‹ Guide de la section de l'Etat indépendant du Congo à l'Exposition de Bruxelles-Tervueren en 1897Chapitre 119 sur 184 · LE JUTE · texte numérisé non relu

LE JUTE

Ce textile bien connu, le a jute », Cor chorus olitorius^ « chanvre de Bengale », de la famille des Tiliacées, originaire des Indes orientales ou de l'Afrique tropicale, est cultivé et naturalisé dans les régions tropicales du monde entier; l'industrie principale de Chandernagor est la fabrication de la fibre de jute. C'est une plante annuelle dont les feuilles peuvent être mangées en légume sous le nom de « corète » comme celles du Corchorus tridens, épinard de l'Angola.

En 1889, des semences de cette plante furent envoyées au Congo par les soins du gouvernement et un échantillon, provenant de la colonie, fut, par la suite, soumis à M. C.-C. Glass, de Dundee, qui évalua ce produit à 400 francs la tonne rendu à Dundee.

En quatre mois la plante peut être fauchée.

Pour préparer la fibre on procède par rouissage ; suivant la provenance, elle vaut de 12 a 21 livres la tonne et sert à faire des toiles,

— une partie de celles couvrant les murs de la section sont en jute,

— des articles de corderie, des tapis, des « velours de jute ». On le travaille beaucoup en Allemagne et en Ecosse. La Belgique consomme annuellement pour 5, 000,000 de francs de jute mis en œuvre à Hamme, à Thourout et encore ailleurs dans les Flandres et la province d'Anvers.

Le Corchorus acutangulus et le Corchorus tridens ont également des écorces textiles.

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