LA CONFESSION
UTILITÉ Dg LA CONFESSION FRÉQUENTE.
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DÉFAUTS ORDINAIRES QUI EMPÊCHENT LES BONNES or CONFESSIONS.
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210 Deuvième Partie. Exercices Sptritues.
de contrition, trouve fatiguantes les interrogations du confesseur, trouve longue sa morale; fait sa pénitence avec précipitation, l’omet bien souvent, et se contente de dire à la prochaine confession qu’elle l’a oubliée; qui enfin ne parle que pour en rire, de ce sacrement si grave et si sérieux.
L'habitude qui ne voit dans la confession qu’un devoir comme un autre, revenant tous les huit ou quinze jours, comme revient une classe de musique ou de politesse, et dont elle s’acquitte parce qu'il le faut, mais qu’elle oublie dès que sont repris les travaux ordinaires.
Le dégodl, qui éloigne de la confession, et la re. tarde le plus possible ; dégoût venant habituelle. ment de la pru‘anation de la grâce du sacrement, et qu’on attribue, pour se rassurer, à une antipathie irrésistible, à un ennui insurmontable.et à la monotonie d'une parole qui répète {oujours la même chose.
La honte enfin, qui excite à la répugnance et qui fail mentir. Ce n’est pas à un homme qu’on ment, ne l’oubliez pas :—C'est à Dieu... à Dieu qu'on ne trompe pas, à Dieu qui a tout vu, qui connait tout, mais qui vous demande un aveu pour vous humilier et vous éprouver.
Les raisonnements ne vous corrigeront pas de ces défauts ; il n’y a que deux moyens: {a prière et la peur du bon Dieu, qui tôt ou tard punit ceux qui
abusent de ses grâces, ceux surtout qui les pro }
fanent… QUELQUES RÉFLEXIONS AVANT LA CONFESSION, Vous êtes à genoux à l’église; près de vous esi
le confessionnal, et vous attendez le moment de à pénétrer dans ce mvstérienx sanctuaire dont l'en-1
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212 Deuxième Partie. Evercices Spirituels.
toutes au ciel, il ne me laissera pas, quelle que soit ma faiblesse ; il est ie pêre de mon âme, il me dira : mon enfant. Une enfant même coupable a-t-elle peur quand elle sait qu’on l’aime ?
Miséricorde de la part de Jésus-Christ qui me dit à moi toute seule. ce qu'il a dit à tous: Viens à moi, L:° qui est malade, coupable, méchanie, mais qui es r venlanle, je le quérirai, je le pardonnerai, de J.-C. qui inspirera lui-même son prêtre et me dira par sa bouche : Allez en pair. Les enfants qui se portaient autrefois sur son passage, avaient les mêmes défauts que moi, et cependant il les aimait, ils les pressait contre son cœur, il les bénissait.. Oh ! pourquoi voudrais-je me défier de sa bonté?
Miséricorde de la part de ma conscience qui pour moi, après l’aveu de mes fautes, va devenir l’ami le plus tendre, le plus consolant. et qui, au lieu des remords dont elle me tourmente, va sur toute ina vie répandre le bonheur et la joie.