DES CONFRÉRIES
Mon enfant, si vous aimez Marie, vous vous ferez une gloire de marcher sous sa bannière et de porter ses blanches Couleurs ; car le but des confréries est de ranimer la piété et de la rendre plus éclatante en unissant les fidèies entre eux par les liens si beaux de la prière et de la charité. 5
La prière est plus puissante sur le cœur de Dieu lorsqu'elle est faite en commun : c’est surtout aux associations pieuses que Jésus-Christ à fait cette promesse : “ Lorsque deux ou trois personnes senr assemblées en mon nom, je serai au milieu
elles.
Oh! qu'ils sont grands les avantages que l’on trouve dans une confrérie ! Quelle est belle cette Communion de prières, de mérites, de bonnes œu-
[vres! C'est là un trésor commun à tous les mem- | bres de la même confrérie, et chaque membre peut
venir y que pour offrir à Dieu la satisfaction qui lui est due. Tous y trouvent la force de la même
M prière et des exemples de vert Éd
sempies de vertu, Oht.comme on merthe alors dans cette voie de la perfection à la suite de la reine des vierges |
Mais qu'elle est belle cette phalenge des enfants
818 Deuxième Partie. Evercices Spirituels.
de Marie, marchant sous la même bannière, vêtue de blanches couleurs portant sur son cœur la mé. daille de Marie, et faisant retentir en son honneur des chants de joie, de reconnaissance et d’amour!
Mon cœur est ému chaque fois que j'aperçois la jeune fille de l’Immaculée-Conception, bello de modestie, resplendissante de blancheur, édifiant le
-monde par sa piété, sa charité et sa ferveur. Ah! c’est bien la fille de Sion fuyant le monde et ses vains plaisirs, et menant sur la terre la vie des anges du paradis.
Soyez fières, à jeunes filles, d’être congréganistes, d’être enfants de Marie. La mère du Sauveur sera toujours votre mère, toujours elle vous mènera dans les Champs de la vertu pour y cueillir des fruits de la vie éternelle. Votre vie sera pure, elle sera sans remords, bien différente de la vie de la jeune fille légère, vaniteuse et mondaine qui se lasse à courir après les vains plaisirs du monde,
O jeunes fillos, que Dieu avait créées pour la vertu, rougissez de votre vie, ouvrez les yeux, voyez comme la robe de votre baptême ost déchirée, voyez comme elle est salie par la boue du monde, ne heurtez donc plus vos pieds contre toutes les pierres de scandale semées sur votre chemin, revenez à Dieu, et devenez, s’il vous est possible, des congréganistes, des enfants de Marie. Rangez-vous sous la bannière de l'innocence, s’il en est temps encore, si non, marchez sous celle du repentir et vous pourrez au moins avoir une espérance.
Mon-enfant, saint François de Sales conseillait aux personnes qui le consultaient, d’entrer dans toutes les confréries de leur paroisse, afin do participer à toutes les bonnes œuvres qui s’y font.
Ge conseil, je vous ie donne & vous qui êtes déjà congréganiste de l’Immaculée-Conception. Oui,
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Des Confréries. 319
possible, afin de Participer à tous les biens Spiris tuels de chaque association.
Ne vous arrêtez point à la parole du monde qui est l'ennemi juré de toutes le
u vous aprien.
ges de ces pieuses associations tant recommandées par les saints et plusieurs fois entouragées et formellement approuvées par le saint Slége, d’après S. Bernardin de Sienne, sont les mêmes, quoique à un degré différent, que ceux qu'offre la vie religieuse, ans une Congrégation la jeune fille pieuse :
10 Vit plus purement ; 0 Tombe plus rarement ; 30 Si elle tombe, c’est moins grièvement ; 4o Elle se relève plus aisément ; 50 Elle marche dans la vie plus soigneusement ; 60 Elle repose plus tranquillement ; 70 Elle reçoit des grâces plus abondamment ; 8o Elle évite le Purgatoire plus facilement ; %0 Elle meurt plus paisiblement :
10 Elle est couronnée au ciel plus glorieuse-
ment,
Consécration pour les enfanis de Mori .
Vierge sainte
» Je Viens me prosterner à
| Pieds; daignez, je vous en conjure, Ô ma Mère, 26 mettre au nombre de vos enfants, et m’obtenir 4 grâce d’imiter vos vertus, surtout cette modestie
DES NE ER Re M TT Al
20 Deuxième Parhe. Evercices Spirituels,
Ne permettez pas que j'oublie jamais la protes. tation que je fais à vos pieds, de fuir, dans le monde, tout ce qui s’opposerait à votre servico et à celui de votre divin Fils, et d’embrasser avec joie toutes les occasions d’accroitre sa gloire et la vôtre.
Aidez-moi, d ma Mère, à acquérir les vertus qui me manquent; obtenez-moi les grâces qui mo sont nécessaires ; soutenez-moi dans les combats que je livre à mh propre faiblesse ; conduisez-moi à Jésus, ô Marie : que je l'aime, que je lo serve, que je ne l’offense jamais volontairement ; faites enfin, 6 ma Mère, que, réunie à tous vos enfants, je sois un jour à vos pieds, vous aimant dans le ciel, pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il.
Autre Consécration a saint Cœur de Marie.
O Cœur saint de Marie! c'est dans vous ques viens me jeter, avec toute la confiance et la ten. dresse dont mon cœur est capable.
