‹ Guide de la jeune fille [microforme]Chapitre 232 sur 254 · Troisième Partie · texte numérisé non relu

Troisième Partie

dre vent. Il n’est donc pas possible que l’esprit de piété fixe sa demeure dans un cœur livré au désir de paraître et de se montrer aux regards des hommes. Aussi, mon enfant, jetez un regard sur vos Compagnes et voyez si parmi celles qui aiment à se faire voir, il en’ est une seule qui soit vraiment

voulez pratiquer la vraie piété, ne cherchez point le grand jour, aimez {e recueillement de la maison paternelle, demeurez auprès de vos parents, vous occupant du soin des choses domestiques et des ouvrages de votre sexe. Vivez do manière à pouvoir dire à Dieu comme la jeune Sara : « Vous ‘“ savez, Seigneur, que c’est vers vous seul que mes ‘ yeux se sont toujours tournés, que je ne me suis

“ siècle, que je n’ai jamais pris part à leurs folies ‘ dissipantes. ” Faites comme la vierge Marie que saint Ambroise propossit comme un modèle parfait aux jeunes filles de Milan : ‘ Apprenez, par l’exemple de la Reine des vierges, leur disait-il, à ne pas demeurer sur les places publiques et à ne pas entretenir des conversations dans les rues. ” Prenez les délassements que votre santé réclame, mais . fuyez les lieux que fréquente la foule et où vous courriez le risque de voir trop de monde et d’en :- être vue.

Mais du reste que cherchez-vous dans ce désir de paraitre ? L’estime du monde? Ah! si vous entendiez les discours que tiennent de jeunes libertins sur la fille imprudente qui ne cherche qu’à se montrer et à attirer sur elle les regards, vous verriez que ce n’est point par ce moyen qu’on peut mériter l'estime du monde et vous frémiriez. Le jeune homme est toujours le même, il regardera, il flattera la jeune fille légère, et quand il l’aura quittée, il sourira de pitié et en fera auprès de ses camarades

pieuse. Vous n'en trouverez point. Donc si vous |

‘ jamais mêlée aux jeux folâtres des enfants du |

le sujet de santeries.

au jour dt ces lignes, Oh! mo ces publiq et lorsque faites qu’e ‘sonnes res encore que gards dut ignorée et vous serez

maman

Mon enf seul est es reur ; Car il filles qui s

. fensées ! e

cause d’un raillerie, A Jésus-Chris vant son P:

devant les de ses com avoir pour

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lui ; les lâcl maudit, ets

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Respect humain. 495

i Je sujet de ses quolibets et de ses honteuses plaisprit de D ontorics. Que de

à péchés ! Vous en rendrez compte u désir au jour du jugement, jeunes filles légères qui lisez es hom- ces lignes, sur vos Oh! mon enfant, fuyez les promenades et les plant à se ces publiques et tous ces lieux où la foule se presse; Riment et lorsque vous serez obligée d'y paraître, ne le A vous faites qu’en la compagnie de vos parents, de perpointie D Snnes respectables par leur âge ou leur retenue, et RAlEON encore que ce ne soit qu’en passant. Fuyez los re- F5, vous gards du monde, et aimez à être méconnue, à être et des ignorée et à n'être comptée pour rien sur la terre: ÿ PVO vous serez riche aux yeux de Dieu.

me suis

nts du | CHAPITRE XXXV.

8 folies à

rie que DETENTE

bal RESPECT HUMAIN.

ne pas Mon enfant, on croit facilement que l’homme pes en- seul est esclave du respect humain : c’est une er. À ol Teur ; Car il ÿ a une infinité de femmes et de jeunes

filles qui sont victimes de cette triste passion, In-

Ù VOUS À sensées ! elles font le mal et rougissent du bien à

et d’en

cause d’un qu’en dira-t-on, d’un sourire ou d'une i D rillerie. Malheur à elles, et cela de la part de lésir de Jésus-Christ qui, au jour du jugement, reniera deenten- D ant son Père céleste celui ou celle qui l’aura renié

bertins devant les hommes en rougissant de sa doctrine et

5 mon de ses commandements. Car Jésus-Christ ne veut Ve D voir pour disciples et pour enfants que des soldats mériter forts Gt COurageux, qui portent hauteur drapeau, 06 D et qui sachent combattre et mourir au besoin our lattera lui ; les ‘âches, il n’en veut pas, il les renie, il les 2e maudit, et sa malédiction est éternelle. Et pourtant

