de cette ville, se dirigeant vers le Nord-Ouest, et va rejoindre à Vavatenina la route de Fénérive à Imerimandroso ; Yavatenina se trouve à l'est de Sahatavy et à deux jours et demi d'Imei imandroso ; cette route est peu fréquentée par les bourjanes, bien qu'elle soit en hon état et beaucoup plus courte que la route passant par Fénérive.

Enfin, une troisième route monte directement sur Ambatondrazaka ; elle n'est pas fréquentée à cause des cours d'eau qui la coupent et des difficultés que les bourjanes éprouvent à s'y ravitailler.

Province de Tamatave.

Les besoins augmentent au fur et à mesure de l'accroissement de la population européenne. Plusieurs grands projets pour l'agrandissement et Fembellissement de la ville sont à l'étude. De plus un chemin de fer est projeté pour relier Tamatave à la capitale.

Tout fait donc prévoir que Tamatave occupera longtemps le rang qu'il a en ce moment. C'est, après Tananarive, la ville la plus importante comme population et comme commerce. Le percement des pangalanes, le transfert de la nouvelle ville, le chemin de fer qui doit relier ce port à Tananarive lui assurent une prospérité commerciale, qui ne pourra que s'accroître avec rapidité après l'exécution de ces différents travaux.

La ville est éclairée au moyen de 100 lampes (modèle Sabatier). Les magasins à pétrole ont été adjugés à la Compagnie Coloniale.

Quatre grandes Compagnies maritimes touchent à Tamatave et font communiquer ce port avec l'étranger; des services annexes le mettent également en communication avec les autres ports de l'île.

Concessions : Des concessions de terre sont attribuées gratuitement ou à titre onéreux et varient de 5 à 100 hectares suivant les régions.

SITUATION COMMERCfALE.

Embarquement pour la France : l^es onihaï quorncnts pour l;i Fiaiico se ont on avril ot on niai.

Commerce : Los transactions sont tonjoni s rostrointcs ot très (lilïicilos.

Le coinrnerco soutire, en eflot, actuellemont, et voici les causes principales de co marasme : la diminution do la production par rapport à l'augmentation de la population a rendu la vie excessivomont chère. Les droits imposés sur les rhums, pour empocher le progrès de l'alcoolisme, n'ont pas pou contribué à restreindre l'importation de ce li(|uido qui constituait autrefois, pour un grand nombre de commerçants, le plus clair de leurs bénéfices. Enfin, l'insurrection a eu une répercussion sensible sur les affaires en général. Cet arrêt dans le commerce no dépassera pas l'année 1808, grâce aux travaux projetés, â l'affluence de nouveaux colons et aux mesures de protection prises pour favoriser l'essor du commerce français.

La colonisation, du reste, est appelée à se développer, si l'on en juge par le nombre toujours croissant des concessions urbaines et rurales demandées par nos nationaux et par les étrangers.

Tranports : On paye 1 franc par kilogi'amme de marchandises jusqu'à la capitale et 55 à 40 francs par porteur pour une personne en filanjana ; c'est le même prix pour chaque bourjane porteur de bagages, accompagnant le voyageur.

Exportations :

Gomme copal, les 50 kil. Fr .

Rafia, — Caoutchouc, les 100 kilogr.

Cire, — Rabanes, — Crin végétal, les 50 kilogr.

00 Peaux vertes de bœuf, les

25 à 30 50 kilogr Fr. 30 à 32

250 à 275 Peaux salées de bœuf, la pièce. 5 à G

1 00 à 1 05 Cornes de bœuf, les i 00 kilogr. 1 0 à 1 2 50

85 Bois d'ébène, — 10 à 15

27 50 à 30 Vanille, en très petite quantiié, la gousse

de 14 à 20 centimètres de long, le kilogramme.

Fr. 25 à 55

Pendant les neuf premiers mois de l'année 1897, les exportations pour le port de Tamatavc ont été les suivantes :

El)ène . .

Caoutchouc Cire . . .

Crin végétal Cuirs . . .

251 000 kilogr.

63 225 kilogr.

70 000 pièces.

Rafia 368 000 kilogr

Riz i3lanc ....

