COURSES. PROMENADES, EXCURSIONS
L'ancienne famille portant le nom de Mont-Jovet fut dépossédée de ce fief à cause de ses exactions et de ses habitudes de rançonner les passants. Sur les tertres et les mamelons aux environs du château, on aperçoit d'autres remparts et d'autres ruines , œuvres avancés de l'ancien système de défense de la vallée.
6° Âniay et Col de Joux (3 heures).
On quitte la route nationale à Vagnod ou Bagnod pour suivre le chemin de la Fontaine de St-Vincent et de là on continue par la route qui passe à Moron où l'on visitera la vieille église que l'on dit être la plus ancienne des environs ; on devait s'y rendre de toute la vallée de Yaltournanche et d'Àyas et de Brusson. Il est à regretter que l'on ne possède pas des titres authentiques pour appuyer ces tradition?.
La route continue à monter sous l'ombrage d'énormes châtaigniers et de grands noyers pour atteindre la rude et roide montée de Banquin au sommet de laquelle la route se dirige à droite par une pente plus douce pour atteindre Amay, village à 1490 mètres d'élévation. On y jouit d'une belle vue sur la vallée d'Àoste. Au sortir d'Amay, la route continue à monter par les champs, puis par les prairies jusqu'au col à l'entrée de la forêt. La vue du col est magnifique ; la forêt est touffue, mais une plaine de beau gazon invite à se reposer. Du col, on peut en une heure se rendre à Brusson, en descendant par la forêt, ou à Ayas en deux heures, en prenant la route à gauche qui s'engage presque horizontalement au milieu de la forêt et va se réunir à Pracharbon à la route de Brusson à Ayas. De Brusson on se rend à Gressoney par le col Ranzola en o heures.
On peut aussi faire en une heure depuis le col l'ascension facile de la Tête de Comagne, d'où la vue est magnifique soit sur la vallée centrale d'Aoste soit sur le versant est, sur la vallée d'Àyas et les montagnes de Gressoney.
7° A Éinarèse et au trou de la glace (2 % heures).
Depuis St-Vincent on redescend par la route nationale jusqu'à une petite chapelle ronde qui se trouve au midi de la route.. Alors on prend le chemin qui se détache à gauche, on traverse le village de Sillian, puis une petite plaine qui conduit au sommet de champs de vignes; de là on monte par la route
à gauche en s'élevant au milieu de châtaigneraies, jusqu'au ruisseau qui vient de Challant ; alors la route s'élève par une montée plus rapide au village d'Émarèse (972 m.?) puis à l'église (1047 m.), d'où l'on a une vue admirable. Il faut demander la clé au curé pour aller visiter le trou de la glace. On monte à Érésa (1170 m.) d'où en s'élevant par les champs, puis par le clapey on arrive à la borna ou trou de la glace (1310 m.). C'est une fissure dans la montagne où la glace se conserve tout Tété, dans un trou très-profond aboutissant ou ne sait où et produisant un fort courant. Avec 32 degrés de chaleur externe en 1871, la température de la grotte était de 0,5 centigrades. Le trou fut mesuré alors à une profondeur de 29,73 mètres sans qu'on fut assuré que la pierre attachée au bout d'une ficelle eut atteint le fond. Ou peut par Chassan (1338 m.) arriver à Sommarésa (1535 m.) d'où, suivant le lit d'un ancien ruisseau, on se rend au col de Joux, en jouissant tout le long du trajet d'un panorama splendide.
8° Ascension de la pointe de Barbeston (2480 m.).
Il faut employer quatre heures pour cette ascension. — La pointe de Barbeston a servi de point de triangulation.
De Châtillon on se dirige au midi pour aller traverser la Doire sur le pont d'Ussel, puis l'on suit la route d'Ussel jusqu'auprès du village qu'on laisse à gauche pour continuer la montée jusqu'à Belle Combe. De là , l'ascension continue par la forêt, puis par les pâturages de Pra Garin et de Crête Tzardon, et enfin par les clapeys et les rochers. Du sommet de Barbeston, d'où la vue est très-belle, on aperçoit plusieurs cols faisant communiquer les différents vallons de Mont-Jovet, de Champ-de-praz et de Châtillon ; on peut surtout se faire une idée un peu précise du nœud de montagnes qui se trouve sur les sommités de Champde-praz.