Troisième Partie
bien pourquoi cherchez-vous à vous excuser? Ah! susceptibilité !
On a fait un oubli envers vous. C'est une visite que l’on vous devait, une attention que l'on n'a pas eu pour vous, un petit cadeau que l’on devait vous faire, une invitation à laquelle vous vous at. tendiez, un petit rapport plein de charité que l’on a foit sur votre compte à vos parents; c’est une ee que l’on a eue pour votre compagne ! etc.
out cela vous jette dans l'inquiétude, et votre amour-propre froissé et votre susceptibilité outrée ne font que creuser une plaie profonde qui jour et nuit fer votre tourment.
Oh! combien vous êtes malheureuse de vous torturer de la sorte ! Mais vous n'aurez jamais un seul instant de repos ; car il n’est pas possible que dans les rapports journaliers que vous aurez avec le monde, tout aille à votre gré. Non, non, la jeune fille susceptible supposera toujours des intentions
ses parents, ses amis ne pourront plus faire un pas, dire une parole, faire une observation, se permettre un sourire sans qu’elle ne le prenne en mal et no s'en fasse un sujet de peine. Et alors quelle vie ! Mais la personne susceptible n’est pas seulement un sujet de peine pour elle-même, elle l’est encore pour tous ceux avec qui elle a des rapports. Rien
personne disposée à se fâcher au moindre mot, On est sans cesse sur 808 gardes, comme un homme qui
rien faire qui la puisse choquer ; on n’a point avec elle cet aimable abandon, cette douce simplicité
et le dégoût accompagnent les entretiens que l’on
méchantes là où il n’y en aura pas même l'ombre, |
de plus pénible, en effet, que de se troz ver avec une |
marche sur des épinos, on pèse toutes ses paroles, on mesure tous ses gestes, pour ne rien dire ni à
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à avec elle; on les commence avec effort, on les!
terminé à pauvre pe triste male
Omone truisez-la | bien cruell l'appelle d:
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Mon enfar toujours un dont les on deurs du cie pête ne saur:
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Les événeme de fortune, le hdies longu aime dont ; Daoir, seul ou leujours mêm bressement à pen vain à l’én des plaisanter k trouverez t
Mais voyez
Cest un déso diruit ja pié Hmille. Une
n'est jamais ce
Inégatité d' Humeur.
+? Ah! terminé à la hâte, et on laisse dans l'isolement la | pauvre personne que l’on sait être atteinte de cette 1e visite | triste maladie qu'on appelle susceptibilité,
on n'a O mon enfant, fuyez donc la SusCeptibilité ; dé. : devait truisez-la si elle existe en vous. C’est une épine Vous at- | bien cruelle que vous ôterez de votre vie. Le inonde ue l’on l'appelle délicatesse et sensibilité, mais la religion Le une l'appelle orgueil, et vous dit que la charité ne pense ne ! etc. jamais le mal,
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jour et CHAPITRE XX.
ous tor- INÉGALITÉ D'HUMEUR.
un seul
ue dans avec le a jeune
entions durs du ciel, le vent ne saurait les agiter, la ternombre, À pète ne saurait les troubler, Il est la source de la un pas,
ri joie de la famille et la consolation du male
rmettre ur, toujours la même bonté et la même couceur, al et no Les événements agréables ou pénibles, les revers vie !
de fortune, les calomnies, -les persécutions, les mahdies longues et douloureuses n’altèrent point le
aime dont il jouit. Le jour, la nuit, le matin, le
Hoi, seul ou en Société, il est toujours le même :
lement encore , Rien
rec une Æ bujours même aménité, même politesse, même emot. On ressement à obliger tout le monde. On chercherait ime qui un vain à l’'émouvoir par des propos piquants, par Jaroles, }
des plaisanteries déplacées, par des injust
| ices, vous dire ni Mk trouverez toujours calme et gracieux,
nt avec ais voyez au contraire Un Caractère inégal ; nplicité test un désordre Continuel qui touts l'âme, en l'ennui à iiruit la piété et altère la D
onne harmonie de la ue l'on ille. Une personne inégale dans son bumeur On les Mv'est jamais contente d'elle-même, parce qu'elle est
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Troisième Parlie.
rarement satisfaite ; elle n’est aimée ni de ses parents ni des étrangers ; elle n’a point ou peu d’amis parce qu'elle ne règle sa conduite que sur les caprices et les bizarreries d’une imagination extravagante et la sensibilité du moment.
On s’accoutume encore à des caractères toujours légers ou toujours tristes, brusques ou impolis ; ils déplaisent, mais on les connaît et on sait comment il faut les prendre. Mais pour le caractère inégal, il n’y a pas moyen de le saisir, Dans l’espace d'une heure, il sera triste et gai, ombrageux et confiant, dur et sensible, doux et colère, taciturne et expansif, recherchant la société et la détestant. C’est en un mot le caprice du moment qui le fait agir, c’est la girouette que le moindre vent agite et fait tourner, Comment vivre alors avec des personnes d’un caractère semblable ?
Mais le grand mal, mon enfant, c’est qu'on trouve cette inégalité d'humeur chez des personnes qui font profession de piété, Eles s’approchent des sacrements, et dans l’intérieur de leur maison, elles
ne-font que gronder; elles.sont dures, difficiles, in- |
traitables; elles passent une partie du jour à l'église, et elles s’impatientent pour des bagatelles; elles se froissent à la moindre parole, à la moindre action qui n’entre pas dans leurs vues, qui ne flatte pas leur humeur, Elles font ainsi un monstrueux assemblage de piété et d'amour d’elles-mêmes.
C'est qu’elles n’ont pas soin de mortifier leur À
amour-propre, cause de toutes ces inégalités d’hu-
meur, elles ne veulent pas de la mortification in- à térieure, et voilà pourquoi elles resteront toujours #
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sous le voile de la religion. Erreur qui scandalisers | s L. -— 23 L
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Fuyez donc, mon enfant, fuyez ces inégalités
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