Vanille ....

Cacao

Cornes de bœuf.

Rabanes. . . .

Copal

Or

10 000 2 225 — 5 615 pièces.

4 680 kilogr.

200 kilogr.

8 kilogr. 617

Importations

Pétrole, la caisse de 36 litres. Fr. 25

Sel, les 50 kilogr 3 à 4

Rhum (de Bourbon ou Maurice),

la barrifpie de 300 litres. . 225 Vins de Bordeaux, suivant quai.

la barrique 150 à 200

Vermouth (Noilly-Prat), la caisse 23 à 50 Conserves: prix variable suivant

les marques. (Rodel et Potin,

choisies de préférence).

Absinthe Pernod, la caisse . . 35 à 40

Absinthe ordinaire, la caisse. .

Bière (4 douz. de bout, à la caisse) Farines, de Bombay, sac de 1801.

— d'Australie, — Toiles écrues, amér. et angl., les

1 000 yards (larg., 91 cent.).

Toiles cerues, amér. et angl., les

1 000 y. (largeur, 67 cent).

Cotonnades écrues, françaises,

les 36 m. 50

1 Ôli)

Au point (le vue des importations, Tamatave est tributaire :

De la France, pour les vins, liqueurs, alcools, conserves, pour quelques toiles et tissus spéciaux, et, en partie, pour le sel et la quincaillerie;

De l'Angleterre, pour les toiles de coton écrues ou blanches, les indiennes imprimées, les bières, la grosse quincaillerie, les fontes et tôles de fer galvanisées ;

De l'Amérique, pour les toiles écrues;

De l'Allemagne, pour les alcools, le sel, la quincaillerie, et quelques tissus mélangés;

De l'Inde, pour le riz, les farines et divers tissus;

De Maurice, pour le riz et le rhum ;

De la Réunion, pour les légumes, les fruits et le rhum.

Au point de vue des exportations, le rafia s'exporte à Londres,;! Marseille et surtout h Hambourg; le caoutchouc, à Londres et en Amérique; le crin végétal, à Marseille, à Londres et surtout à Hambourg où il atteint les plus hauts prix.

Les importations arrivent de Zanzibar, de Maurice et de la Réunion par les paquebots de la métropole. Les exportations ont lieu de la même façon. Quant au commerce avec l'intérieur, il est fait au moyen de bourjanes, qui transportent les marchandises à dos d'homme ou par pirogues jusqu'à Andévorante (à 05 kilomètres de Tamatave).

Droits de douane :

Sur le sucre non raffiné : les 100 kil.Fr. 1)0

Sur l'alcool pur : Thectolitre .... 70

Sur le café : les 100 kilogr l.')G

Surle tabac : cigarettes et cigares élian-

ger5, le kilogr 56

Sur le labac à fumer étranger, le kil. 45 Le tabac en feuilles est prohibé. Les tabacs français entrent en franchise et ne subissent qu'un droit de consommation de 1 p. 100.

Commerce : Un capital de 25 000 francs est nécessaire pour entreprendre à Tamatave un commerce ou une industrie. Le commerce par échanges n'a phis lieu, les indigènes réclament des espèces.

Dans le commei cedes étoffes, qui est le plus important, ce sont les étoffes voyantes, très légères, et coûtant le meilleur marché, qui ont le plus de chances d'être écoulées.

Garanties : H y a les mêmes garanties qu'en France pour les payements, puisque Ton peut se servir des tribunaux, des huissiers, etc., pour forcer au règlement de leurs comptes les débiteurs peu scrupuleux. Car, quoique la population indigène porte généralement des cotonnades blanches, elle affectionne tout particulièrement les tissus de couleur et les indiennes à lamages.

Marchés : Les marchés ont repris leur ancienne activité. Tous les produits locaux ont augmenté d'une façon sensible et la vie matérielle est très chère.

Patentes : L'impôt des patentes, établi h Tamatave depuis le l'^' janvier 1897, a été accepté sans observations par le commerce

SITLAÎION COMMKllGlALK.

