DU VICE IMPUR,-—-SES RAVAGES
Mon enfant, vcici que Satan a demandé à vous |
cribler comme on crible le froment. Prenez garde,
0 Dieu ! quel ravage ne fait point sur la terre cet }
ennemi juré de la jeune fille ! Que de robes blan-
Et quelle foule nombreuse marche à-:sa suite à l'ombre de cet étendard que l'enfer a arboré remplir ses abimes |
mable
thaieni morne :
nait vo meur, !
bie, ce ü6 trou ttquin Fos SŒL vous ne
476 Troisième Partie.
d’une fois, vous maudissez au fond de votre âme l'instant fatal où, cédant à la tentation, vous perdites avec l'innocence le repos de vos jeunes années. Ah! qu’il est triste, n’est-ce pas, mon enfant, de ne pouvoir plus considérer son cœur sans rougir et sans se troubler, et d'entendre jusque dans son sommeil les reproches d’une conscience inquiète et bouleversée ?
Mais, de même qu’un abime appelle un autre abime, de même un péché appelle un autre péché, et pousse à l’endurcissement et à l’impénitence finale.t Vous avez péché une première fois et vous vous êtes dit: je n’irai pas plus loin. Le démon vous l’a fait entendre et vous l’avez cru. Mais, hélas ! ce n’est là qu’une erreur, car une chute en ce point n’est pas ordinairement la dernière. D'abord vous ne vous étiez arrèté qu'avec peine à une pensée mauvaise, vous n’aviez qu’en tremblant violé la loi de Dieu; mais bientôt vous vous êles familiarisée avec le vice; ce qui vous paraissait si hideux, a perdu insensiblement de sa laideur et a fini par vous plaire. Votre passion, une première fois satisfaite, a demandé encore à l'être ; elle a été plus impérieuse à la troisième fois qu’à la seconde, et au bout äe quelques jours, les eaux bourbeuscs de ce cloaque infect ont inondé votre malheureux cœur. O triste passion, tu règnes maintenant en
souveraine sur ce cœur que Dieu avait créé pour |
lui, tu t'y enracines de plus en plus; et tu ne per-
mets plus à ta victime que des images, des pensées, | Tu viens la pour- à
et des conversations impures. a p suivre ‘1sque dans son sommeil, tu ne lui laisses plus pour ainsi dire un instant de repos jusqu à ce
pessn des nine Ahtniiit nan alla la Aannian aœorma da la HO LU GICS GOLIUID OI CLi0 10 UOLLLIUE Bormes me
vertu, vicié ses affections les plus intimes, éteint les lumières de la foi et poussé à l’endurcissement, ter: rible punition du vice impur !
‘“ Car ; “ seront “ ces vic
Vous v priez plu communi
enfant ? à quoi cett fraicheur faiblissen:
ravages, crimes : I
tombe. O épouvanta dique. ‘1 “ Esprit, “fane le “Ne vous “passions “royaume “ leste, s’é “s’abandc Chassée dr blanches 1 Vous irez d rez dans l'étang de:
des tourme Juissances “ Votre pa “brûlant d “tion, les i:
“ seront pél
“ länie et d
épouvantab seule
| nelle, rüle
ensé(
otre âme vous per- 8 jeunes , mon enœur sans e jusque onscience
un autre re péché, pénitence is et vous 8 démon
u, Mais, 1
chute en ère, D'a-
ine à une |
remblant vous êtes aissait si
deur et à |
première elle a été seconde, urbeuses heureux enant en
créé pour |
u ne per-
; pensées, |
la pourui laisses usqu’à Co
me do la
éteint les ment, ter-
[nelle,
Du Vice impur,ses ravages. 477
‘“ Car les os de l’impudique, dit le Saint-Esprit, “ seront corrompus par les vices de Sa jeunesse, et “ ces vices descendront avec Ini dans le tombeau.”
Vous voilà donc dans l'habitude du mal, vous ne priez plus, vous ne vous confessez plus, vous ne communiez plus. Où allez-vous, maintenant, mon enfant ? à la mort et à l'enfer, Oui à la mort. Pourquoi cette pâleur répandue sur votre figure ? La fraicheur de votre teint a disparu ; vos forces s’affaiblissent, Ah! c’est que la passion étend ses ravages, et épuise ce Corps, instrument de vos crimes : bientôt la mort vous Couchera dans:la tombe. Où allez-vous ! à l’enfer, car l’enfer est cet épouvantable châtiment que Dieu réserve à l’impudique. “ Vos membres sont les temples du Saint- “ Esprit, vous dit saint Paul > OY si quelqu'un pro- “fane le temple du Saint-Esprit, Dieu le punira. “ Ne vous y trompez point, ceux qui se livrent aux “passions d’ignominie ne possèderont jamais le “royaume de Dieu. Loin d'ici, loin de la cité cé-. ‘ este, s’écrie l'ange dans l’Apocalypse, ceux qui k s’abandonnent à leurs passio
des tourments sans fin les coupables et passa juissances que vous aurez goûtées sur la terre. “ Votre partage, vous dit saint Jean, sera le lac “brûlant de feu et de soufre. Là, vous dit l'Imita- à “tion, les impudiques et les amateurs de la volupté “ seront pénôtrés de toutes parts” d'üne Soie bia. “jänie et d’un soufre fétide. ”’ O mon enfant, quel épouvantable malheur ! Pour un seul regard, une &ule pensée, un seul désir, une seuie action crimi- Drüler éternellement au milieu des flammes