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Pontourent ; qui oublie vite ce qu'on li a fait souf.
La Sainte Communion. 267 Iil,
LA COMMUNION QUI SANCTIFIE ET LA COMMUNION QUI LAISSE L’AME INDIFFÉRENTE.
Le fruit d’une bonne communion, c’est, au-dedans, la crainte du péché ; — au-dehors, la bonté pour tous.
La communion est par elle-même sanctifiante ; ma ; elle ne produit cet effet qu'autant que l’âme
sur lequel il est jeté peut être brûlé et échau detez-l6 sur le marbre; il ne lo consumera pas;
L'âme que la communion sancCtifie, c’est :
L'âme fervente qui s’afflermit dans l'observation des commandements de Dieu par la pratique habituelle des simples conseils, qui n'hésite jamais dès qu'il s’agit de remplir un devoir.
L'âme qui souvent s'interdit ce qui 6st permis afin de sc précautionner contre ce qui est défendu.
L'âme qui ne cherche jamais à savoir si tolle chose qu’on lui défend est un péché, mais qui se contente de savoir qu’on ne le peut pas, où que simplement tel acte ou telle pensée peut déplaire au bon Dieu.
L'âme que ia grâce trouvo docile à sa voix, et le Monde presqu’insensible à sos chermes, qui s’est Accoutumée dans le moment d’Eésitation à se tourler rapidement vers le bon lhigu, 54 qui, par une
te abitude, & presque Lou; Qu: son cœur élevé à Dieu,
L'âme charitable et pacifique qui s’attendrit falement sur tout ce que coufrent les âmes qui
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. 268 Deuxième Pariie. Evercices Spiriluels.
frir; qui s’édifie des plus petites vertus des autres : qui ne se scandalise par des faiblesses qu'elle apercoit.
L'âme humble et modeste qui donne de bons exemples sans prétendre aux louanges ; qui cherche en tout à plaire à Dieu et à rester ignorée des au tres ;qui ne se tourmente pas de voir les autres grandies, honorées, tandis qu elle reste toujours dans la petite sphère où Dieu l’a placée.
nt qui va tout droit son chemin, pleurant quelquefois, souffrant souvent, mais ne S’inquiéqu amais, parce qu'elle est entre les mains de
eu,
L'âme qui après une faute grave, s’humilie, se mortifle, devient plus vigilante, se confesse et re. commence toujours sa vie calme et régulière...
L'âme que la cemmunion laisse indifférente ; c'est l'âme dissipée qui est toute remplie de frivolités et qui occupe son esprit de bagatelles et de vanités, qui s'épanche volontiers en paroles futiles, et qui ne trouve jamais un moment pour se recueilir; l'Ame curieuse, indiscrète, satirique, qui met toute sa Charité à censurer les vices, tout son zèle à les publier.
âme aussi accouturnée à juger mal du prochain qu'à juger bien d'elle même, trop modeste pour apercevoir en elle quelque défaut à blâmer, À : | om pour voir dans ies autres quelque mérite oter,
L'âme molle, oisive, délicate, vaniteuse, vive, impatiente, Capricieuse, qui laisse toujours, dans le monde, une idée fausse de la dévotion.
L'äme présomptueuse qui n’estime saint que ce qu'elle veut, bon que ce qu'elle fait, sage que ce qu’elle pense, prudent que co qu'elle conseille,
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venez de tiqué, suf la commu
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—i] suffit ces états, hélas! soit serve à ll dans l’abt
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tipliant les pratiques de piété sans songer à réfor-
affeclueuse, ne désirant et ne cherchant que sentiments tendres et émouvants, et se dépitant quand elle ne 85 sent pas émue et pénétrée,
L'âme entraînée par l'habitude, qui communie parce que les autres Communient, qui fait une chose parce qu'elle l'a toujours faite, et qui se flatte d'être toujours la même, parce qu'elle n’a rien changé ni dans le nombre de ses prières, ni dans le nombre de ses communions
LL 1
; il n’est pas néces-
saire d'avoir toutes les vertus indiquées, pour que
la communion sanctife : un seul des actes
venez do lire, s’il est longtemps et fidèlement pra-
tiqué, suffira pour préparer votre âme aux fruits de n,
e la communion nOn-seulement, hélas! soit sans force Pour la sauver, mais encore
serve à daveugier, et la laisse tomber peu à peu e.
UNE PETITE ENFANT À MARIE, + Er dit que le bon Dion dans le cœur des enfants
Îte ansai vroiment 445 4aüs un sanctuaire,
| Aussi vraiment qu'au Ciel où l'auge le révère,
Et qu'il se plaît surtout dans les cœurs iinocents : Est-ce vrai, ma Mbre ?
270 Deuvième Partie. Exercices Spiriluels.
On dit que, lorsqu'ils ont le bon Dieu dans leur cœur Ils entendent sa voix, lui parlent sans mystère ; Qu'ils sont réellement les anges de la terre ; Qu'il n’est pas ici-bas de semblable bonheur : Est-ce vrai, ma Mère?
On dit que, pour avoir part à de tels bienfaits, Il faut avoir gardé son âme tout entière Pure et sans tâche, ou bien qu’une douleur amère Ait expié longtemps les péchés qu'on a faits : Est-ce vrai, ma Mère ?
Oh! sil en est ainsi, ma Mère, dès ce jour
Je veux bien obéir, être douce, sincère,
Aimer bien le bon Dieu comme on aime un bon père;
Puis, vous me mènerez à ce Dieu plein d'amour : N'est-ce pas, ma Mère ?
Mon cœur est bien méchant quoique encore bien petit Eh bien ! je vais pleurer, afin de satisfaire Ce Dieu dont j'ai dèjà mérité la colère ; Et j'aurai mon pardon ainsi qu’on me l'a dit: N'est-ce pas, ma Mère ?