Maisons de commerce

Cheney, Arnold, Américain, mi|iorl.-c\j)(iil. Oswald, Allemand, — l>ar(»(|uo. Mauricien, — (ii(jnel, Français, — Porter Aitken, Aiiiilai^^, Troncliet, Mauricien. — (Pliant c[»ie, Fi'ançai>, ronenin-rie-nou veau lés. Delacrc, — importalion-exitortat imi .

Ropes, Américain, — Procter frères, Anglais, — Dupré-Autliour, Mauricien, — Isaïe Dupuy, — —

Dadahbog et Cie, Indieii-B. — Kebnt, Français, — Besson, — — Cham-Ming, Chinois, négociant en gros.

Prince et d'Éliveaud, Fiançais, ini}i. -export. Bonnet, — —

Yisvelinguin et Cie, Indien B.. mar. de tissu>. Copal Samy, — —

Amodc Ismaèl, — —

Hassam Mausour, — — Ismaèl Isope, — —

Ramsamy Ramadal, — — Virassamy, — —

Ressources naturelles du sol. —

l>inael Malidimode Issev, Indien I»., mai". tissus. Cassim Go(dam, — comestihies .

Metavam, — éjiiceiie-quincail.

Arindpli\. — —

Béguin, FiaïK.ais, rouennerie-nou veau lés. Steckinger. — épicerie, gros et détail. Cndaz, SnisM', liorl(»gerie-l)ijouteric.

Ilonneniaison, Français, produits alimentaires.

Fontoynont, Jouchoux et Cie, Français,

rouenneric-nouveautés.

Bucfjuet fi'ères, Français, importât. -e.xjjoita t. Lalouette, F.. Bourbonnais, rouen. -nouveau. Toussaint Payet, — — Vollard, Louis, Français, importât. -exportât. Cham-Soon, Chinois, épicerie d.-gros et dél. Cham-Weng, — — llo-t'heio, — — Dangeot, A ve, Boubonnais, nouveaut. -modes. Deloute, Français, — rouen.

Pochard, Mauricien, pharmacien.

Robin Louis, Français, — Stussy, Christophe, Suisse, march. (k tissus. Bargoin, Français, Longuet, Yve, — , modes.

horloger.

Cire, caoutchouc, .soie, rafia, gomme,

crin végétal, orseille, cotonnier sauvage, indigo sauvage, ambrevade, cocotier, caféier sauvage, vigne indigène, camphrier, ricin, etc.

De tous ces produits, la cire, le caoutchouc, la gomme, le rafia et le crin végétal sont les seuls que Ton rencontre sur le marché de Tamatave, où ils sont centralisés pour être embarqués à destination d'Europe. Ils sont recueillis par les indigènes.

La cire est tirée des ruches. Les Malgaches enfument les abeilles, qui vivent à l'état sauvage dans la forêt, pour s'emparer des rayons, qui sont ensuite fondus dans des marmites en fonte. La cire vierge vaut à Tamatave de 100 à lOo francs les 50 kilogrammes ; son cours normal en Europe est de 155 francs environ.

La gomme copal se trouve entre les racines de l arbre qui la produit ou est obtenue par des incisions pratiquées sur le tronc; elle vaut 75 francs les 50 kilogrammes.

Le caoutchouc est tiré, soit d un arbre que les indigènes incisent, soit d'une linne qu'ils coupent pour en extraire le latex, qu'ils coagulent avec du jus de citron ou du sel marin. Il contient toujours beaucoup d impuretés et vaut à Tamatave de 250 à 275 francs les 100 kilogrammes.

Le rafia est le produit du palmier de ce nom, dont les palmes sont coiq)ées avant leur épanouissement et séchées au soleil ; les folioles internes sont ensuite séparées de celles qui constituent les parois externes, puis divisées en nombieux brins que l'on expose au soleil et qui sont tressés et vendus. Le rafia vaut à Tamatave de 25 à 30 francs les 50 kilogrammes.

Le crin végétal est tiré de la feuille d'un palmier que l'on sépare en fines lamelles en la peignant. Prix, de 25 à 50 francs les 50 kilogiammes.

Forêts. — Le développement progressif et relativement considérable de la ville de Tamatave assure aux bois de construction un débouché certain .