496 Troisième Partie.

ue de lâches parmi ceux et celles qui se disent catholiques, et dévoués au bien de la religion ! Que de lâches même parmi ces jeunes filles qui font profession ou ;iutôt qui semblent faire profession de piété ! Car l'enfant du respect humain n'a pas même l’ombre de la piété ; sa piété n’est qu’un fantôme qui la mènera.dans les flammes de l'éternité,

Voyez-vous cette jeune fille, c’est un jour d'abstinence, elle est assise à une table qui porte des mets défendus; on lui en offre, sa conscience lui dit de refuser, mais elle a peur, elle accepte, et,

our s’excuser, elle vous dira : je n'ai pas osé, âche; vous n'avez pas osé! vous n'êtes donc pas catholique ? Malheur à vous!

Voyez-vous cette autre, elle passe devan‘ une croix, ot elle a peur de donner un signe de vénération et d'amour à ce signe auguste de sa rédemption. Elle a peur. O lâche! O insensée !

Voyez cette jeune ouvrière, son travail n’est point terminé le samedi au moment où minuit sonne. Ses maîtres et ses clients lui disent qu'il faut travailler encore et finir l'ouvrage commencé. C’est dimanche, Dieu sera offensé, n'importe, elle a peur et la voilà qui se remet au travail malgré les cris de sa conscience. O folie!

Voyez cette jeune fille, elle est sage et pieuse, Dieu la favorise de ses grâces ct la pousse à une plus haute perfection ; elle sent le besoin d’avancer et de devenir meilleure; mais pour cela il faut qu’elle fréquente plus souvent les sacrements,; sa conscience le lui dit, son directeur le lui recommande; mais que va-t-on dire de moi, se dit-elle? Je vais passer pour une dévote ? Et à ce mot, elle a peur, la grâce est repoussée, les conseils ne sont pius écoutés, et elle vit comme par ie passé dans un état de tiédeur et d’indifférence qui donne des craintes pour son salut.

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mon enf n'a que Courage Mais q

| VOUS, que

| de Jésus

encore de doit-il êtr querait de plaire au prices ? M est l’enne:

Ah! ne n'est ni ct faire le bic

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| tez, S'il le !

Fins pts especl humain: 497

lisent ca- O respect humain ! que de ravages tu fais parmi on ! Que les enfants des hommes ! Que de jeunes filles defont pro- viennent les victimes de la tyrannie ! | 'ssion de O mon enfant! ayez point peur du respect hun'a pas Main, et ne dites jemais : je n’ose pas. Mais qu'est. l’un fan- ce que ce mot : je n'ose as ? Je n’ose Pas faire le ‘éternité, mal : je le comprends. Mais je n’ose Pas faire le Jur d’ab- bien, voilà ce que je ne puis comprendre, Quoi, Jorte des ‘Mon enfant, vous n’oseriez Pas faire le bien » Mais ‘ence lui est-ce donc Pour le mal que Dieu vous à créée ? Ré. cepte, et, pondez.

pas osé, Je n’ose pas. Et Pourquoi? Parce que le monde donc pas se rira de moi. Le croyez-vous ? c’est une erreur, mon enfant, car le monde se moque des lâches, et ran* une n’a que des louanges à donner à ceux qui ont le > vénéra- ceurage de leurs opinions.

rédemp- Mais quand bien même je monde se Moquerait de

est point de Jésus-Christ et Chaque ; nne, Ses encore de Dieu lui-même ravailler doit-il être au-dessus du m , diman- D querait de moi ! Vous êtes do sur et la plaire au monde | ris de Sa prices ? Mais ne Savez-vous donc

t pieuse, Ah! ne dites donc jamais : ; se à une DE n'est ni Chrétien ni Catholiq ’avancer D fire le bien où éviter le mal.

ayez jamais peur , il faut 1 d’une chose, du péché. Mai 1 Ï ents; Sa e

i recom- ]

dit-elle?

ot, elle a

ne sont À cont Qu'âpparentes, le monde Quelque méchant 386 ee qu'il paraisse, saura toujours vous rendre justice nne des

Jouer votre courage et respecter votre foi. Allez fans hésiter jamais, la moindre hésitation FE

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vous perdre. Enfant de Jésus-Christ, soyez fière du sans ra Maître que vous servez, soyez fidèle à son drapeau, envers et une couronne éternelle sera votre récompense à vole tor l'heure de votre mort, dort tr.

mériter À ae Eat DR GR HET AE EE SE ON LS ÉE sneus une fou CHAPITRE XXXVI. gr —— resse, d TIÉDEUR, Dour à quelle.

