Troisième Partie
de la colline, elle redescend dans la plaine pour y porter la fraicheur et la vie.
Fuyez donc la vanité, et n'allez pas courir après
quelques misérables louanges qui ne sont rien !
noirs que sincères. Vous mettrez alors à l’abri ces fruits de vertu qui doivent vous rendre éternelle. men: heureuse, car vous dit saint Basile: ‘ La ‘“ vanité est un agréable larron de bonnes œuvres ‘“ spirituelles, c’est un doux ennemi de votre âme."
Oui, mon enfant, et quand eet ennemi se présentera devant vous pour vous dérober le fruit de vos bonnes œuvres, sachez lui résister toujours ; ne lui permettgz pas de toucher à votre trésor, afin qu'au jour du jugement vous ne soyez pas du nombre de ceux dont parle le Prophète : ‘ Vous avez beau- ‘“ coup semé, el vous avez peu recueilli ; vous avez ‘“ mangé et vous n'avez pas été rassasiés vous avez ‘“ bu et vous n’avez pas étanché votre soif ; et celui
‘“ qui avait ramascé plusieurs récompenses jes a #
‘“ toutes mises dans un tonneau percé. En vérité, ‘ en vérité, je vous le dis, ils ont reçu leur récom- ‘“ pense en ce monde. ”
Quel étrange spectacle que de se voir devant!
Dieu les mains vides de tout bien et sans espoir de récompense! Voilà pourtant l'avenir réservé à la jeune fille esciave de la vanité.