L'ébènc fait Tobjet d'un petit commerce avec l'étranger ; le port de Tamatave en avait expédié, au mois d'octobre 1897, 251 000 kilogrammes; son cours normal en Europe est de 180 à 250 francs la tonne, suivant la qualité et la dimension. Mais les exploitations portent principalement sur les bois de construction; l'industrie forestière, qui sera certainement une source de gros revenus et qu'on ne saurait trop conseiller, n'existe qu'à l'état embryonnaire.

En raison de la grande densité de presque toutes les essences forestières, on ne peut généralement employer pour leur transport que les pirogues ou les radeaux de bambous.

Élevage. — Le bétail des environs de Tamatave se nourrit uniquement de l'herbe qu'il broute dans les champs. Toutefois, lors de la récolte du riz, une fois les épis enlevés, on lui laisse la paille.

Un bœuf de taille moyenne donne environ 120 kilogrammes de viande de boucherie. Le rendement des vaches en lait est presque insignifiant et ne dépasse jamais un litre et demi pai' jour, au maximum : le lait est d'ailleurs cher et rare à Tamatave, où il coûte 1 franc le litre.

Les bœufs peuvent être employés comme animaux de trait et satisfont à cet usage. Quelques-uns sans cornes, désignés sous le nom de « bœuf-cheval », sont assez facilement dressés pour la selle.

Le meilleur fourrage est celui qui pousse sur les premiers conti eforts de la montagne.

1 hœuf, coûte. . . Fr. 05 à 70 1 génisse (petite), coûte . . Fr. 25 i vache, — .... 50 à 6U 1 mouton, — .... 20

1 veau, — .... 40 1 clièvre, — .... 18

1 jiuic Fr. 00

La race pourrait être améliorée par le croisement de vaches du pays avec des taureaux bretons (race « moka », qui fournit beaucoup de lait).

Les peaux des animaux tués pour la bouchei'ie sont envoyées en Europe. Pendant l'année 1897, le port de Tamatave a exporté plus de 10 000 peaux de bœuf (de 5 francs à 7 fr. 50 l'une). Quant à la laine des moutons, qui est très courte, elle n'est pas utilisée.

Soie. — L'industrie de la soie n'existe pas dans la province de Tamatave. L'humidité, les orages qui y sont si fréquents, la température qui y est si élevée, nous paraissent constituer des obstacles sérieux à la réussite de l'élevase des vers à soie.

Tabac. — La culture du tabac, qui n'existe pas encore dans la province, avec une fabrique de cigares et cigarettes, pourrait donner de bons profits.

Usines sucrières. — Il en existe trois. Le sucre se vend de 17 tà 22 francs les 50 kilogrammes, suivant la qualité.

SITIATION G()MMKIU:i.\LK.

doiirs (l'cdu. — }*i('S(nic loiis les ('(mi s {\\\m sont comixîs de cascades et paraissent susceptildcs de peniiellic rinslallali(»ii df (iiii)ines.

11 n'existe eneoie aucune indusli ie niinièi e dnns la [)i ()vince de Tninatave.

Fab)'i(jU('S crislantcs : Il y a deux r;il)i i(|ues de glace, deux d(! li(|ueui's. deux d eau de Seitz, à (i kilomètres de lamatave.

11 existe une hi iijuetcrie, dont les hriijues se vendent ()0 francs le 1 000, il y a l)eaucou[) de ivviv à l»ri(jue dans la province.

Main-d'œuvre : Les journaliers scmt raies et élèvent considérablement leurs })rétentions.

Les indigènes raffolent d'un mauvais rhum appelé « bet- sabetsa » ; ils ne travaillent que pour satisfaire cette passion. Aussi la main-d'œuvre est-elle très chère et il est difficile de se procurer un petit domestique à moins de 50 francs par mois.

Artisans. — Il y aurait place pour des patrons tels que tailleurs français, cordonniers, charcutiers, boulangers, forgerons, charrons, modistes, couturières, maçons, charpentiers, à condition qu ils aient le capital nécessaire pour s'installer. Quant aux ouvriers, en raison de la possibilité d'en faire venir de la Réunion à des conditions qu'accepteraient diflicilement des ouvriers français ou européens, leur placement serait plus difficile. Un bon ouvrier est payé de o à 10 francs par jour.

