ANNIVERSAIRE DE LA PREMIÈRE COMMUNION
Le jour de la première Communion !.… A cette pensée, tout esprit tressaille, tout cœur s'attendrit, loule paupière se mouille de larmes. Chacun se dit: Oh! que j'étais heureux alors!.… sans souci de l'avenir, sans inquiétude du présent, rassuré sur le passé, je goûtais, je savourais mon bonheur, sans même encore pouvoir assez le comprendre. Le ciel semblait être descendu sur la terre pour moi : il me Parlageait sos inoffabies délices. Je vivais, mais 20N, je no vivais plus, c'était Jésus-Christ qui vivait en moi,
“Notre première Communion, dit l'ilustre et
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290 Deuxième Partie. Exercices Spirituels.
pieux auteur des Médilations sur l'Eucharislie, c'est alors que Jésus-Christ, entrant pe la première fois dans notre âme, nous a donné son premier bai. ser de paix, sa première caresse, le premier lait de son sein maternel; c’est alors que les anges nous ont enviés pour la première fois, se demandant s’il était vrai que nous eussions été créés au-dessous d'eux. C'est alors que le price chrétien, nous entourant de ses cantiques d’allégresse, a chanté sur nous l’Hosauna, et répété avec cette femme de Judée: ‘ Heureuses les entrailles qui ont porté Jésus-Christ !”” Et si le peuple a gardé le silence, c'est alors que les pierres du sanctuaire ont crié pour bénir le Dieu trois fois saint. C’est alors que nos mères, cubliant les douleurs de l’enfantement, ont été saintement fières d’avoir mis au monde un enfant qui devenait le tabernacle de son Dieu; c'est alors que nos larmes ont été si douces, nos chants si angéliques, nos prières toujours exaucées; c’est alors que notre foi a été plus vive, notre espérance plus ardente; mais c’est alors surtout que nous avons le plus aimé. ”? |
“ Devant la première Communion, tout s’efface,
tout disparait dans l'ombre; quelles qu'’aient été
pour nous les félicités et les splendeurs du passé,
cherchons, réfléchissons et nous trouverons toujours
que la première Communion est comme la perle
jetée au fond de l'océan de notre vie: elle est donc ien vraiment notre plus doux souvenir. ?’
“ Première Communion, s’écrie un autre pieux rélat, ton souvenir embaume l'adolescence, éteint es feux de la jeunesse, arrête les débordements de
l'âge mûr, réjouit la vieillard, console et fortifie le
ioribond au seüuu de l'éternitéi Fremière Cot- ; munion! spectacle émouvant s’il en fut jamais, |
uisqu'il fait pleurer l’impie lui-même et convertit Le péchôur. ” ,
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- Anniversaires.
# Qui d’entre vous, au milieu des orages de l’esprit et du cœur, ne se reporte pas encore avec bonheur en ce jour, qui peut-être fut jusqu'ici le seul sans nuage de tous les jours de ce long et douloureux pélérinage de la vie? Combien nous aimons ces vêtements blancs, ces couronnes virginales, ces cierges ardents, ce front si pur, ce visage si angélique, ces chants harmonieux, ces paroles du pasteur attendri, ces larmes de la mère et de l'enfant, qui se répondent comme les battements de leurs cœurs, au moment solennel !.…. En vérité, les couleurs et les pinceaux de la terre sont impuissants pour peindre de tels tableaux. ”
Priez sans doute au jourd’hui, mon enfant ; offrez votre Communion du matin en action de grâces ; faites aux pauvres une aumône un peu plus abondante ; mais surtout, vous retirant, si vous le pouvez, près de l’autel où repose Jésus, apportez votre Cahier de Résolulions et lisez-le lentement à votre divin Sauveur, comme pour lui rendre compte de voire conduite. .
Allez ensuite vous enfermer dans votre chambre, ou, restant encore près de Jésus, écrivez au crayon quelques-uns des sentiments que vous a inspirés la lecture que vous venez de faire. — Souvenirs pleins de charmes ou d’une douce émotion qui fait pleurer,— affections toujours nouvelles qui rajeunissent le cœur, — regrets, douleurs, résolations, protestations de fidélité, — écrivez tout cela.
Ne craignez pas, après douze ou quinze ans, de relire ces pages de votre enfance, de votre jeunesse, et d'ajouter de nouvélles pages aux anciennes, “Je relrouve encore mes larmes d'enfant, disait une dame déjà bien âgée, ces bonnes larmes qui rafraichissent mon cœur et lui rendent son épanouisee-
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ment-du.Pensionnat, chaque fois que je relis les
feuilles jaunies de mon petit Cahier de Résolu.
lions. ”