AIRE
iles, des cœurs are qui rendent ce qu'ils r'eçole prophète, le jamais le proreté.”’ Ces paroement que trop : saint François encore aujourintentionnées, irtout, là même vous en garde sa source dans z point et vous s, ”? disait ms # méraire est donc un. péché devant veus avisez
1 Dieu, et ce péché, mon enfant, ne vous effrayerat-il appartient qu'à Ms ?
le condamner.
t le temps, jus-
croit que cette fmme a bu du vin avec excès, tandis qu’elle priait avec la ferveur d’un ange,
AR ! que cet exemple, mon enfant, vous tienne en grde contre ce défaut si
Dieu seul appartient Je pouvoir de
que de vouloir juger d’aprè i “Celui, dit saint Jacques,
“juge de la loi. II n'ya
‘qu'un juge qui peut condamner et a ‘ Mais VOUS, qui êtes-vo “ner ! ”
bsoudre :
us pour juger et condam-
“Ne jugez pas et vous ne serez pas jugée, ne con-
430 Troisième Partie.
‘“ damnez pas et vous ne serez pas condamnée, Il y
‘aura un jugement sans miséricorde pour celui ‘“ qui ne fera pas miséricorde. Vous serez mesurée ‘“ à la même mesure dont vous vous serez servie ‘“ pour mesurer les autres. ” Telle est la doctrine de l'Evangile. Si donc, mon enfant, vous vous mèlez de juger le prochain, sachez que le jugement
de Dieu envers vous sera sévère. Si vous êtes sans
miséricorde pour vos frères de la terre, Dieu sera
sans pitié pour vous, et au jour de votre mort, t
vous fera rendre un compte exact et sévère de tout
ar que vous aurez fait durant votre passage d'ici. as.
Mieux vaut donc pour vous, suivre le conseil de l'Imitation et tourner vos regards sur vous-même en vous gardant bien de porter votre jugement sur les actions des autres. En effet, que vous importent les actions des autres, puisque vous n'êtes point chargée d'en rendre compte à Dieu. Il vaut donc bien mieux s'occuper de soi-même que des autres: il vaut donc bien mieux se considérer que d’avoir toujours pour le prochain des regards de curiosité et de malice, afin de ne pas se laisser aller à des soupçons injustes et à des jugements téméraires,
D'ailleurs, mon enfant, la simple politesse ne vous fait-elle pas un devoir de ne point juger et de ne point condamner votre prochain? Ecoutez ce que vous dit à ce sujet saint Jean Chrysostôme: “ De même que c’est une action grossière et non- ‘ teuse que de se pencher vers la porte ou la fené- ‘tre d’une maison quand on passe dans la rue, ‘“ pour examiner ce qui s’y fait, de même est-ce une “ grande indélicatesse que de chercher à examiner
. 1 LI FE tiftmsss 6 la conduite d'autrui
Gharité donc, mon enfant, et toujours charité, mais souvenez-vous bien que la charité est benne et qu’elle ne pense jamais le mal.
Médisance el Calomnie. 431
Quant à ces jugements témér | l'esprit, qui ne sont que des soupçons vagues et | Passagers auxquels on ne s'arrête pas, il faut les rjeter comme dangereux, mais ne pas s’en tourmenter quand la volonté ne s’y attache pas; car alors il ne peut y avoir péché, Ce sont des imperi e qu'il faut guérir par la charité, Ne vous inquiétez donc pas des pen- S. Ne pas voir
ondamnée, Il y rde pour celui serez mesurée 18 serez Sseryie est la doctrine nt, vous vous ue le jugement vous êtes sans erre, Dieu sera 8e votre mort, L , sévère de tout > passage d'ici.
erfections ;
étive créature, et j'oserais ;
mépriser mes semblables | Oh ! non, mille fois non ! CHAPITRE XII.
> le conseil de sur vous-même ) jugement sur vous importent s n'êtes point Il vaut donc ue des autres; "er que d’avoir “ds de curiosité sser aller à des téméraires, | > politesse ne
nt juger et de ? Ecoutez ce Chrysostôme :
Jssière et nonrte ou la fenée dans la rue, ème est-ce une 1er à examiner