Existence. — La vie matérielle est très chère à Tamatave. Les loyers y sont hors de prix: on ne peut guère s'y loger à moins de 100 francs par mois. Il faut une somme au moins égale pour la nourriture, le prix de la pension mensuelle dans les hôtels étant de 125 à 150 francs. Enfin, le prix des vêtements, objets d'entretien, etc., est des deux tiers ou du double plus élevé qu'en Europe.

Cette cherté de la vie provient de ce que l'accroissement de la population de la ville n'a pas été suivi d une augmentation proportionnelle du nombre des producteurs et des commerçants, d où une absence de concurrence qui permet aux négociants de tenir leurs prix très élevés.

Voici quelques-uns des prix actuels :

Vin ordinaire, le litre Fr. » 75 Cliambre meublée, par mois Fr. 70 à 100

Pain blanc, le Ivilogr. . » 40 à » 60 Maison de 2 à 5 pièces, par mois 75 à 200 Pens. à l'hôtel, par mois 125 à 150 Magasin sm' une rue fréquentée. 500 à 500

Une personne qui vient se fixer à Tamatave doit apporter seulement la literie ; le reste se trouve sur place, neuf ou d'occasion.

On y trouve à assez bon compte et facilement les articles dont on peut avoir besoin comme meubles.

Matériaux de construction. — Le bois est abondant à Tamatave ; la pierre se trouve à 5 kilomètres de la ville ; la chaux, qui est peu commune, peut être extraite des coraux. Le ciment et le fer sont importés.

Prix du mètre cube de maçonnerie : En chaux ordinaire, 40 francs; en chaux hydraulique, 60 francs; en ciment, 75 francs.

Salaires divers :

Un maçon se paye par jour Fr 5 Un menuisier, se paye par jour. . . 5

Un forgeron se paye par jour Fr. 6

Hôpital : X Taniatave, il existe un hôpital civil et militaire.

Pharmacies : Il y existe actuellement deux pharmacies.

Durée de séjour : La durée maxima de séjour qu'on doive faire à Tamatave est de trois ans: il faut ensuite retourner en France se régénérer et combattre Tanémie.

Voies de communication : Il y a une route d'étapes qui fait communiquer la ville avec Tananarive ; une route de Tamatave à Fénérive : une route de Tamatave à Ambatondrazaka ; une route pour se rendre aux lots de concessions récemment délimités.

La route d'étapes entre Tamatave et Tananarive est en voie d'aménagement pour permettre le passage des voitures.

Transports. — Dans la circonscription de Tamatave, les transports se font : 1" par les hourjanes; par pirogues ; 5° par charrettes, sur la route carrossable de Tamatave à Antranokoditra. Le prix d'un « mpilanja » ou porteur de filanjana est de 1 franc à 1 fr. 25 par jour, nourritui e non comprise. Le transport par pirogue est moins onéreux; une pirogue non armée se loue de 2 francs à 2 fr. 2o par jour. Il n'y a pas de prix fixe établi pour le transport pai' charrette. Le bourjane est le moyen de transport le ])lus employé. On se sert de la pirogue sur les rivières et les lacs et pour se rendre sui" le territoire de colonisation de la vallée de Fanandrano.

On paye 1 franc par kilogramme pour le transport des marchandises de Tamatave à Tananarive et la durée moyenne du voyage est de quinze jours; pour les personnes, montant à la capitale avec leurs bagages, le trajet se fait en huit jours, au moyen de hourjanes (porteurs indigènes).

A la rigueur, on peut faire transporter de lourds colis, tels qu'un piano, par exemple, inais il est préférable que les paquets ne pèsent pas plus de 25 à ÔU kilogrammes.

On se sert dans certains cas de mulets et de chevaux. Les mulets valent de 400 à 500 francs, de provenance d Algérie ou de Tunisie; ils supportent bien le climat.

Le cheval commun, de toute provenance, vaut de 500 à 400 francs; on préfère certains types de Maurice. Il résiste moins que les mulets et réclame beaucoup de soins.

