Troisième Partie
de Dieu. Mais le mal et le grand mal dane Ja 50. ciété, c’est que peu de personnes cherchent à se connaitre et travaillent à corriger leurs défauts de caractère. On se pardonne tout et l'on ne passe rien aux autres; on voudrait réformer le genre humain tout entier et l’on s’exempte seul de la ré. forme.
Pauvre nature qui, à la moindre chose extraordi. naire et au plus léger vent de la contrariété, s’agite, se plaint et s'irrite ! Elle a bien besoin de réforme, pour que les épreuves ne laissent point de traces trop profondes, Il faut donc, mon enfant, vous étudier à réformer votre caractère, à le rendre bon, souple, calme et Patient, afin d'éprouver moins de Contrariétés et d’en tirer plus de profit pour !: salut de votre âme, Car, voyez-vous, autant do personnes en ce monde, autant de caractères différents vouÿ trouverez : il y en a de durs, d’intraitables, d’opiuiêtres, de bizarres, de légers, de tristes, de gais, de maussades, de boudeurs, d'entètés, etc. Et c'est avec ces Caractères que vous serez obligée de vivre: vous ne pourrez les fuir, car vous les trouverez au. tour de vous; vous les trouverez chez vous, dars votre propre maison. Que de peines n’éprouverezvous donc point, si vous avez vous-même un caractère apiniâtre ; si vous ne savez jamais céder même à une personne qui a tort ; Si vous ne savez supporter les exigences, les emportements, les bizarreries et les caprices de ceux avec qui vous êtes forcée de vivre? Ce sont des gens sans éducation, ridicules, injustes, ignorants, ingrats, Peu importe, mon enfant, un bon caractère plie à tout, et ne s'irrite point contre les obstacles qu'il rencontre
sur sa route. [l sait qu’il y a des maladies de l'esprit et du cœur, comma 4 Y à 65 Malddios du Corps et qu'il doit compätir également aux unes et aux autres. Du reste, il ne faut qu’aimer la volonté
| de Dieu p.
injustices doute, mai en oublian qu'aux sie]
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| De la Discrétion. 457 | de Dieu pour souffrir en paix les déraisons et les injustices des hommes. Tout cela est pénible sans doute, mais ce qui est pénible s’adoucit peu à peu
0yez du reste, mon enfant, Notre-Seigneur pendant les trois dernières années de sa vie. Il vivait avec Sts apôtros, hommes rudes, grossiers, indisl'crets, eans éducation, parce qu'ils n'avaient point encore reçu le Saint-Esprit. Et Pourtant quelle bonté, quelle charité, quelle À ag Et Dieu ne Supporle-t-il pas encore vos éfauts, vos faiblessos, Yos imperfections et votre inconstance | Ah! comrain, vous dit saint Augustin que la mauvaise umeur ne peut que céder à l'humeur douce et tondescendanto.
Il faut donc, mon enfant, vous accoutumer aux différents caractères et les Supporter avoc douceur
Sulement en quelque chose, mais en tout. C'est-à-
L dire, il faut, suivant saint Paul, vous faire tout à
tous pour l'amour de Jésus-Christ, Mais il ne faut pas oublier que cet esprit de con-
céder quand il s’agit de faire un plaisir innocent, c'est prudence, c’est charité. Mais, quand il s’agit du devoir, céder serait un crime, et dans ce cas l’on no cède jamais mais on résiste avec douceur et bonté
reg seoanemm man" CHAPITRE XXII.