‹ Guide de la section de l'Etat indépendant du Congo à l'Exposition de Bruxelles-Tervueren en 1897Chapitre 52 sur 184 · LEGENDE · texte numérisé non relu

LEGENDE

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Coupe géologique du bassin du Congo, par X. Stainier.

Telles sont les roches, actuellement connues, qui forment la bordure montagneuse du bassin congolien. Cette bordure constitue les monts de Cristal; elle s'étend vers le nord à travers le Congo français, rentre dans l'Etat Indépendant par l'Ubangi en amont des premières chutes, forme tout le bassin montagneux du Mbomu, de rUelle, du haut Aruwimi, s'étend en une vaste région accidentée dans le Manyema, puis forme tout le soubassement du grand plateau du Katanga. De là, elle pénètre vers l'ouest dans l'Afrique portugaise pour venir rejoindre les monts de Cristal à travers le Bihe et le Benguela. Comme on le voit, il y a ainsi tout autour du bassin actuel du Congo une véritable ceinture en relief formée de terrains anciens plissés et redressés.

Cette ceinture montagneuse se forma probablement à la fin des temps primaires et postérieurement, dans la grande cuvette ou lac qu'elle délimite, se déposèrent au sein des eaux les roches que nous allons étudier et qui sont très importantes par leur énorme extension dans la partie centrale du Congo. D'abord on vit se former des poudingues, des conglomérats, des grès et des schistes rouges qui recouvrirent d'une épaisse nappe de sédiments le fond de la cuvette

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ancienne. Ces roches rouges ensevelies sous des dépôts plus récents n'affleurent plus aujourd'hui que sous forme d'une zone assez étroite bordant intérieurement la ceinture montagneuse, mais non pas d'une façon continue par suite d'empiétements des dépôts subséquents.

Lon^emps après la formation de ces roches rouges, s'opéra le dépôt d'une dernière formation, celle de grés blancs friables passant au quartzite, à la pierre meulière, etc., et présentant des aspects variés qui leur ont valu le nom de grès polymorphes. Cette dernière formation tapisse tout le centre du bassin du Con^o et a une énorme extension superficielle, surtout vers le sud, où elle déborde et cache les roches rouges précédentes. En plus de la grande cuvette centrale de grés rouges et blancs, il en est encore une petite au nord de Borna qui semble n'être qu'une portion d'une autre grande cuvette lacustre ancienne, dont la plus grande partie serait aujourd'hui engloutie sous l'Atlantique. Enfin, si Ion e.vamine la carte, on voit que dans le Katanga des lambeau.\ de grès rouges ou blancs s'étendent jusque par dessus la ceinture montagneuse. II est fort probable que, de ce côté, la grande cuvette congolienne était en communication avec des cuvettes semblables qui s'étendent jusqu'au cap de Bonne-Espérance.

Tandis que les roches de la ceinture montagneuse sont plissées et redressées, au contraire les grès rouges et blancs, qui remplissent la cuvette du Congo, se font remarquer par l'horizontalité de leurs couches. C'est à peine si celles-ci présentent une faible inclinaison ■ vers le centre de cette cuvette.

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