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Col du Grand-Paradis

Depuis le châlet de Mont-Corvé, on monte par les pâturages en se tenant plutôt sur la droite jusqu'à la moraine latérale du glacier de Mont-Corvé; on suit cette moraine jusqu'à l'entrée de l'arête rocheuse qui supporte le glacier du Grand-Paradis; alors, pour éviter les dangers des pierres, qui pourraient tomber de cette paroi, on entre définitivement sur le glacier de Mont-Corvé qui est en pente légèrement inclinée, et l'on se dirige vers le col, qui se trouve placé aux pieds de la paroi du Grand-Paradis.

La montée sur le col est très-rapide, mais elle n'est pas longue.

Pour traverser la Bergschrunà, il faut quelquefois passer un peu à droite, puis aussitôt revenir à sa gauche par un éboulis pour atteindre le col, qui est fort bien dessiné, et au sommet duquel se trouve un petit lac fortpoétique.

La traversée du glacier de Mont-Corvé est très-facile, et offre un panorama magnifique. On se trouve dans un immense cirque de glaciers, et l'on a devant-soi les pics également tentateurs pour l'ascensionniste de la Trésenta, du Charfaron, du Mont-Corvé, de la Cocagna, énormes mamelons de glace éblouissants au soleil, et dont l'ascension a été faite par MM. Barale et le Docteur Vallino en 1872. Ces ascensions exigent l'emploi continuel de la pique.

De fortes dépressions existent entre ees pics, et elles doivent former cols sur Cérésole et Noasca.

Du Col du Grand-Paradis on se dirige d'abord au levant sur le grand plateau du glacier, puis Ton tourne sur sa gauche pour effectuer la descente sur le vallon de Noaschetta. L'aspect des montagnes change tout-àfait, et l'on ne peut comprendre où ont disparu la Trésenta et le Charfaron. La descente par le glacier du Gouil ouest exige la précaution de la corde à cause des crevasses masquées; la moraine est pénible. Au bout se trouve un tracé de route de chasse, que l'on suit par des plateaux, lits

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