LES VISITES
Ma iille, quelque retirée que soit votre vie, vous êtes pourtant obligée de voir le monde et de faire des visites; car, née pour la société, vous devez avoir des rapports avec vos semblables et non vivro toujours en solitaire, Mais prenez garde, car l’auteur de l’Imitation vous dit: ‘Je n'ai jamais été
parmi les hommes, que je n’en sois revenu moins
homme.” C'est-à-dire que dlans les visites, on perd fachlément l'esprit intérieur et d'union avec Dieu, ce moyen si puissant de perfection.
En fait de visites, il y en a de nécessaires: sanctifiez-les en les offrant à Dieu, c’est un devoir pour vous, c’est l’ordre de la Providence. J1 y en a de charité ; faites-les avec bonheur, la charité est la porte du ciel. Il y on a que commande la politesse; ites-les pour ontretenir l’union avec vos semblales, Ilyona d'inutiles; vous ne les ferez point parce que le temps ost trop précieux pour le dépenser on Vain. Il y en a de dangereuses; vous les éviterez avec soin, vous rappelant bien ce que dit Notre-Seigneur : ‘“ Celui qui aime le danger y périra.” Telles sont les visites à des personnes d’un sexe différent, à des cempagnes volages, vaniteuses et mondaines. Oh ! ma fille, si vous ne voulez pas vous perdre, fuyez, fuyez de pareilles visites.
Que vos visites soient rares, courtes et utiles, et elles seront utiles si vous savez parler de Dieu et de la vertu. Que de bien vous pouvez faire par quelques paroles d’édification que vous pourrez adresser aux personnes qui sont encore bien loin de Dieu.
Aimez à visiter les personnes de piété ; celles &urtout qui sont édifiantes dans leurs conversations ei qui peuvent vous portor au bien en vous faisant éviter les dangers du monde.
Si vous passez devant une église, entrez-y oo: y adorer le Saint-Sacrement et lui demander s: 11 bénédiction.
Pendant vos visites, soyez polie et prudente. Veillez sur votre esprit, sur votre cœur, sur votre lang ‘; et sur vos sens.