ÉCOUTER LE BON DIEU
Ecoutez ou lisez quelques-unes de ces Pensées fortes, sérieuses, pleines de choses, renfermant loule une suile de conclusions pratiques, telles que vous en trouvez dans les chapitres V et VI de l'Evangile selon S. Matthiou, dans l’Imitalion «'e J-C., dans le Pensez-y bien et ces autres livres qui vous rappellent vos devoirs de chrétienne. C’est Dieu qui vous fait entendre sa parole. Ecoutez-la avec respect. — Arrélez-vous de temps en temps et laissez-vous aller àl’impression qu’elle produira dans votre âme.
Vous éprouverez quelquefois, après quelquesunes de ces paroles, de l'affection pour le bon Dieu, pour la Sainie Vierge,pour la verlu, d'autrefois, le besoin de remercier, de promeltre plus de fidélilé, plus d'amour pour votre devoir,— tantôt un sentiment d'aversion pour le péché, — tantôt un remords de conscience, el, comme malgré vous, un acle de contrition s’échappera de vos lèvres. Ces impressions viennent toutes du bon Dieu... c’est lui qui vous les donne.
. Il n’est pas nécessaire de se rendre compte de ces impressions : elles sont dans l’âme, elles la remplissent, l'entourent pour ainsi dire comme l’encens entoure l'autel. Il suffit de rester sous leur influence même un peu vague, mais peu de temps... Lisez bienlôl une aulre pensée.
Cette locture'nensée nar nensée est presque pour
tout le monde le genre de méditation le plus utile; C'est celui qui éloigne le plus les distractions ;
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Servez-vous donc Pour votre Méditation plutôt
un livre de doctrine que d’un livre affeclueux :
ces derniers ont leur Valeur, même leur Opportunité,
| mais ÿs parlent trop. Laissez à cette heure parler le bon Dieu.
0yez si des pensées comme celles-ci ne feront
PS naître dans votre âme de sérieuses réflexions
et ne vous porteront Pas à prendre des résolutions
pratiques :
* O mon enfant, as-tu jamais trouvé dans les créatures un plaisir qui ait pleinement satisfait ton cœur ?
Leur affection
S-tu jamais, auprès aucune d'elle lité que tu désirais, le bonheur arden
aque jour.
SsSaye, mon enfant, de m'être
| L fidèle pendant une SC= Maine Seulement... et tu Verraa
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* SE gaie est l'âme qui, pensant qu’un seul péché mortel
42 Deuxième Partie. Éweréices Spiriluels.
mettre, et si elle l’a commis, pourrait demeurer un seul instant dans ce triste état où la main de Dieu peut