Navigation à vapeur : Les Messageries maritimes, les Chargeurs réunis, les Havraise péninsulaire et son annexe, le Tafna, le Castle Line (Malle anglaise) font escale à Tamatave.

Compagnie havraise : Ses navires partent du Havre et touchent à Saint- Xazaire, à Nantes, à Bordeaux et à Marseille, en route pour Majunga, Diego- Suarez, et Tamatave.

Pour les marchandises de l'industrie parisienne ou autres, 50 francs par mètre cube ou par 700 kilogrammes au choix de l'armement; pour les marchandises des places de Bordeaux et de Marseille, liquides et autres : à Bordeaux, 60 francs, et 10 pour 100 par tonneau maritime; à Marseille, 60 francs net, par tonneau maritime. Pour les expéditions importantes, il peut être fait des conditions spéciales à débattre.

SITUATION COMMERCIALE

il V a un départ de Mai seillc le 20 de chacjuc mois, et rarrivée à Majunga a lieu vers le 15 du mois suivant. Le service de la cote Est a lieu :

De Tiimalavc à Andévorantc. De Tamalavc à Mananjary.

— à Valoiiiandry. — à Farafaiigaiia.

— à Maliaiioro. — à Fort-Dauphin.

Le prix du fret se calcule au mètre cube ou aux 800 kilogrammes au choix de la Compagnie, sauf le rafia qui se prend aux 500 kilogrannnes.

Au retour le Tafna touche à Tamative, va à Diego, à Voliémar et à Tamatave.

Le fret pour Marseille, Bordeaux, le Havre, de tous les ports ci-dessus indistinctement, est pour le

Café, 100 fr. les 800 kilogrammes. Pour Londres, 12 francs en sus des prix ci-

Ratia, 110 » — dessus.

Cire, 100 » — Pour Hambourg, 15 francs en sus des prix

Peaux, 100 » — ci-dessus.

Caoutchouc, 100 » — Pour Liverpool, 1 8 francs en sus des prix ci- Vanille, 250 )) — dessus.

Les prix de passage sont :

De Tamatave pour Andévorantc, 1'^ classe 75 fr. Pont sans nourriture, 50 fr.

— — Vatomandry, — 100 )> — 50 ))

— — Mahanoro, — 125 )) — 60 »

— — Mananjary, — 250 » — 75 »

— — Fort-Dauphin. — 250 » — 75 ))

et pour Marseille : l'"" classe, 600 francs; T classe, 400 francs; les frais de séjour à Tamatave étant à la charge du voyageur. Ces prix ne comprennent pas le passage des escales au sud de Tamatave.

Messageries maritimes : Départ du Havre, de Cette, de Bordeaux, de la Bochelle, de la Pallice, de Lorient, de Uochefort, de Saint-Xazaire et de Dunkerque, pour Majunga, Nossi-Bé, Diego-Suarez, Sainte-Marie, Tamatave, la Héunion et Maurice.

50 francs par mètre cuhe; 60 francs par tonne commerciale.

Ces prix sont susceptihles de réduction, quand il s'agit de marchandises communes expédiées par lots importants.

Les départs de Marseille ont lieu régulièrement les 10 et 25 de chaque mois, et l'arrivée à Tamatave les 5 et 15 du mois suivant, environ.

Le paquebot annexe des Messageries maritimes, le Mpanjaka, ne dessert que les ports ci-après de la côte Ouest :

Nossi-Bé, Majunga, Maintirano, Morondava et (Tiilléar).

Aller : Retour :

Nossi-Bé, départ le 5 ou le 6. Tulléar, départ le 14:.

Majunga, arrivée le 6 ou le 7. Morondava, arrivée le 15,

— départ le 6 ou le 7. — départ le 15. Maintirano, arrivée le 7 ou le 8. Maintirano, arrivée le 17.

— départ le 7 ou le 8. — départie 18. Morondava, arrivée le 10 ou le 11. Majunga, arrivée le 19.

— départ le 10 ou le 11. — départ le 20. Tulléar, arrivée le 12 ou le 13. Nossi-Bé, arrivée le 21.

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