Mon enfant, connaissez-vous cette jeune personr: M tiédeur. qui ne se fait aucun scrupule de manquer à ce: | dre! Q exercices de piété ? Sa prière du matin se fait à ls D devriez hâte quand elle n’est pas oubliée, celle du soirres- Æ pour la semble à celle du matin, l’examen de conscience JR Sement ( est mis de côté, son chapelet se dit quelquefois, au ciel, mais il est souvent abrégé; sa lecture de piété est D des juge souvent négligée, et, quand elle se fait, c’est avec D votre je: apidité, sans réflexion. Aussi, demindez-lui ce % sonner € qu'elle a retenu ; elle vous répondra qu'eile l'a déjà BF de toutes oublié. On la voit le dimanche à la messe, à vépres Infort:

elquefois ; dans la semaine elle pourrait bien BR Dieu, ne ‘assister à la sainte messe, au chapelet du soir, elle À Va vous: ourrait faire sa visite au Saint-Sacrement, quelque. RW votre tiéd

ois son Chemin de Croix, mais non, elle prétend M Ahlm

| n'avoir pas le temps, et pourtant, elle a le temps de D poison le se promener dans les rues, de courir de maison en JR ressorts, maison, et de parler avec tout le monde, Elle a des D légèreté, défauts. Qui n’en a point en ce monde? Mais elle RS des remo

ne fait aucun effort pour s’en corriger, elle n'y à privéo de pense même pas. Elle pourrait s'approcher plus | dans une

souvent des sacrements, mais elle ne le fait pas, D l'attend a parce qu'elle n’en a pas l6 goût, parcé qu'elio serait Ab! m obligée de se surveiller un peu plus et de se mor- DE cet état si tifler, Toujours, prête à passer son temps aussi D Peur que. agréablement que possible et même à le Aépenser vous d’en

: fière du drapeau, mpense à

personns | uer à cer e fait à lu 1 Soir resonscience elquefois, > piété est c'est avec lez-lui ce À

le l'a déjà 5

, à vêpres rrait bien soir, elle £ , quelque- RE nnMend temps de naison en Elle a des Mais elle elle n'y cher pius à fait pas, elig serai à de se mor-

mps aussi dépenser

resse, de défauts dans cette i

cet état si dangereux pour le salut: et si peur que cette maladie ne Soit votre Partage, hâtezvous d’en sortir, ranimez votre foi, portez vos re-

Tiédeur.

sans raison, elle n’est Jamais prête pour s'acquitter envers Dieu de ses devoirs de Chrétienne, elle renvoie toujours; l'heure du sommeil arrivée, elle s’en. dort tranquille comme si Sa journée avait du Jui mériter le ciel ; elle a Pourtant sur sa conscience une foule de petites fautes ; Mais elle n’y fait pas attention car elle les commet sans scrupule, ourquoi, mon enfant, tant de négligence, de pa-

jeune personne veus reconnaissez peut-être

tiédeur. Pauvre jeune fille | A vous êtes à plaindre! Quoi! à l’âge où vous

tes; à l’âge où vous devriez être toute de feu pour le service de Dieu,

pour la precdon de votre âme, et pour l’embellissement de cette couronne que Dieu vous a promise au ciel, vous vous endormez sans aucune crainte des jugements de Dieu ? Vous ne voyez pas que votre jeunesse s’en va, que l'heure de la mort va sonner et qu'il vous faudra rendre compte à Dieu de toutes les respirations de la viel

Infortunée jeune fille, ne savez-vous pas que Dieu, ne pouvant Supporter la tiédeur de votre âme, Va vous rejeter de son sein, précisément à cause de votre tiédeur ?

Ah! mon enfant, craignez la tiédeur : comme un poison lent, elle s’insinue dans l'âme, en brise les ressorts, dégoûte de la vertu et familiarise avec la légèreté, la mondanité, le péché. Le péché donne des remords mais la tiédeur les privée de la vivacité de l'amour dans une léthargique tranquillité, attend au réveil,

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AR! mon enfant, Prenez garde de tomber dans Vous avez

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gards vers le ciel, humiliez-vous et priez. Dien pourra vous rappeler encore à cette vie d'amour et de foi qui est la vie de ceux qui doivent posséder un jour son éternité.

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