Toujours vous serez le digne objet de mon res. pect ei.de ma vénération; à qui pourrais-je rendre plus dignement mes hommages qu’au cœur de la Mère de mon Dieu?
Toujours vous serez le doux objet de ma tendresse et de mor amour; à qui puis-je plus justoment en consacrer les affections qu’au cœur de ma tendre et divine Mère ?
Toujours vous sercz l’objet intime de ma con- #
. fiance et de mon espérance ; à qui puis-je plus sûrement la donner qu’à celle qui, par la libéralité de son Dieu, a dans ses mains toute l'étendue du pou voir et qui porte dans son cœur toute la tendreste des sentiments ?
nanas Tnt PA
Dans mes tentations, vous serez l'asile où j'irai à
me mettre à couvert des dangers ; dans mes peines, vous serez la source où j'irai paiser la consolation;
dans me implorer . que je pr cherai d tiédeur e j'irai ler ment et 1 le fortifie:
| la frayeu que j'irai
| donnent,
de mes p:
monde v sances de jeler avec faible enf:
puissante de trouver qui pourra Ainsi er tout à Ja compatissa ma force, & ra venu, cœur, et (04 tenez-moi 1 les cœurs r Cœur ador
L CŒ@ur saint
L Prière pou
BÉNI Quand je
1 tribut de :
els, . Des Confréries. ‘321
la protes. dans mes combats, vous serez ‘e soutien dont j'irai y dans le implorer le secou-s; mais surtout dans les vertus MOULE AT pratiquerai, vous serez le modèle que je täavec jo cherai d’imiter; quand mon cœur sera dans la t la vôtre. tiédeur et la langueur, c’est auprès de vous que vertus qui j'irai le ranimer; quand il tombera dans l’abatte- 11 MO Sont ment et la faibles j'irai ats que je .
oi à Jésus,
que je ne nfin, Ô ma is un jour jant toute
donnent, s: mes ennemis me poursuivent, si la vue de mes péchés me consterne, monde veut me séduire,
Marie. kible enfant dans le cœur d'une mère tendre et
puissante; et dans ce Cœur Saint, je suis assurée ous que je d trouver toujours une ressource à tous les maux et la ten- qui pourraient m'’assaillir.
insi en sera-t-il durant toute ma vie, mais sur-' mon d tout à la mort. Cœur Saint, cœur tendre, cœur Je ir ns tompatissant de Marie, soyez mon refuge, soyez œur der Dr force, soyez ma consolation » Quand le moment SR ra venu derniers soupi lus justour de ma ma con. Æ plus süroéralité de * OU DO AE Hire gonis à la bénédicti tendresse Pour demander la bénédiction de la Sainte Vierge.
où (se BÉNISSEZ VOTRE ENFANT, Ô MA MÈRE { sh tico. À Joué je me jette à genoux pour offrir au Seigneur
ut de ma Jouange et de ma prière ; ar je lui | 2
322 Deuxième Parlie. Exercices Spirituels.
présente mon cœur dès le matin, et que j’implore, pout la journée, sa bonté paternelle.
BÉNISSEZ VOTRE ENFANT, Ô MA MÈRE
Quand je me rends au travail où le devoir m'ap. pelle,—quand je passe d’une occupation à une autre,— à chaque mouvement que je fais, à chaque action nouvelle.
BÉNISSE? VOTRE ENFANT, Ô MA NÈRE
Quand la contraüicti®n, quand l'épreuve, ou la faligue, ou l'ennui viennent exercer ma vertu, quand le calice de la souffrance se présente à mes yeux et que la miséricorde divine veut m'instruire ou me purifier par la souffrance.
BÉNISSEZ VOTRE ENFANT, Ô MA MÈRE
Quand l'enfer, déchainé contre moi, s'efforce de mie séduire par l’appât du plaisir, par l'entrainement de li tentation, par la séduction de l'exemple.
BÉNISSEZ VOTRE ENFANT, Ô MA MÈRE
Quand je vais chercher, au Saint Tribunal de la Pt. nitence, le remède à mes maux, la guérison de me blessures et la force pour résister au vice.
BÉNISSEZ VOTRE ENFANT, Ô MA MÈRE
Quand je me rends à la Table Sainte pour m'y nour tir du pain des Anges.
BÉNISSEZ VOTRE ENFANT, Ô MA MÈRE
Quand je me dispose, le soir, à prendre mon repos, afin de continuer le lendemain, avec un nouveau cou: rage et une nouvelle ferveur, ma route vers le Ciel.
BÉNISSEZ VOTRE ENFANT, Ô MA MÈRE
Que voire bénédiction soit sur moi ia nuit et je jour,
dans la consolation et dans la tristesse, dans le travail
et le repos, dans la santé et la maladie, à la vie, à la
mort, pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il.
CONFRI
La dévo lo. d’hono fils Jésus, tous les 1 mourant le norer les — 30 d’ob de cette so ls pécheu par leurs »” trines, font
0 très-mis vous en con; tompatissan aimé, obtene Ceux qui, pa
à entraînent le
cère convers
Cœur cor cheurs.
Offrez, aV!
de Marie, q ls pécheurs
La terre e,
de son secor démon les a
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E LÉUT Vie esi ls bords de le danger d' Pitié d’eux !
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lon repos, veau Coule Ciel.
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Des Confréries.